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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 00:33


Kolingba A

 

15/02/2010 09:51:27 | Jeune Afrique | Par : Tshitenge Lubabu M.K.


L’ancien président de la République centrafricaine est décédé le 7 février, à 73 ans.

Les partisans du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) étaient convaincus qu’il serait leur candidat à la prochaine présidentielle, prévue cette année. Mais le sort en a décidé autrement: André Kolingba a été emporté par un cancer de la prostate, le 7 février à Paris.

Né à Bangui en 1936, il fut avant tout un militaire. Entré dans l’armée française en 1954, il est formé à Brazzaville (Congo) puis, en France, à l’École des officiers d’active de Fréjus et à celle d’application des transmissions de Montargis. Est-ce son niveau de formation qui inquiète l’empereur Bokassa Ier au point qu’il le nomme ambassadeur au Canada et en Allemagne de l’Ouest? Toujours est-il qu’à la chute de Bokassa, en 1979, son successeur, David Dacko, nomme Kolingba chef d’état-major des armées. Le 1er septembre 1981, le général chasse Dacko du pouvoir, même si d’aucuns affirment qu’il s’agissait d’une démission.

Kolingba n’a qu’une envie: redorer le blason d’un pays ubuesque. Mais il commence par confisquer les libertés, à peine restaurées. Comme ses prédécesseurs, il n’échappe pas à la tutelle de Paris, dont il semble être la nouvelle marionnette. Kolingba s’est en effet attaché les services d’un officier français, le colonel Mansion, arrivé à Bangui dans le cadre de la coopération. C’est lui qui, en 1982, le sauve lorsque François Bozizé, ministre de l’Information, et Ange-Félix Patassé tentent de prendre le pouvoir. Mansion, qualifié de proconsul, est, dit-on, le véritable maître du pays. Pour beaucoup de Centrafricains, c’est ce coup d’État raté qui a conduit le général à une vision tribale des institutions comme l’armée et l’administration.

En 1991, sous la pression de la rue, il accepte le multipartisme, qu’il avait interdit. Et c’est Patassé qui ­remporte la présidentielle de 1993. Arrivé quatrième, Kolingba s’incline. Mais en mai 2001 il est mêlé à une tentative de putsch contre Patassé. Exilé en Ouganda, il revient en Centrafrique en 2003 après avoir été amnistié par Bozizé. En 2005, il est troisième à la présidentielle. Ses compatriotes retiendront sans doute une chose d’André Kolingba: le courage d’avoir demandé pardon pour ses erreurs. 



Centrafrique : La rébellion du FDPC rend hommage à la mort de l’ex président André KOLINGBA

 Lundi 15 Février 2010

 

"La mort du Général d’Armée KOLINGBA est une grande perte pour notre pays qu’il a servi pacifiquement et pour son parti le RDC. C’est un homme charismatique ; il était l’artisan de la démocratie dans notre pays".

RCA - Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) a appris avec consternation la mort de l’ancien Président Centrafricain, le Général d’Armée André KOLINGBA.

La mort du Général d’Armée KOLINGBA est une grande perte pour notre pays qu’il a servi pacifiquement  et pour son parti le RDC. C’est un homme charismatique ; il était l’artisan de la démocratie dans notre pays.

 Au nom du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), nous adressons à sa famille éplorée et à son parti, notre fraternelle compassion et nos sincères condoléances les plus attristées.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique