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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 02:38

 

 

 

Adrien Poussou

 

Adrien POUSSOU

Directeur du Mensuel AFRIQUE NOUVELLE
Immeuble SKYLINE
22, Mail Pablo Picasso
44000 Nantes (France)
Tel. : +33 (0) 2 40 95 36 83 / Fax : +33 (0) 2 40 95 36 00
Mèl :
afriquenouvelle@netcourrier.com
SITE INTERNET : www.afriquenouvelle.fr

 

 

Mise au Point au sujet de la campagne d’intoxication qui me vise.

 

Ces derniers temps, des rumeurs aussi fausses, simplistes, haïssables, que méprisables, qui n’ont de réalité que la mythomanie de leur auteur au dessein malfaisant, circulent sur mon compte au sujet d’un supposé soutien que j’apporterais au président François Bozizé.   

 

Je saisis l’occasion qui m'est donnée par la dernière en date, envoyée par mail à un listing, née de l’esprit affabulateur d’un certain Godefroy-Luther Gondjé Djanayang, et ainsi esquissée : « Le compatriote Adrien POUSSOU est à Dakar pour recueillir des informations cruciales sur le Collectif Centrafricain. Nous vous informons d’être très prudent en face d'une telle personne venant en mission contre la cause que nous défendons tous, puisque nous savons déjà qu'il travaille pour le président BOZIZE. Merci de votre compréhension »*, pour faire la mise au point suivante :

 

Que, il n’y a pas si longtemps, alors que tout le monde était au garde-à-vous, nous étions seuls, Prosper N’DOUBA de Centrafrique-Presse et moi-même à pourfendre le régime du président François Bozizé jusqu’à ce que notre intégrité physique soit menacée et nos têtes mises à prix. D’ailleurs, à cause de cet engagement, je me suis fait virer de la chaîne de télévision panafricaine Africa 24 où je faisais un stage après avoir été victime d’une odieuse agression en plein Paris.   

 

Que, maintenant que le régime semble avoir des difficultés multiformes et montre quelques signes de faiblesses, certains personnages sans relief, amateur de l’autoglorification et qui ne connaissent que l’autocélébration, se sont finalement découverts une âme d’opposant dont le terrain de lutte demeure internet.  

 

Qu’il y a une différence de statut entre mon combat et celui de ceux-là qui se proclament de jour opposants au président Bozizé et qui à la nuit tombée, s’invitent, toute honte bue, au festin présidentiel, pathologiquement convaincus que seuls les arrangements politiciens de bas étage pourraient leurs donner à manger. 

 

Que, si par extraordinaire, je me décidais à rentrer à Bangui pour servir mon pays dans le domaine qui est le mien, celui de la presse et la communication, je n’aurais de compte à rendre à personne pas même à mes parents qui se sont pourtant sacrifiés pour me permettre d’avoir une bonne formation.

 

Parce que, c’est en conscience, sans contrainte, totalement libre, convaincu qu’être Centrafricain consiste à défendre une certaine idée de la vie, de la liberté, de la solidarité entre humains parce qu’ayant été à la fois témoin et victime d’un pouvoir exclusivement tribale, à l’origine de l’instauration dans notre pays d’une atmosphère sanglante et impitoyable ainsi qu’à la généralisation de pratiques inhumaines, en conséquence de quoi beaucoup de nos compatriotes eurent l’impression d’assister à une véritable apocalypse, ce qui a conduit à la rébellion et au coup d’État du 15 mars 2003,  que je m’étais engagé dans la lutte pour la défense des acquis démocratiques obtenus de hautes luttes et qui est pour le moins malmenés par le régime actuel. 

 

Que, tout en soutenant que l’opposition centrafricaine est mal organisée si ce n’est désorganisée à dessein, se rassemblant qu’autour des intérêts foireux, de sorte qu’elle est allée à la dernière présidentielle sans avoir signé au préalable un accord commun de gouvernement, je me suis décidé, pour des raisons strictement professionnelles, à m’éloigner des rivages de la politique centrafricaine.  

 

Que, ce n’est pas parce qu’en marge du sommet de la CÉMAC à Brazzaville,  le président Bozizé m’a fait l’honneur, en sa qualité de chef d’État, de m’accorder un entretien en tête-à-tête, suivi d’une interview exclusive au cours de laquelle toutes les questions essentielles ont été abordées, que je me suis transmué, inexorablement, en un apparatchik du KNK. Pour la simple et la bonne raison qu’en politique comme d’ailleurs dans d’autres domaines, même les ennemis sont tenus de se parler. À plus forte raison un journaliste et un président de la République.  

 

D’autant plus que je ne suis membre d’aucune chapelle politique et qu’un journaliste ne choisit pas ses interlocuteurs. Je n’ai été, ne le suis et ne serai probablement jamais, ni militant, encore moins sympathisant de quelque parti politique que ce soit. 

 

Que, le despote, le vrai,  n’est pas celui qui reçoit ses adversaires mêmes les plus virulents, c’est même de la grandeur d’esprit, mais plutôt ceux dont l’humilité n’est pas leur fort et dont l’effervescence leur tient lieu de raisonnement, qui ont tendance à se fabriquer ennemis et adversaires.

 

Que, le président Bozizé disposant des services de sureté et des moyens de l’État n’a nullement besoin de moi pour avoir des informations et que le « Collectif Touche pas à la Constitution » qui n’est en rien une organisation militaire, n’a pas à cacher ses « informations cruciales », pas plus que ses stratégies.

 

Que, j’étais effectivement à Dakar non pas pour espionner je ne sais qui comme certains l’ont grossièrement prétendu, mais plutôt à la demande et sur l’invitation des plus hautes autorités du Sénégal avec lesquelles j’ai eu des échanges des plus fructueux. 

  

Que, si aujourd’hui, aucune âme sensée ne saurait ignorer la situation préoccupante de la République Centrafricaine, il n’en demeure pas moins vrai que la sérénité et la réflexion devaient guider toutes les actions des uns et des autres.

 

Que, face à cette campagne de dénigrement systématique et ce lynchage savamment orchestrés, je suis prêt à livrer bataille, à faire une « guerre » tout aussi totale, impitoyable et qui servira de leçon à ces incapables dont la seule détermination est de nuire à ceux qui refusent d’être dans combine de mauvais aloi.

 

Parce que je place l’Honneur et la réputation au dessus de tout !

 

 

Fait à Nantes, le 26 novembre 2012   

 

 

Adrien POUSSOU

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