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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 00:48

 

 

 

 

 

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Radio Ndéké Luka Dimanche, 08 Juillet 2012 16:54

Depuis la signature de l’accord de cessez-le feu entre la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) avec les autorités de Bangui en novembre 2011, la CPJP semble attendre vainement la décision finale du Gouvernement centrafricain.  Les négociations en vue d’aboutir à la signature de l’accord de paix globale de Libreville, en 2008, a du plomb dans l’aile.

Le président de la CPJP, Abdoulaye Hissein, est descendu à Bangui, capitale centrafricaine en réponse à l’invitation du gouvernement,  révèle Radio Ndeke Luka (RNL) ce 7 juillet.

Selon ce qui ressort des propos du président de la CPJP à RNL, sa faction rebelle est prête pour la signature de l’accord de paix globale qui doit passer nécessairement par une négociation avec les autorités de Bangui, sur les garanties à donner à la CPJP au lendemain de l’accord de Libreville. « Jai rencontré le Président de la République, François Bozizé. Nous avions échangé sur de nombreux points et je crois que nous signerons d’ici peu », révèle Abdoulaye Hissein à RNL. Cette concertation est certainement le droit de réponse du gouvernement à la récente menace d’une reprise des armes par ce groupe politico-militaire.

Interrogé par Radio Ndeke Luka au sujet de la création de la nouvelle faction rebelle dénommée Convention Patriotique du Salut du Kodro (CPSK) dirigée par Dhaffane Mohamed Moussa, dont beaucoup pensent qu’elle est une branche de la CPJP, Abdoulaye Hissein de balayer simplement que « c’est une rébellion virtuelle, Dhaffane Mohamed Moussa est actuellement en prison au Tchad ».

Malgré la rencontre avec le Chef de l’Etat, quelques incertitudes planent encore sur les réactions du président de la CPJP relatives à l’applicabilité de ce qui a été arrêté à l’issue du dialogue à deux, « que deviendra la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix après cette signature » ? Il poursuit avec retenue en

Lâchant la question posée par beaucoup de centrafricains en prenant de même position : « pourquoi ça traine ? Il faut que nous rentrons dans la négociation ».

La précipitation ne serait-elle pas une pierre d’achoppement à cet accord de si grande importance ? Que faire dans de pareilles situations ? Ne serait-il pas judicieux de laisser agir le programme du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion des ex-combattants (DDR) ?

Abdoulaye Hissein déclare fermement qu’« on signe d’abord, le DDR viendra après ». Pour quelles raisons le patron de la CPJP préfère-t-il signer d’abord ? L’on peut toutefois comprendre que les hésitations de Abdoulaye Hissein témoigneraient  que ce groupe politico-militaire avance tout en gardant un doigt sur la gâchette. De telles hypothèses excluent sans doute le sérieux attendu par la population en vue d’un retour définitif de la paix en République Centrafricaine.

Le Gouvernement centrafricain aurait certainement pris en compte l’ultimatum récent de la CPJP, puisqu’un pas vers cet accord vient d’être fait avec cette invitation de A. Hissein. Elle démontre une volonté politique de rétablir la paix dans le nord centrafricain et progressivement sur toute l’étendue du territoire.

En définitive, la signature de l’accord global de paix de Libreville entre la CPJP et les autorités de Bangui permettra aux éléments de cette faction rebelle de déposer les armes pour amorcer le processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR).

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