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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 00:44

 

 

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(Easybourse.com le 25 Janvier 2012) A en croire le journal Le Monde, l'affaire UraMin serait en passe de prendre un nouveau tour, peu favorable à l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon.

Les détails de l'affaire UraMin dans laquelle l'ancienne dirigeante d'Arevaest accusée d'avoir payé trop cher (pour 1,8 milliard d'euros en 2007) l'acquisition de la société minière canadienne UraMin, serait sur le point de tourner au désavantage d'Anne Lauvergeon.

Comme le révèle le journal Le Monde, le directoire du groupe n'aurait pas voté "formellement" l'acquisition d'UraMin. Il est également reproché à l'ancienne patronne d'Areva de ne pas avoir tenu suffisamment compte d'une contre-expertise remettant en question la réalité des ressources en uranium détenues par la société canadienne en Namibie, en Afrique du Sud et en République centrafricaine.

Interrogé par la mission d'information sur UraMin, créée par la commission des finances de l'Assemblée nationale et présidée par Marc Goua (PS, Maine-et-Loire), l'actuel PDG d'Areva, Luc Oursel, aurait précisé que cette contre-expertise doutait sérieusement que les 60 000 tonnes d'uranium promises soient réelles.

Une information qui n'aurait pas été donnée à l'Agence des participations de l'Etat (APE), qui autorise au nom de l'Etat Français de telles opérations.

Or contrairement aux allégations d'Areva à l'époque des faits, qui indiquait que "les experts confirment que l'exploitation de ces gisements ne soulève pas de difficultés techniques particulières", la réalité fut tout autre.

Au total, après une provision de 426 millions d'euros passée en 2010, la direction d'Areva a révélé en décembre dernier que la dépréciation d'UraMin atteignait 1,46 milliard d'euros.

Dans un communiqué diffusé il y a peu, Areva souligne que l'audition par la Commission des finances "se tenait à huis-clos" et qu'elle ne peut faire l'objet de commentaires, "par définition". "Nous respectons cette règle et les propos de ceux qui l'enfreignent n'engagent qu'eux-mêmes", ajoute le groupe, qui dément cependant les propos rapportés par l'AFP.

Uramin : la version d’Anne Lauvergeon affaiblie par une contre-expertise

PARIS AFP / 25 janvier 2012 17h33 - La version des faits d'Anne Lauvergeon dans l'affaire Uramin a été mise en cause mercredi par des révélations selon lesquelles Areva avait eu connaissance de risques sur les perspectives de cette société avant de l'acquérir, et les aurait délibérément cachés à l'Etat.

Une source proche du dossier, qui a requis l'anonymat, a confié à l'AFP que le président d'Areva Luc Oursel, qui a succédé l'été dernier à Mme Lauvergeon, avait déclaré mardi à des députés, lors d'une audition à huis clos, qu'une contre-expertise menée avant le rachat de la société Uramin avait soulevé des risques quant au potentiel réel de ses gisements.

Cette contre-expertise technique a révélé un certain nombre de risques très explicites sur les trois gisements d'Uramin, en l'occurrence leur teneur en radioactivité et les quantités d'uranium disponibles, mais un certain nombre d'éléments de risques ont été supprimés dans la version qui a été transmise à l'APE, l'Agence des participations de l'Etat, a expliqué cette source.

Dans un communiqué, Areva a démenti les propos rapportés par l'AFP. Par définition, les auditions à huis clos ne font pas l'objet de commentaire. Nous respectons cette règle et les propos de ceux qui l'enfreignent n'engagent qu'eux-mêmes, a ajouté le groupe.

-scandale-

La source proche du dossier a également confié que M. Oursel avait démenti devant les députés que le directoire d'Areva ait voté formellement pour approuver l'acquisition d'Uramin, contrairement à ce que défend Anne Lauvergeon.

Le directoire a bien été informé sur le dossier Uramin à deux occasions, dont l'une s'est déroulée quelques jours après le lancement de l'OPA d'Areva sur la société minière, mais sans voter sur cette opération, a rapporté cette source.

Sollicitée par l'AFP, Mme Lauvergeon n'a pas réagi dans l'immédiat à ces informations.
Uramin, société canadienne possédant des gisements d'uranium en Afrique, est à l'origine d'un scandale qui secoue le groupe nucléaire public. Elle avait été acquise en 2007 par Areva, alors dirigé par Anne Lauvergeon, pour près de deux milliard d'euros. Mais après le départ de sa patronne, Areva a divisé par cinq la valeur comptable d'Uramin, en raison d'une révision à la baisse de son potentiel et d'un effondrement des cours de l'uranium.

Fin 2011, Anne Lauvergeon a déposé plainte pour des faits d'espionnage sur elle et son mari, liés à l'acquisition de cette société.

Les révélations de mercredi contredisent sa ligne de défense : elle a assuré à de multiples reprises que cette acquisition s'était faite en toute transparence, dans le respect des règles de bonne gouvernance et sous le controle de l'APE, et que le prix payé par Areva était justifié par les cours à l'époque très élevés de l'uranium.

Un comité interne a récemment été mis en place par Areva pour vérifier dans quelles conditions Uramin a été acquise et exploitée. Ses conclusions sont attendues fin février, et l'Etat, actionnaire d'Areva à hauteur de 87%, a également diligenté une enquête.

Mme Lauvergeon est par ailleurs engagée dans un bras de fer judiciaire avec Areva pour obtenir le paiement de ses indemnités de départ, que le groupe a suspendu en attendant les conclusions de son audit interne.

AREVA

(©)

 

Uramin : Lauvergeon dément qu'Areva ait dissimulé des éléments à l'Etat

le 25/01/2012 à 20:13, mis à jour à 21:15

PARIS - Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva, a démenti mercredi que le groupe nucléaire ait caché à l'Etat une contre-expertise négative sur la société Uramin avant son acquisition, récusant des propos prêtés à son successeur Luc Oursel par une source proche du dossier.

"Le directoire, sous ma présidence, a tenu compte de tous les éléments qui lui ont été soumis et il n'a jamais été dissimulé quelque document que ce soit et en particulier une +mystérieuse+ contre-expertise technique", a assuré Mme Lauvergeon dans une déclaration transmise à l'AFP.

Une source proche du dossier avait auparavant confié à l'AFP que M. Oursel, auditionné à huis clos mardi par des députés, avait fait état d'une contre-expertise soulevant des "risques" sur la qualité des gisements d'Uramin, dont l'Etat n'avait pas été informé avant le rachat de la société.

L'étude "a révélé un certain nombre de risques très explicites sur les trois gisements d'Uramin, en l'occurence leur teneur en radioactivité et les quantités d'uranium disponibles", a déclaré cette source, qui a requis l'anonymat.

Selon elle, Luc Oursel a expliqué aux députés que le groupe nucléaire avait transmis à l'Agence des participations de l'Etat (APE) une version "allégée" de cette contre-expertise, qui ne mentionnait pas la présence de ces risques.

Dans un communiqué, Areva avait le premier démenti les propos prêtés au successeur d'Anne Lauvergeon. "Par définition, les auditions à huis clos ne font pas l'objet de commentaire. Nous respectons cette règle et les propos de ceux qui l'enfreignent n'engagent qu'eux mêmes", a ajouté le groupe.

Toujours selon la source proche du dossier, Luc Oursel a également démenti devant les députés que le directoire d'Areva ait voté unanimement pour approuver l'acquisition d'Uramin, alors que Mme Lauvergeon a toujours assuré avoir agi avec son accord.

Unanimité ou pas' "Le directoire n'a pas formellement voté car il y avait consensus. Aucune objection n'a été formulée. Il y avait unanimité",a rétorqué "Atomic Anne" mercredi soir. "Deux réunions du directoire et au moins quatre comités exécutifs nucléaires ont été consacrés d'avril à juin 2007 à l'acquisition d'Uramin (...) M. Oursel était chaque fois présent", ajoute-t-elle.

De plus, selon Anne Lauvergeon, le conseil de surveillance d'Areva "a autorisé le directoire à procéder à l'acquisition d'Uramin" le 30 mai 2007, là encore en présence de Luc Oursel.

Enfin, l'ex-patronne d'Areva a souligné que le groupe avait évalué les ressources d'uranium d'Uramin à 60.000 tonnes avant de procéder à l'acquisition, soit un tiers de moins que les estimations émanant de la société, et que celles-ci s'élevaient aujourd'hui à 63.000 tonnes.

Uramin, société canadienne possédant des gisements d'uranium en Afrique, est à l'origine d'un scandale qui secoue Areva.

Elle avait été acquise en 2007 par Areva, alors dirigé par Mme Lauvergeon, pour près de deux milliard d'euros. Mais après l'éviction de sa patronne, Areva a divisé par cinq la valeur comptable d'UraMin.

En fin d'année, Anne Lauvergeon a déposé plainte pour des faits d'espionnage sur elle et son mari, liés à l'acquisition de cette société.

Depuis le début, elle assuré que l'acquisition s'est faite en toute transparence, dans le respect des règles de bonne gouvernance et avec l'accord de l'Etat, et que le prix payé par Areva était justifié par les cours à l'époque très élevés de l'uranium.

La semaine passée, Mme Lauvergeon, ancienne conseillère diplomatique de François Mitterrand, s'est également livrée à une violente charge pour dénoncer la "déstabilisation systématique" dont elle dit avoir été victime au "plus haut" de l'Etat pendant ses dernières années à la tête du groupe public.

Mme Lauvergeon est par ailleurs engagée dans un bras de fer judiciaire avec Areva pour obtenir le paiement de ses indemnités de départ, que le groupe a suspendu en attendant les conclusions d'un audit interne sur Uramin.

 

 

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