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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 05:50






Le photographe lyonnais Jean Claude Chuzeville


leprogres.fr  04.10.2009 04h00

En 1983, le photographe lyonnais Jean-Claude Chuzeville a passé une semaine rocambolesque avec l'empereur centrafricain, alors exilé à Abidjan. Il témoigne ce soir sur la chaîne LCP

Les routes de Lyon croisent parfois incidemment celles de l'histoire. En novembre 1983, le photographe lyonnais Jean-Claude Chuzeville a vécu une semaine rocambolesque en compagnie de Jean-Bedel Bokassa, pour se voir confier les révélations les plus croustillantes, et peut-être, les plus improbables aussi, de la part de l'ancien empereur du Centrafrique, qui savait être expert en manipulation.

Cette drôle d'aventure, précieuse comme des diamants de l'Oubangui-Chari, refait surface à la faveur d'un documentaire diffusé ce soir sur la chaîne LCP, dans lequel témoigne (trop brièvement) Jean-Claude Chuzeville. Le montage reprend certaines des images tournées dans la résidence surveillée d'Abidjan en Côte-d'Ivoire, où vivait Bokassa après avoir été débarqué du pouvoir en Centrafrique. « J'étais parti là-bas sur mes frais avec deux amis, aujourd'hui décédés : l'un, Claude Jaget, était le correspondant de TF1 à Lyon ; l'autre, Jean-Baptiste Piazzano, avait monté un studio d'enregistrement à Lyon dans les années soixante-dix et il avait connu comme cela un étudiant devenu plus tard ministre de Bokassa. C'est par ce biais qu'on avait pu aller à Abidjan. On a su après que Bokassa cherchait à se faire de la pub avant un coup d'État qui a d'ailleurs avorté. »

Sur place, Jean-Claude Chuzeville se souvient d'un dictateur tiré à quatre épingles, se baladant toujours muni de sa crosse en or, l'air bon enfant, au milieu d'une cour de dix personnes, avec atelier en sous-sol pour fabriquer ses vêtements et ses meubles. « Il nous appelait « mes fils », on l'appelait « papa ». Tout le monde, à l'époque, disait qu'il était anthropophage. Mais, même s'il a tué et fait tuer, ce mec n'a jamais bouffé personne ! [il a été lavé de ces accusations, lors du procès qui l'avait condamné à mort, peine commuée en détention-ndlr]. »

Pour lui délier la langue, les trois compères avaient apporté douze bouteilles de son whisky préféré. « A jeun ou pas, il nous a répété des choses compromettantes pour Giscard » glisse Jean-Claude Chuzeville, en évoquant des détails sur la vie privée de l'ancien président de la République française. Info ou intox ? « On avait retranscrit toute l'interview dans un petit journal lyonnais et ça a été envoyé à Giscard qui n'a jamais porté plainte. » De retour en France, à TF1, « PPDA ne donnera pas suite » à une proposition d'achat des images de l'interview. Pas plus qu'Antenne 2 ou FR3. « Seul Le Figaro nous a acheté nos textes et des photos mais ils n'ont jamais rien publié… »

Nicolas Ballet


NOTE

« Bokassa 1er, une histoire françafricaine ». Un documentaire de Xavier Gasselin et Thomas Roy-Laurent, à voir aujourd'hui à 21 heures sur LCP (câble et TNT hertzienne). Rediffusion le 9 octobre à 21 heures.

  Source : Le Progrès de Lyon

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