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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 02:43

 

 

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Election ivoirienne : l’opposition se concerte, le camp Gbagbo cible Ouattara

ABIDJAN - AFP / 05 novembre 2010 21h29 - L'ex-Premier ministre ivoirien Alassane Ouattara, qualifié pour le second tour de la présidentielle, s'est concerté vendredi avec son allié défait Henri Konan Bédié, tandis que le camp de son adversaire, le président Laurent Gbagbo, lui a décoché ses premières flèches.

M. Ouattara (32,1%) au premier tour le 31 octobre), qui affrontera M. Gbagbo (38,3%) au second tour prévu le 28 novembre, a rencontré l'ex-président Bédié (25,2%) au domicile de ce dernier à Abidjan.

Alliés depuis 2005 au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), ils se sont concertés en compagnie des deux autres dirigeants du RHDP, Albert Mabri Toikeusse (2,57%) et Innocent Anaky (0,23%), a-t-on constaté.

Cette coalition d'opposition prévoit dans ses statuts de soutenir le candidat issu de ses rangs qualifié pour le second tour. Elle n'a pas donné de consigne de vote depuis l'annonce des résultats dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ni M. Ouattara ni M. Bédié ne se sont exprimés publiquement depuis l'annonce de la finale de ce scrutin historique, censé clore une décennie de crise politico-militaire.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique) de M. Bédié a contesté les résultats et exigé un recomptage des voix.

Une dizaine de jeunes partisans de l'ancien chef d'Etat ont continué vendredi, comme ils l'avaient fait jeudi, de bloquer à la circulation avec des barricades une artère longeant le siège du PDCI dans la capitale économique, a-t-on constaté. Ils dénoncent le "braquage électoral" qui a selon eux causé la défaite de leur favori.

M. Ouattara a par ailleurs été reçu jeudi à Dakar par le président sénégalais Abdoulaye Wade, ont indiqué les services du candidat, sans préciser le contenu de leur entretien. Il était accompagné de Me Jeannot Ahoussou, haut dirigeant du PDCI.

M. Wade s'était impliqué dans les efforts de résolution de la crise ivoirienne, mais ses relations avec le régime Gbagbo ont connu des coups de froid, avant un réchauffement récent.

Le camp Gbagbo a lancé vendredi ses premières attaques contre M. Ouattara en vue du second tour.

Le scrutin "mettra face à face l'homme des conquêtes démocratiques et celui des complots politiques, (...) le rempart de la République face au parrain de la violence politique, de la déstabilisation et de la rébellion", a accusé Pascal Affi N'Guessan, porte-parole du candidat de "La majorité présidentielle" (LMP), lors d'une conférence de presse.

M. Ouattara est accusé par le camp présidentiel d'être l'inspirateur ou l'instigateur de la rébellion, rebaptisée plus tard Forces nouvelles (FN), dont le coup d'Etat raté de 2002 contre M. Gbagbo a entraîné une guerre et la partition du pays en un sud loyaliste et un nord FN.

Le message des Ivoiriens au premier tour vise "à disqualifier définitivement la voie des coups d'Etat" et à faire "triompher celle des urnes", a jugé M. Affi, appelant à "la mobilisation pour défendre l'indépendance nationale, la souveraineté nationale".

 

Abidjan accuse Dakar de "conspiration", rappelle son ambassadeur au Sénégal

ABIDJAN - AFP / 05 novembre 2010 22h57 - Abidjan a rappelé son ambassadeur au Sénégal et accuse Dakar de "conspiration" après que le président sénégalais Abdoulaye Wade a reçu l'opposant ivoirien Alassane Ouattara, qualifié pour le second tour de la présidentielle face au sortant Laurent Gbagbo, a annoncé vendredi la présidence ivoirienne.

"La Côte d'Ivoire a rappelé son ambassadeur au Sénégal. L'ambassadeur du Sénégal en Côte d'Ivoire a été convoqué aujourd'hui (vendredi) au ministère des Affaires étrangères et a reçu une lettre de protestation des autorités ivoiriennes", a déclaré à l'AFP le conseiller diplomatique de M. Gbagbo, Alcide Djédjé.

"On a le droit de soutenir (un candidat), mais on n'a pas le droit de conspirer en vue d'une déstabilisation", a-t-il accusé.

L'audience accordée jeudi à M. Ouattara à Dakar par le chef de l'Etat sénégalais, quelques heures après la proclamation des résultats du premier tour de la présidentielle, est "une ingérence intolérable du Sénégal dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire", a-t-il affirmé.

M. Wade "a envoyé un avion pour chercher Ouattara et (l'autre dirigeant de l'opposition ivoirienne Henri Konan Bédié. Bédié a refusé de partir, Ouattara est parti avec une forte délégation", a poursuivi M. Djédjé.

"C'est incroyable", "du jamais vu en plein second tour", a ajouté ce proche du président Gbagbo. "Si (le président sénégalais) soutient Ouattara, il peut le faire plus discrètement, comme ça se fait partout", a-t-il dit.

Aucune réaction des autorités sénégalaises n'était disponible dans l'immédiat vendredi soir.

L'entourage de l'ex-Premier ministre Alassane Ouattara avait indiqué vendredi matin que le candidat avait "eu une audience jeudi à Dakar avec le président Wade", avant de rentrer à Abidjan vendredi. Le contenu de l'entretien n'a pas été précisé.

M. Ouattara, qui au premier tour le 31 octobre a recueilli 32,1% des voix, derrière M. Gbagbo (38,3%), était accompagné à Dakar de Me Jeannot Ahoussou, haut dirigeant du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ex-parti unique), selon le PDCI.

M. Bédié, candidat du PDCI, est arrivé troisième (25,2%) au premier tour.

Le président Wade s'était impliqué dans les efforts de règlement de la crise politico-militaire ivoirienne de 2002, mais ses relations avec le régime Gbagbo ont connu des coups de froid, avant un réchauffement récent.

 

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