Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 02:32

 

 

 

 

Sonatu_0.jpg

 

Sonatu-bus.jpg

 

 

Enquête de CAP


 L’affaire SONATU aurait été montée de toute pièce par le premier ministre Faustin Touadéra instrumentalisé par Sylvain Ndoutingaï alors ministre d’Etat aux Finances pour écarter les deux ministres Michel Koyt et Abdallah Kadre de l’entourage de Bozizé parce que celui-ci faisait de plus en plus confiance à ces deux ministres qu’il avait mandatés, notamment Michel Koyt, pour finaliser les négociations avec les Indiens pour les prêts ayant permis le financement des 100 bus de la SONATU et la construction de l’usine de cimenterie de Nzila.

 

En mars 2010, une délégation composée notamment des ministres Koyt, Kadre, Kotayé s’était rendue à New-Dehli et a négocié, outre le premier prêt signé en 2008 par Emmanuel Bizot, un nouveau prêt de 30 milliards de F CFA (20 milliards de F CFA pour la réhabilitation de l’usine hydroélectrique de Boali 2 et 10 milliards de F CFA pour l’extraction du calcaire de Bobassa destiné à la cimenterie). Ce second prêt a été accordé en février 2012 et c’est lorsque la notification a été faite à la partie centrafricaine que comme par hasard, les ennuis de Michel Koyt ont commencé à Bangui.

 

D’après nos informations, selon toute vraisemblance, Bozizé aurait envisagé de de nommer Michel Koyt Premier Ministre pour remplacer à Faustin Touadéra et Abdallah Kadre ministre des Finances à la place de Ndoutingaï. Naturellement cette éventualité n’était point du goût de Touadéra et de Ndoutingaï. C’est ici que ce dernier fait entrer dans la danse son bras droit et complice ministre de la justice, l’ex-demi-dieu Firmin Findiro pour diaboliser Michel Koyt et Abdallah Kadre, les accusant sans rire, notamment d’avoir détourné  la bagatelle de 2,5 milliards de F CFA. Or c’est ce montant qui a servi à l’achat des 100 bus et à la construction d’un garage moderne au PK 18 route de Boali.

 

Les 2,5 milliards auraient été payés à la société indienne JAGUAR LTD chargée d’exécuter les deux marchés (bus et cimenterie). Si les 100 bus ont été vendus à 24 millions F CFA l’unité, cela fait un total de 2,4 milliards de F CFA et si on y ajoute la construction d’un garage d’entretien de ces bus pour une valeur de 100 millions de F CFA, le tout revient effectivement à la somme de 2,5 milliards de F CFA, remis en réalité par la partie indienne à la société JAGUAR  pour l’exécution du marché. Par conséquent on ne voit pas comment Koyt et Kadre auraient pu avoir accès à cet argent, ce qui rend totalement fantaisiste l’accusation de Findiro.

 

Lorsqu’il a fallu lancer les activités de la SONATU, aucun fonds n’ayant été prévu dans la convention signée entre la RCA et l’Inde ni avec la société JAGUAR, c’est le ministère des Finances qui a « avalisé » un prêt de 350 millions de F CFA auprès de la Banque Populaire Maroco-Centrafricaine pour le démarrage des activités de la SONATU. Les 350 millions étaient répartis de la manière suivante :

 

250 millions de F CFA (crédit remboursable sur 12 mois)

100 millions de F CFA en facilité de caisse

Les 250 millions de F CFA ont permis de payer :

 

-          Assurance

-          Fiches techniques

-          Cartes grises

-          Carburant

-          Ticket de transport

-          Mobilier

-          Véhicule double cabine

-          Paiement acompte sur intérêts sur emprunt dus aux Indiens  

 

En réalité la SONATU a démarré avec seulement 30 bus sur les 100 car elle n’avait pas assez d’argent pour mettre en circulation les 70 autres bus. C’est progressivement que le nombre de bus mis en circulation s’est accru pour atteindre 60 en 2011. L’exploitation commerciale des bus a bien fonctionné semble-t-il jusqu’en décembre 2010 mais en janvier 2011, Bozizé aurait brusquement demandé une révision à la baisse du prix des billets, élections de 2011 obligent. C’est ainsi que le prix du ticket de transport urbain est passé de 125 à 100 F CFA et celui du transport interurbain a chuté de 500 F CFA sur toutes les destinations.


Dès lors évidemment, les recettes ont dégringolé d’au moins 20% et la SONATU a commencé à avoir des difficultés de trésorerie. Les responsables ont tenté en vain d’obtenir de l’Etat soit une subvention pour l’exploitation soit une exonération d’impôts et taxes. Ils n’ont obtenu ni l’une ni l’autre, Ndoutingaï n’ayant rien voulu savoir, voir les raisons ci-dessus. C’est ainsi que la descente aux enfers de la SONATU a débuté jusqu’à l’arrestation ne mars 2012 des différents responsables dont les deux ministres, Michel Koyt pourtant très apprécié au départ lorsqu’il a pu négocier, conclure avec les Indiens et ramener plusieurs milliards de F CFA au pays dont Bozizé a profité à sa guise,  et Abdallah Kadre ainsi que le directeur financier Médard Gouaye qui eux, crient leur innocence, continuent toujours de croupir au camp de Roux et à la SRI en attendant leur procès. Findiro le complice et bras séculier de Ndoutingaï est lui actuellement en cavale.


Rédaction CAP   

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers