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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 01:39


bonne-annee

Bozizé en Chine  027082009155005000000MASSI.jpg

 

La surdité et le mutisme des autorités de Bangui au sujet de Charles Massi sont de plus en plus insupportables. Il s’agit du sort d’un homme dont les proches, ont été contraints à leur corps défendant d’annoncer la mort faute de preuves récentes de vie ou d’informations pouvant attester qu’il est toujours vivant. L’expulsion brutale, arbitraire et illégale de Mme Massi du territoire centrafricain traduit mal l’embarras dans lequel Bozizé et sa clique ont été subitement plongés par la présence de cette dame qui était venue dans son pays pour tenter de tirer au clair la situation de son mari.  

Selon des informations crédibles que notre rédaction a recoupées et émanant d’une source militaire à Bangui qui a requis l’anonymat, Charles Massi aurait été bel et bien livré à la garde présidentielle de Bozizé en territoire centrafricain et transporté par voie terrestre et achevé en chemin par un certain lieutenant Abel Dénamganai, parent du général de police Joel Sinféi Moidomsé, chef de cabinet particulier de Bozizé. Le détachement chargé de le convoyer serait rentré sur Bossangoa puis Bossembélé.

Après le lieutenant Dogo, Yango Kapita, le capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua », le lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma, voici le lieutenant Abel Dénamganai qui fait son entrée dans le club des tristement célèbres tueurs et bras armés que Bozizé utilise pour commettre ses crimes et autres assassinats des Centrafricains. Les membres de ce club qui se considèrent comme étant au-dessus de la justice et des lois du pays, bénéficient d’une scandaleuse impunité et de la totale protection de leur commanditaire.

Combien d’assassinats de vaillants fils du pays sous ce régime Bozizé n’ont jamais été élucidés jusqu’à présent ! Le cas des commissaires Hervy Trépassé et Daniel Sama sont encore frais dans la mémoire des Centrafricains pour le confirmer. Leurs assassins courent toujours et continuent de narguer leurs familles meurtries.

Comme Bozizé en a annoncé la couleur dans son allocution du 31 décembre dernier en langue nationale sango, les soi-disant forces de défense et de sécurité (ndlr : entendre la garde présidentielle) qu’il n’a pas manqué de féliciter, vont être désormais impitoyables. Il y aura donc du sang et des larmes ! Que les Centrafricains se le tiennent pour dit.

  La Rédaction

 

La CPJP exige du Pouvoir de Bangui la preuve de vie du Colonel MASSI



 

Communiqué de presse N° 008/ CPJP /CS/P/01-10


Depuis l’arrestation du Colonel Charles MASSI, Président du Bureau Politique, la Convention des Patriotes pour la
Justice et la Paix (CPJP) a perdu tout contact et ses traces. Les efforts ont été déployés pour connaitre le lieu de sa détention afin que la Croix Rouge soit informée pour que les conventions internationales soient respectées. Il y a eu un mutisme inquiétant autour des circonstances de cette arrestation et du sort du Colonel Charles MASSI. Toutes les portes nous ont été fermées. Personne ne voulait donner des nouvelles de peur des représailles.
Nous étions convaincus que le Pouvoir de Bangui ne pourrait, en aucun cas, franchir l’étape irréversible de l’assassinat. Nous voulons toujours croire que le Colonel MASSI est en vie. Dans le cas contraire, les conséquences seront très graves.


La CPJP exige du Pouvoir de Bangui la preuve de vie du Colonel MASSI afin d’éviter tout embrasement inutile et qu’une enquête soit ouverte.

 
Nous invitons la communauté internationale à s’impliquer pour faire la lumière sur cette affaire regrettable et préoccupante.

 

Nous voulons des réponses claires de la part du Gouvernement centrafricain.

 

Nous demandons à la communauté internationale de prendre cette affaire au sérieux avant que la situation devienne incontrôlable et mine leurs efforts en République Centrafricaine. Il est incompréhensible que, depuis l’arrestation du Colonel, peu de voix se sont élevées pour dénoncer les dérives autoritaires et inhumaines du Pouvoir de Bangui.


Fait au Camp de la Liberté, le 17 janvier 2010


KARAMA Souleymane Nestor,


Président du Conseil Suprême



Assan M'bringa Togbo


 Cellule de Communication de la CPJP

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