Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 22:44


Massi.jpg

Paris 15 mars 2010 (C.A.P) - A leur demande, les deux avocats de Mme Denise Neris, la dernière compagne de Charles Massi, Maître François Gibault, ancien avocat de Bokassa et avocat de l'Etat Libyen en France et Maître Jean-Charles Tchikaya, ancien avocat du terroriste Carlos aux côtés de Jacques Vergès et de Milosevic au TPIY, ont été reçus ce lundi 15 mars au Palais de l’Elysée par un proche collaborateur du président français Nicolas Sarkozy.

Ces deux ténors du barreau parisien qui se préparent à déposer plainte devant la Cour Pénale Internationale (CPI) pour « crime de guerre » du fait des « tortures et l'exécution extrajudiciaire » du colonel Charles Massi, entendaient faire le point de l’évolution de l’affaire avec la présidence française qui, dans la réponse qu’elle avait faite à Mme Denise Neris, laissait clairement entendre que non seulement « L'absence de réponse satisfaisante à ce jour (ndlr : de la part des autorités centrafricaines) ne peut que nous inciter à persévérer dans notre détermination à obtenir que toute la lumière soit faite sur cette affaire » mais que « Si l'éventualité (…) d'une exécution extra-judiciaire de M. Massi était confirmée, cela constituerait une violation grave des principes élémentaires de l'Etat de droit qui ne pourrait rester sans conséquence ».

On le voit, l’étau judiciaire se resserre progressivement autour du président centrafricain François Bozizé au sujet duquel un dossier a dû être déjà ouvert et même des investigations doivent être en cours à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour divers crimes de guerre et nombreuses violations de droits de l’homme perpétrés sous sa responsabilité en 2005, 2006 et 2007 notamment au Nord Ouest de la RCA dans la région de Paoua (préfecture de l’Ouham-Pendé) par le tristement célèbre capitaine Eugène Ngaikoisset de la garde présidentielle dit le « boucher de Paoua ».

On notera que la coïncidence de date entre l’annonce faite par Bozizé à Bangui de sa décision de se succéder à lui-même et l’audience accordée aux deux avocats de la famille Massi au Palais de l’Elysée ce même jour, 15 mars, n’est sans doute pas fortuite et donnera à réfléchir à quelques uns.  

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com - dans Dossiers