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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 06:17




 

L'affaire vient tout juste d'être jugée à Reims, les faits datent déjà de plusieurs mois. Cette petite fille a des difficultés scolaires qui inquiètent les enseignants de son école.

Quand l'enfant de 8 ans est questionnée, elle révèle que sa mère lui donne régulièrement des coups de ceinture quand elle ne surveille pas suffisamment bien ses trois petits frères et sœurs, ou qu'elle n'est pas sage.

La fillette raconte aussi comment sa mère, pour la punir, lui enduit le visage de piment et lui en badigeonne également les yeux. « Ça pique et ça brûle, et je dois rester les yeux fermés jusqu'à ce que ça sèche et que je puisse tout enlever », explique l'enfant, dont on imagine la douleur.

Deux pères absents

« Vous pensez que ce sont des méthodes d'éducation ? » interroge le président Craighero du tribunal correctionnel de Reims devant lequel la mère comparaissait mardi.

« C'est à une petite fille de 8 ans de surveiller ses frères et sœurs, et de faire les tâches ménagères à votre place ? »

La jeune mère, en costume traditionnel coloré, répond du bout des lèvres : « Non ». Elle reconnaît avoir frappé sa fille à plusieurs reprises « mais », ajoute-t-elle, « je ne le fais plus maintenant ».

Les enfants étaient, à l'audience du tribunal correctionnel, représentés par l'association d'accompagnement éducatif de la Marne (AAEM). Me Christelle Birski a réclamé des dommages et intérêts pour les enfants « qui sont suivis par une assistante sociale depuis un an et demi ».

Coups de ceinture

Elle affirme n'avoir « pas trouvé d'amour dans ce dossier. Les deux pères des quatre enfants sont absents. Et pour elle, les différentes visites des services sociaux prouvent que les enfants sont en danger. »

L'avocate demande au tribunal de prononcer « une décision pédagogique, dans l'intérêt des enfants ».

Le substitut du procureur de la République, Jocelyn Poul, pense lui aussi que cette mère « n'a pas compris que c'est à elle de prendre en charge ses quatre enfants, et que ce n'est pas à sa fille aînée de le faire. »

Le substitut évoque à nouveau « le piment, quand l'enfant n'est pas sage », mais aussi « le poirier, dans le salon, pendant 5 ou 10 minutes, » les « coups de ceinture, fréquents, ou encore le fait que cette mère laissait ses enfants tout seuls. Sans surveillance ». Ce sont « des violences inacceptables, pas un moyen d'éducation ».

Me Lorraine De Bruyn, pour la défense, estime qu'on peut « difficilement reprocher à cette mère d'élever seule ses quatre enfants. Elle fait ce qu'elle peut, certes avec des méthodes particulières, mais le système des valeurs en Centre-Afrique, d'où vient la maman, est différent de celui de la France ». Aujourd'hui, la mère « a repris l'éducation de ses enfants en main ».

Le tribunal a condamné la mère à quatre mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve pendant 18 mois, avec obligation de soins psychologiques, et obligation de verser des dommages et intérêts à l'AAEM pour le compte des enfants.


P.B.

Article paru le : 25 septembre 2009

 

Source:http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/357048/Reims__Maltraitance__Du_piment_dans_les_yeux__de_sa_fille___la_mere_condamnee

 

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