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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 01:22





Charles W. Corey 6 Octobre 2009

 

Leurs propos au Sommet américano-africain des entreprises

Améliorer le niveau de vie de la population est la seule raison qui puisse justifier qu'un dirigeant demeure au pouvoir en Afrique, a déclaré le président ghanéen, M. John Evans Atta Mills, lors du Septième Sommet américano-africain des entreprises, le 30 septembre, mettant aussi l'accent sur le rôle important que joue l'intégration régionale dans la promotion du développement économique.

Dans son allocution prononcée lors de la session plénière au sommet, M. Mills a indiqué que rien n'était plus important que de créer « un climat propice aux affaires, non seulement au niveau local mais aussi pour attirer les investissements étrangers directs », qui « n'ont ni loyauté ni nationalité particulière mais s'effectuent là où ils sont le mieux accueillis ».

Le président Mills, qui est professeur de droit et ancien doctorant Fulbright, a participé à cette session plénière en même temps que de trois de ses homologues africains, en l'occurrence, M. Paul Kagamé, du Rwanda, M. Fradique Bandeira Melo de Menezes, de Sao Tomé-et-Principe, et M. Denis Sassou-Nguesso, de la République du Congo. Y prenait part également le président de la Commission de l'Union africaine et ancien chef de la diplomatie gabonaise, M. Jean Ping. A l'instar de M. Mills, ces personnalités ont souligné la nécessité de renforcer l'intégration régionale sur le continent.

Selon M. Mills, les Ghanéens ont pris conscience du fait que « nous ne pouvons pas réussir si nous sommes isolés des autres pays. L'époque de la xénophobie est révolue. De nos jours, les États sont interdépendants et nous sommes convaincus que "charité bien ordonnée commence par soi-même", d'où l'importance de l'intégration régionale », a souligné le président ghanéen.

Les gens veulent investir en Afrique pour de nombreuses raisons, a-t-il dit à son auditoire composé de cadres, de chefs d'entreprise, de délégués de pays africains et de représentants du gouvernement des États-Unis, réunis à Washington pour participer pendant trois jours à ce Sommet américano-africain. Les chefs d'entreprise veulent trouver de nouveaux marchés pour leurs produits et les investisseurs iront là où règnent la stabilité politique et un climat dans lequel « il est facile de faire des affaires » à un coût raisonnable. C'est pourquoi l'intégration régionale est plus nécessaire que jamais en Afrique, a ajouté M. Mills. « Les gens, dont le vote nous a porté au pouvoir, ne nous doivent rien », a-t-il déclaré. « Tout ce que nos populations nous demandent de faire est d'améliorer leur niveau de vie (...) Qu'ont-elles d'autre que l'espoir d'un avenir meilleur ? Et nous ne devons pas les décevoir. »

Se faisant l'écho de ce sentiment, le président rwandais, M. Kagamé, a dit que son gouvernement et le peuple rwandais voulaient « donner toute leur mesure » pour parvenir à la prospérité. A noter que la Banque mondiale, dans son récent rapport 2010 Doing Business sur la facilité de faire des affaires, a classé le Rwanda en premier sur sa liste des gouvernements ayant réalisé le plus grand nombre de réformes.

« Nous avons accompli ce que tous les autres peuvent accomplir. Ce n'est pas magique », a dit M. Kagame. « Nous nous sommes concentrés sur le besoin de stabiliser notre pays, faisant le nécessaire pour bâtir la paix et la sécurité (...) et les institutions gouvernementales qui  oeuvrent pour le bien du peuple comme cela se doit. »

M. Kagame a souligné que son gouvernement avait des liens de commerce et d'affaires à l'échelle mondiale ainsi que dans le cadre régional, et qu'il avait cherché à faciliter le climat des affaires au Rwanda en tenant des consultations avec ses partenaires internationaux afin de simplifier les mécanismes, éliminer les obstacles et s'assurer que tout le processus fonctionne bien. «Vous pouvez avoir de bonnes lois, une bonne réglementation, toutes sortes de documents bien rédigés et impressionnants, mais s'il n'y a pas de suivi (...) les choses ne marcheront pas. »

Par ailleurs, M. Kagamé a mis l'accent sur l'importance de l'infrastructure pour faciliter les affaires. « Vous ne pouvez pas envisager d'accroître le volume du commerce s'il n'y a ni routes ni voies ferrées, et que les transports aériens sont problématiques (...) Vous ne pouvez pas parler d'accroître les investissements à moins de prouver que vous pourrez fournir de l'électricité aux usines. Et vous ne pouvez pas élargir le secteur des télécommunications et de l'informatique (...) à moins d'être en mesure de connecter le pays à l'Internet » et aux réseaux internationaux et de donner à la population accès à la Toile. « Les affaires sont le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté », a déclaré M. Kagamé.

Le président de Sao Tomé-et-Principe, M. Melo de Menezes, a lui aussi mis l'accent sur l'intégration régionale et le rôle important qu'elle joue dans le développement en Afrique. Sao Tomé-et-Principe fait partie d'une zone de développement commune avec le Nigéria, a signé un accord avec le Portugal pour établir une parité fixe entre sa monnaie, le dobra, et l'euro, et a créé un code financier qui vise à aider les investisseurs étrangers qui souhaitent faire des affaires sur cet archipel. « Nous pensons que l'intégration régionale est vitale au développement de notre pays », a dit M. Melo de Menezes à l'auditoire. Bien que l'agriculture soit le secteur prédominant à Sao Tomé-et-Principe qui exporte de grandes quantités de cacao, les revenus pétroliers du pays sont mis en dépôt dans un compte transparent au Trésor des États-Unis pour les sauvegarder pour les générations futures, a-t-il ajouté.

Le président de la République du Congo, M. Denis Sassou-Nguesso, a lui aussi lancé un appel en faveur de l'intégration régionale. La population de la région du bassin du Congo représente plus de 100 millions de consommateurs et un énorme marché potentiel. Ce dont a besoin cette région est d'un effort coordonné de développement économique avec des projets d'infrastructure, de routes, de voies ferrées, d'aéroports et de distribution d'électricité.

Représentant l'Union africaine, M. Jean Ping a déclaré que bâtir l'infrastructure et améliorer l'intégration régionale stimuleront le commerce transnational sur le continent. L'Afrique est divisée aujourd'hui par 165 frontières que partagent 53 pays. « Vous voyez donc la nécessité de combiner nos efforts », a souligné M. Ping.

Le continent africain compte un milliard d'habitants, selon les statistiques des Nations unies, a dit M. Ping, et l'on prévoit que la croissance démographique portera ce chiffre à 1,4 milliard en 2020. « Nous vivons sur une planète qui est définie par la mondialisation (...) et l'intégration régionale », a affirmé M. Ping, faisant remarquer que deux organisations africaines oeuvrent actuellement pour renforcer cette intégration, à savoir la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC).

« L'Afrique veut tout simplement être un continent comme les autres (...) débarrassée de la pauvreté (...) des craintes et de la peur de la tyrannie (...) de la violence (...) et des guerres », a déclaré M. Ping. « Nous voulons vivre en paix. »

 

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