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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 02:26

 

 

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ABIDJAN - AFP / 07 avril 2011 03h19 - La force française Licorne et des éléments armés défendant la résidence du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo ont échangé des tirs mercredi soir à Abidjan au cours de l'exfiltration réussie de l'ambassadeur du Japon, a annoncé l'ambassade de France dans un communiqué.

Cette opération est intervenue le jour où les forces d'Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale, ont échoué à prendre d'assaut la résidence - située à Cocody (nord), quartier des ambassades - où est retranché M. Gbagbo, qui refuse de se rendre.

Face aux "tirs nourris des forces pro-Gbagbo, situées dans et autour de la résidence présidentielle" et "notamment dirigés" vers la résidence de l'ambassadeur de France voisine, "avec des intrusions", la force française a effectué des "tirs de riposte par hélicoptère", selon le communiqué lu à l'AFP.

La force Licorne est "intervenue ce soir pour exfiltrer l'ambassadeur et ses collaborateurs de la résidence du Japon", sur les toits de laquelle "des miliciens pro-Gbagbo avaient installé des armes lourdes", "menaçant les ambassadeurs voisins et les populations civiles", indique l'ambassade.

L'ambassadeur japonais Yoshifumi Okamura et ses collaborateurs "sont désormais sains et saufs et en sécurité au camp (militaire français) de Port-Bouët", dans le sud d'Abidjan, ajoute-t-elle.

"A la requête des autorités japonaises, et en plein accord avec le président Ouattara, face à la menace imminente qui pesait sur la vie de l'ambassadeur du Japon en Côte d'Ivoire", "le secrétaire général des Nations unies a demandé à la France d'intervenir d'urgence afin de protéger les vies humaines", précise-t-elle.

Un responsable du cabinet militaire de M. Gbagbo a dénoncé un "projet d'assassinat de Gbagbo" après l'opération de mercredi soir. "On va y faire face", a-t-il promis.

"Il y avait des pick-up avec des mitrailleuses et des blindés qui appuyaient de l'infanterie dans l'enceinte de la résidence", a indiqué une source diplomatique, qui n'était pas en mesure de préciser quels armements avaient été atteints dans cette "vraie poudrière".

Un peu plus tôt, une source proche de l'opération avait indiqué que "des hélicoptères de Licorne, répondant à une demande de l'ONU, (avaient) ouvert le feu dans le secteur de la résidence pour permettre l'extraction de l'ambassadeur du Japon".

"Au moins un" blindé a été "neutralisé" par un tir de Licorne dans la caserne de la Garde républicaine voisine de la résidence de M. Gbagbo, avait-elle précisé.

Un habitant de la zone a fait état de près d'une dizaine de tirs des hélicoptères français.

L'ambassadeur du Japon a déclaré à l'AFP que sa résidence, située près de celles de M. Gbagbo et de l'ambassadeur de France, avait été attaquée mercredi matin par des "mercenaires", qui ont ensuite tiré roquettes et coups de canon depuis le bâtiment.

Quatre membres de son personnel local avaient "disparu", a-t-il précisé, tandis qu'un collaborateur du diplomate nippon a été "blessé" lors de l'attaque de ces hommes en armes, selon la source diplomatique.

(©)

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