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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 01:57

 

 

 

Magloire Débalé Toda

 

Magloire Kolisso Débalé est l’un de ces militants qui ont espéré que leur carrière d’ « ouvrier » (ndlr : terme avec lequel les membres du KNK s’appellent) allait naturellement être lancée parce qu’ils ont fait partie du premier cercle du pouvoir de Bozizé. A son grand détriment, sa naïveté l’a conduit à faire les frais de son engagement innocent.

Arrivé dans les bagages de Bozizé dès le 15 Mars 2003, Magloire Kolisso a tout de suite pu décrocher un poste de conseiller à la Présidence, en matière de relations publiques, poste qui l’a aidé à étoffer son carnet d’adresses et lancer quelques années plus tard, son entreprise de transport dénommée TODA « kwa na kwa, avec des associés japonais.

 

Parallèlement à cette activité commerciale, il a entrepris de mener des actions sociales en direction des populations du 5ème notamment en faveur de la jeunesse, se préparant ainsi pour les futures consultations de 2010.

Lorsque le moment fut arrivé, le KNK lui a préféré un autre quidam comme candidat dans la 5ème circonscription de Bangui où il voulait se présenter, ce que naturellement il a jugé ingrat venant du parti pour lequel il a mouillé son maillot, moyennant des dépenses astronomiques dit–on.

 

Décidé malgré tout à concrétiser son projet, Magloire Kolisso se présentera comme indépendant aux dites élections législatives. Nul n’est besoin de rappeler la scabreuse organisation de ces consultations ayant conduit au hold-up du KNK, sur fond de fraudes massives dans tous les bureaux de vote.  Il réussira néanmoins à être retenu pour le 2ème tour face à Désiré KOLINGBA et Francine LAKOUE, puis pour le « 3ème tour » (partielles) qu’il perdra en définitive parce que la Cour Constitutionnelle totalement caporalisée et aux ordres, rejettera sa dernière requête, pourtant basée sur des faits de fraude avérés, (voir PV joints). Le KNK lui préfèrera Francine LAKOUE, tandis que Désiré KOLINGBA prendra la poudre d’escampette.

Il est bien évident qu’au KNK ces élections ont été une machination totalement organisée à l’avance, comme en témoigne la correspondance de son secrétaire général, adressée plusieurs mois avant à la future députée, qui avait besoin en ce moment là d’être rassurée.

 

Le KNK s’illustre ainsi comme étant un parti familial et tribal. Vous n’avancerez avec eux que si vous portez l’une de leurs particules : « FIO », « NAM », « ZOUI », « FEISSE », « NGAI », « BOY » etc…

Naïf comme il l’a été Kolisso qui est originaire lui, de la Basse Kotto, TODA KNK de son sobriquet n’avait pas songé à adjoindre l’une de ses particules magiques à son patronyme et en a fait les frais.

 

A-t-il seulement oublié les circonstances du décès de son oncle Job IZIMA, ancien Directeur de Cabinet de Bozizé à la présidentielle de 2005, nommé SG dela présidence puis Ambassadeur en RDC, qui a longtemps souffert sous le soleil du KNK, pour se faire débloquer les crédits de fonctionnement de sa Chancellerie, puis qui a fini par rendre l’âme dans l’indifférence la plus totale ?

Selon  nos informations, les activités de TODA KNK sont complètement à l’arrêt. Véhicules en mauvais état et de nombreuses affaires en justice plombent les journées de son promoteur. C’est le sort qui est réservé à ceux qui dérangent le système… naïfs ou entreprenants !

 

On le voit bien, la spécialité dans cette nouvelle République demeure la mise en terre des fils du pays, ou tout au moins le nivellement par le bas, comme dirait l’autre.

Nous sommes dans une véritable République de « croque-morts », à en compter le nombre d’illustres personnages qui ont été inhumées solennellement sous le régime KNK, avec comme lot de consolation pour certains, les décorations à titre posthume. David DACKO, Abel NGUENDE GOUMBA, André KOLINGBA, Ange Félix PATASSE. A qui le tour après le Général André MAZI ?

 

Plus que jamais ce parti Etat porte son nom : ce n’est pas par « le travail, rien que le travail » qu’il faut traduire le KNK, mais plutôt « la mort, rien que la mort ».  Les ouvriers de la mort ont diverses méthodes d’élimination contre les valeureux fils du pays : ils vous font disparaître socialement ou physiquement, ce sont les fossoyeurs du Peuple.

 

Lorsqu’ils n’ont pas choisi de vous écarter parce que vous n’êtes pas des leurs au plan clanique ou tribal, c’est votre enterrement qu’ils organiseront ! Alors, à quoi bon mouiller son maillot pour le KNK ?

Le spectacle des exactions, d’arrestations, de maltraitance, que subissent au quotidien leurs proies en est l’illustration parfaite. Les geôles de la SRI regorgent d’innocentes personnes. Parmi elles, aucun KNK version tribu ou clan ! Même lorsqu’ils sont impliqués dans des malversations ou autres délits et crimes, ils sont immédiatement mis sous protection… Et la vie continue… !

 

Devant les tribunaux tous les dossiers dans lesquels sont impliqués les gbaya boys sont classés sans suite. Quelle justice de honte ! Tous, des véreux et  des corrompus ! Et que dire de cette fameuse Cour Constitutionnelle ?

 

La rédaction

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