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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 00:48

 

 

 

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Bangui, le  12 Mars 2013 

                                            

Dossier: BINOUA Josué et M.P

              c/                                                 Monsieur le Directeur                   Médias + et SANDY                                        de publication de

Réf.: 1A/01-A01/019/2013                                       Centrafrique Presse (CAP)

 

Objet: Droit de réponse


 

Monsieur le Directeur,

 

J’ai  lu avec intérêt l’article  mis en ligne en date du samedi 9 mars 2013 et  intitulé « RCA-Médias: encore un journal menacé de fermeture et un journaliste menacé d’arrestation (MEDIA +).


Je me permets, outre le remerciement que je vous adresse pour la publicité personnelle et organique gratuite, de relever quelques points que j’estime tout aussi infondés   qu’exagérément développés.


Primo : Je ne suis pas la voix autorisée pour me prononcer sur la position de la Présidence de la République ni du gouvernement quant à ce qui concerne les actions de gouvernance et du respect de « l’éthique publique dans ce pays », du moins l’évaluation des prestations des acteurs politiques ou des hauts cadres de l’administration. 


Dois-je préciser, par ailleurs, que je partage les mêmes préoccupations de bonne gouvernance et d’éthique que vous, ainsi que normalement, tout citoyen centrafricain qui aime son pays. Et toute initiative allant dans le sens d’une reddition de compte de la part de ceux qui ont eu la responsabilité de gérer la res publica ne peut être que saluée.


Cependant, le tout noir politique mis de côté, j’agis dans le cadre d’un mandat précis et défends les intérêts d’un client, fut-il ministre et collaborateur d’un régime que vous abhorrez, mais qui est dans mon portefeuille professionnel depuis plus de sept ans. Et c’est à ce titre que je réponds à votre article.


Je précise par ailleurs que ma préférence est pour le combat de prétoire que je connais mieux que le combat de mots stériles et vénéneux via les colonnes des médias, non pas que j’en sois incapable. C’est une question de principe tant qu’une procédure est en cours. Alors, il faut éviter la débauche d’énergie et ménager son temps !


Secundo : sur le terrain judiciaire, il s’agira de rapporter la preuve de ce qui est allégué et non des élucubrations du genre « …cette affaire et bien d’autres du genre, qui ne cessent de défrayer la chronique car constamment relayées par plusieurs médias privés de la place… ». Et vu votre culture qui transpire, à n’en point douter, au fil des lignes, vous devez savoir que l’avocat ne plaide pas contre l’évidence. Ce qui voudrait dire qu’au combat de preuve contre preuve, il y a une issue. Et si l’issue devrait être fatale pour mon client, convaincu de détournements, de harcèlement moral ou je ne sais de quelle autre infraction vous lui collez, ce que je doute fort à ce stade et au regard des éléments du dossier, je changerai ma ligne de défense. Alors, trêve de distraction !


Tertio : je ne suis pas pour le tout politique ou l’utilisation à tort de la presse pour assouvir des pulsions politiques…


Ne trouvez-vous pas que c’est absurde d’accuser un homme qui, avant d’être ministre, a distribué plus d’une centaine d’ordinateurs en Centrafrique, des tricycles et ambulances aux hôpitaux, des véhicules et d’autres biens pour soulager tant que peut se faire, donc qui n’est pas un nécessiteux, de voler quelques ordinateurs et menus mobiliers?


Par ailleurs, si vous êtes sérieux, puisque vous relevez le manque de cette qualité chez les autres, vous devriez savoir que :


aucun magistrat ni avocat n’édicte des textes de lois. L’Ordonnance à laquelle vous faites allusion est venue à l’ordre juridique avant le code pénale et ont des champs d’action différents ;


la responsabilité pénale des personnes morales n'est pas un fait nouveau ni ignoré de notre législation ou de notre jurisprudence suprême, si vous convenez qu'elle est une source du droit.


ce n’est pas avec la condamnation à des dommages-intérêts de FCFA 5. 000.000 que mon client, à qui vous prêtez des intentions, pourra participer à une élection présidentielle que vous, en votre qualité d'homme d'Etat il y a peu, sait ce que cela coûte;


Le principe de la continuité de l’Etat veut que n’importe quelle personnalité appelée à apporter sa pierre à l’édifice le fasse. Au regard de l’instabilité ministérielle, je ne saurai dire avec exactitude combien de ministres se sont succédé à ce département pour que vous trouviez une forme d’irritation, chez mon client, à l'évocation du nom, ou au vu, du journaliste de fait que vous défendez;


Monsieur SANDY n’a-t-il pas été élevé à la dignité de tous ceux qui profitent des largesses du pouvoir ? Comment anticiper sur son insolvabilité  si ce n'est un aveu de sa culpabilité et donc de sa condamnation? Surtout que c’est ce dernier qui a lui-même souhaité que la justice soit saisie. Alors de quoi avez-vous peur ?


La mobilisation corporatiste ne saurait effacer en rien le caractère délictueux d’un des leurs qui se met au travers de la loi. A travers des piliers comme vous, puisqu’ils font remonter systématiquement les informations que vous relayez, le respect de l’éthique, l’observation d’un minimum de comportements dignes doivent être largement partagés au lieu d’un appel à une levée de boucliers tous azimuts et à l’emporte-pièce.


Je ne pouvais terminer ce droit de réponse en omettant de vous faire noter que chaque  jour que Dieu fait, je prie pour que mon Pays qui n'est pas le plus mal loti trouve sa voie. Ce, dans tous les domaines. Cette pensée ou philosophie doit nous guider tous, à quelque niveau de responsabilité ou d’activités, pour que chacun ne nourrisse pas une méchanceté gratuite, ni aucune mauvaise foi sans commune mesure contre son compatriote, quand l’on sait que le destin de chacun est entre les mains du Dieu Très Haut, qui élève et qui abaisse qui il veut.


Comprendre le contraire équivaudrait à lutter contre des plans divins et nous tirerait vers le bas et toujours!


C’est dans cet esprit que si je devais me tromper, ce sera de bonne foi et non jamais avec l'intention de nuire!


L’intention qui  a mû mon client qui n’en veut pas outre mesure à la personne du Directeur de publication est de s’en prendre à ses actes placés en dehors de légalité et qui sont attentatoires à la dignité et à la vie privée d’autrui.

 

Bon vent à votre organe.


Votre bien dévoué.

 

 

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