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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 02:03

 

 

 

ngombe-kette.jpg

 

                                 Jean Barkès Ngombé-Ketté

 

 

Centrafrique : affaire Barkes Gombe-Ketté : vivement la réaction de l’AIMF

Par Fleury Koursany - 26/07/2011 JdB

On continue d’attendre impatiemment la réaction du SG de l’Organisation Internationale de la Francophonie à propos de l’affaire du Maire sortant de la ville de Bangui

 

Le tout-Bangui s’en est appropriée puisque les accusations vont bon train au point que cette affaire de la municipalité de Bangui intéresse tout le monde. Le Maire sortant, Jean Barkès GombéKetté, «l’artificier» d’une certaine «coquetterie retrouvée» de la ville de Bangui aurait-il, du moment où il était encore le Président de la Délégation de la Ville de Bangui réellement «détourné» autant de fonds à lui remis par l’Association Internationale des Maires Francophones pour des réalisations dans sa ville? A-t-il été limogé par le Président de la République pour «détournements des fonds de l’AIMF», comme cela se dit à Bangui et sur alerte du Secrétaire générale de l’OIF, M. Abdou Diouf? Autant de questions qui se posent et avec elles de nombreuses interrogations qui demeurent sans réponses à ce jour.

L’intéressé Jean Barkès Gombeketté a déclaré sur les ondes nationales et les journaux de la place qu’il a démissionné de son poste après plus de sept années passées à la tête de la Municipalité de Bangui. Mais, «La Lettre du Continent» affirme bien le contraire et soutient que le Maire sortant de la ville de Bangui a été débarqué de son poste par le président de la République Centrafricaine sur plainte du Secrétaire général de la Francophonie à propos de la gestion jugée «peu orthodoxe» des fonds remis par l’AIMF à la Municipalité pour des travaux d’intérêts publics puisqu’à ce jour, l’AIMF n’est pas entrée en possession des papiers justificatifs des fonds alloués. Un autre son de cloche qui perturbe l’opinion publique nationale. Qui alors de Barkès Gombeketté et du journal en ligne «La Lettre du Continent» dit vrai? Question à suspense donc et dans le cas d’espèce, seule une déclaration de l’AIMF ou du Secrétaire générale de l’OIF peut valablement situer l’opinion publique sur cette désormais célèbre affaire de «détournements des fonds» au sein de la Municipalité de Bangui.

Auquel cas, son silence pourrait s’apparenter à une sorte de caution à la manœuvre ou encore mieux un soutien à une accusation fausse portée contre un compatriote. Car l’obligation de rendre compte n’est pas seulement un principe applicable pour les autres. Elle est aussi un principe cardinal de l’organisation de la francophonie qui milite activement pour une gestion transparente de la chose publique.

 

NDLR : Il n’appartient pas au SG de l’OIF de réagir au limogeage d’un coupable de détournement et de malversation qui dans un pays normal, devrait déjà être en train de passer ses nuits en prison. C’est précisément parce qu’il ne peut traiter avec le sieur Ngombé-Ketté que le SG de l’OIF s’est adressé directement à Bozizé qu’il a rencontré le 15 juin dernier à Paris au sujet entre autre du tristement célèbre Ngombé-Ketté et de ses agissements à la mairie de Bangui. Deux jours après cet entretien avec Bozizé, le SG de l’OIF a encore écrit une lettre qui est un véritable réquisitoire contre Ngombé-Ketté dans laquelle il disait à Bozizé qu’il fallait que les autorités centrafricaines aident l’OIF à les aider. Désormais, le sort et l’avenir ne dépendent pas du SG de l’OIF. Il appartient aux autorités centrafricaines de prendre leurs responsabilités jusqu’au bout en engageant des poursuites judiciaires contre Ngombé-Ketté mais comme sous l’ère Bozizé c’est l’impunité qui est la règle quelle que soit la gravité des délits et crimes dont certains dignitaires se rendent coupables, il ne faut peut-être pas se faire beaucoup d’illusion sur l’idée de voir un jour sieur Ngombé-Ketté à la barre.   

Ci-dessous, des extraits d’un courrier qu’un lecteur de CA.P a fait parvenir à la rédaction que nous publions pour édifier nos lecteurs sur le personnage de Ngombé-Ketté

 

Gestion calamiteuse de la Mairie de Bangui par M. Barkés

« A propos de Ngombé-Ketté, c'est une véritable commission d'enquête qui peut faire le tour de toutes ses malversations. Certains naïfs le jugent uniquement pour les petites réalisations insignifiantes qu’il a faites dans la ville pour amadouer les Centrafricains et les endormir afin de s’en mettre plein les poches par la suite. C’est pourquoi certains se mettent à chanter à sa gloire mais c'est une minorité.

Au mépris de la réglementation en matière de passation des marchés, Ngombé-Ketté a choisi de confier les travaux à l’une de ses relations, un certain MOKALO, propriétaire d’une soi-disant entreprise de BTP… Bref, une entreprise qui ne semble pas avoir pignon sur rue à Bangui.

Il fait décaisser l’avance de démarrage à son pote, en dehors des relevés sur le terrain et quelques piquets placés ici et là pour tromper la vigilance, plus rien ne se passe…   Après quelques semaines un certificat de « service fait » est présenté, et le solde est versé à l’entreprise et le tour est joué. Il s’agit en fait du financement octroyé par l’AIMF à la mairie de Bangui pour la construction d’une annexe affectée aux services de l’Etat Civil. Ce financement était de l’ordre de 35 Millions de F CFA.

Il ne pourra pas dire qu’il s’est fait rouler dans la farine par cette entreprise puisqu’en tant qu’ordonnateur des dépenses de la Mairie, il avait pour responsabilité de faire contrôler l’avancement desdits travaux avant d’accepter d’en payer le solde. De là, l’inobservation de ses responsabilités le met ipso facto en position de complicité d’abus de confiance.

Autre point chaud pour sa gestion : l’utilisation des fonds qui lui sont versés chaque vendredi par le Trésor public à titre d’appui à la municipalité. Au début cet appui était de 10 millions de F CFA ; par la suite il a été réduit à 7 500 000 de F CFA qui lui étaient reversés directement et dont aucune trace ne figure en comptabilité. Il s’en servait comme fonds spéciaux sans en justifier la destination ; sur 1 an  à coup de 7 500 000 de F CFA chaque vendredi, le bandit se tapait 30 millions de F CFA par mois soit 360 millions par an.

On voit qu’il devient intéressant de rester Maire de Bangui pendant 8 ans, et en profiter pour se bâtir au moins 1 villa par an !…

Autre point chaud sur la gestion abracadabrantesque de Jean Barkès : la cession du bâtiment de la cité Verret à l’école turque pour la construction de leur université. Là encore, la magie des chiffres nous en colle une bien bonne ! Il semble que la transaction ait été faite pour 100 millions de F CFA, de quoi en tomber sur le cul d’autant que le plus cancre des novices sait que l’immeuble en pèse au moins 400. Il se dit qu’il aurait pris sous le manteau 300 millions de F CFA… Pas de preuve mais...cela se raconte… !

Il semble aussi que Barkès avait fait commander plusieurs machines agricoles par la Mairie et que celles-ci se trouveraient dans sa ferme.... Il s'en sert pour écraser le « gozo » (manioc) qu'il nous revend, l'enfoiré ! Même son personnel était payé par la Mairie. Il a actuellement le monopole de la vente du manioc à Bangui. Aux dernières nouvelles il lui serait interdit de quitter le territoire.

Cela est bien vrai que Barkès a racheté des vieilles maisons appartenant à l’ambassade de France; il les loue effectivement pour 2 briques par mois. Il s'est même fait construire une maison avec les subventions qu'il recevait ».

 

 

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