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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 01:39

 

 

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(MISNA) 28 Septembre, 2011 - 12:17

Un appel général aux gouvernements d’Afrique Centrale et de l’Ouest pour appuyer les priorités de la présidence française du G20, qui se réunira à Cannes début novembre : c’est ce qui émerge d’une réunion convoquée à Paris par le ministère des Finances français, la semaine dernière. A la réunion – qui s’inscrit dans un scénario de crise de l’UE causée par la croissance de la dette publique et une menace d’effondrement de l’euro – étaient présents des ministres et des gouverneurs des banques centrales de la zone du franc CFA, monnaie coloniale arrimée à l’euro et utilisée dans 15 pays africains.

« La question n’est pas d’évaluer le fonds des décisions prises lors de cette réunion, mais de dénoncer, à 50 ans de l’indépendance de l’Afrique, la persistance d’un système monétaire, le franc CFA, qui lie 15 pays du continent à l’ex-puissance coloniale française. Huit nations de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), six de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et les Comores ne sont pas des « pays souverains» en matière de politique monétaire et de gestion de budget » dit à la MISNA Thomas Borrel, secrétaire national de l’association « Survie», engagée à dénoncer les mécanismes restrictifs et le réseau de relations souvent illégal entre la France et ses anciennes colonies, un système appelé « Françafrique ».

Ces dernières semaines, certaines révélations ont provoqué de vives controverses : l’avocat Robert Bourgi a confirmé le versement de présumés pots de vin par des politiques africains à de hautes personnalités de la scène politique française, y compris l’actuel président Nicolas Sarkozy, et l’existence de paradis fiscaux sur le continent. Sur le plan financier, la «Françafrique» ne se limite pas à ces deux aspects, mais inclus des mécanismes institutionnels jamais remis en question depuis plus de 50 ans.

Le premier mécanisme grâce auquel Paris maintient le contrôle direct des finances des ex-colonies est l’obligation pour les 15 pays du franc CFA de déposer la moitié de leurs propres réserves en devises étrangères sur un compte du Trésor public français. « Matériellement ces fonds sont gelés, sous prétexte qu’ils servent à assurer la stabilité du franc CFA. Ce sont des ressources dont les pays africains, cependant, ne peuvent pas disposer de façon souveraine », explique Borrel.

Deuxièmement, les statuts de la Banque centrale des états d’Afrique de l’Ouest (Bceao), de la Banque centrale des états d’Afrique centrale (Bceac) et la Banque centrale des Comores (Bcc) stabilisent que toutes les décisions importantes, en particulier celles concernant la parité franc CFA / euro, sont prises à la majorité absolue du conseil d’administration. « Mais dans les conseils siègent les administrateurs français qui représentent les intérêts directs de Paris et, de fait, ont un droit de veto qui permet de bloquer toute mesure non conforme aux priorités monétaires françaises », a déclaré Borrel à la MISNA, ajoutant qu’ « en un mot, cela signifie que les politiques monétaires de 15 nations africaines sont dessinées selon les intérêts de l’ex-colonisateur ». Il s’agit d’un «mariage forcé» dans lequel la partie la plus faible, les africains, « n’ont pas la moindre possibilité d’émancipation ».

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Centrafrique-Presse.com - dans Economie