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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 00:29

 

 

Feindiro

 

 

Chaque fois que le Procureur de la République Firmin Findiro publie des communiqués de presse pour réagir ou faire de prétendues mises au point sur certains sujets politico-judiciaires dont regorge l’actualité nationale, il fait indirectement la démonstration qu’il est un procureur en service commandé au profit d’une justice privée. C’est encore ce qu’il a fait vendredi dernier en réagissant par un communiqué de presse avec de lamentables élucubrations au document liminaire au point de presse tenu le 3 septembre dernier par le Collectif des Forces pour le Changement dont Me Nicolas Tiangaye est le porte-parole.

L’opposition politique regroupée au sein du CFC a réitéré son exigence du début de l’affaire, de voir mettre en place une commission d’enquête internationale pour faire la lumière sur les circonstances de disparition de l’ex ministre d’Etat, le colonel Charles Massi.

Le CFC répondait en fait à un précédent communiqué très cynique du même Findiro en date du 12 août dernier dans lequel il prétendait qu’il n’y avait pas d’élément nouveau dans l’affaire Massi « de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l’assassinat de M. Charles Massi dans les locaux du camp de Roux ou de la prison de Bossembélé » et de conclure qu’on était «  encore dans l’hypothèse d’une présomption d’absence dont la durée est de 10 ans à compter de la décision du tribunal dans le cas où la partie civile a engagé une procédure y relative. Pendant cette période, l’absent est présumé vivant ».

Dans son plus récent communiqué de presse en date du 10 septembre 2010, Findiro croit devoir préciser que les opposants n’avaient aucune base juridique pour écrit-il "exiger directement la mise en place d'une enquête internationale au détriment des institutions judiciaires nationales qui restent ouvertes à la disposition de tous les citoyens".

Faut-il rappeler à Feindiro que la disparition du colonel Charles Massi est une affaire criminelle aux motivations et connotations politiques évidentes. Aussi bien sa famille, tous ses amis, connaissances et proches, ainsi que tous les Centrafricains, veulent connaître exactement les conditions dans lesquelles il est porté disparu voilà bientôt un an. Pour Charles Massi qui fut leader d’un parti politique membre de l’opposition, le CFC n’a nullement besoin de la permission d’un procureur en service commandé totalement discrédité comme Feindiro pour exiger l’ouverture d’une enquête internationale.

Ce procureur ne se fait pas fort de rappeler à Bozizé les bases juridiques qui lui interdisent de faire une descente au parquet pour ordonner l’arrestation de citoyens faussement accusés d’être à l’origine de l’incendie du supermarché RAYAN que le même Findiro a fait déporter à Bossembélé et qui y croupissent jusqu’aujourd’hui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique