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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 15:22




           Communiqué de presse

 

Le 26 Janvier 2007, le leader de FDPC, Abdoulaye MISKINE rencontra pour la 1ère fois à Syrte en Libye le Président BOZIZE, en présence du Président IDRISS DEBY ITNO, les autorités Libyennes dont le Secrétaire Général de la CEN-SAD. Cette rencontre jeta la base de la négociation devant aboutir à la signature de l’Accord de Paix entre le FDPC et le Gouvernement Centrafricain.

De retour à Tripoli, à l’hôtel AL-KEBIR, le FDPC entama la négociation avec les représentants du Gouvernement dont le Ministre de la Justice Paul OTTO, le Conseiller Politique du Président de la République Monsieur Dieudonné Stanislas MBANGOT, le Chargé d’Affaire de l’Ambassade de la RCA en Libye et ses Collaborateurs, le Président du comité des Sages, le révérend pasteur Isaac ZOKOUE et son adjoint.

Le 02 Février 2007 à Syrte, sous une pluie inattendue mais miraculeuse, Abdoulaye MISKINE signa l’Accord de Paix avec le Gouvernement Centrafricain en présence du Guide de la Grande Révolution du Grand FATEH le Colonel Mouammar KHADDAFFI, le Président BOZIZE et son Epouse, le représentant du Président tchadien, leurs Excellences les Ambassadeurs des Grandes puissances à savoir : les Etats Unis, la France, la Grande Bretagne, la Chine, le Japon, etc., donc une tranche de la communauté internationale fut représentée.

Selon l’esprit de cet Accord et en son article 10 point 1 je cite : « le présent Accord de Paix entre en vigueur dès sa signature ». Qu’en est-il aujourd’hui de cet Accord ?

1)     Dans toute son entièreté, cet Accord de Paix de Syrte n’a connu aucun début d’application depuis bientôt trois ans.

 

2)     La nomination unilatérale d’Abdoulaye MISKINE comme conseiller à la Présidence n’est que duperie, heureusement le FDPC à travers son leader a décliné l’offre mais malgré ce refus, les autorités de BANGUI demandent avec insistance à ABDOULAYE MISKINE d’accepter que le salaire de conseiller lui soit versé. Celui ci demande que ce salaire soit reversé au trésor public.

 

3)     En juin 2009, le général MISKINE s’était fait violence, acceptant de discuter avec le conseiller politique du président de la République, Mr MBANGOT pour qu’enfin le 03 juillet 2009, l’acte d’adhésion au processus de paix soit signé entre le FDPC et le gouvernement.

Dans le même avion avec toute la délégation centrafricaine, 18 membres du FDPC étaient à bord. A SYRTE, j’avais supplié le président de la République afin de tout mettre en œuvre pour que les membres du FDPC soient logés pour quelques semaines par le gouvernement afin de rechercher leurs parents, ce qui n’a pas été fait.

 

4) Malgré le refus  d’une partie de la branche armée et politique à ne pas autoriser André RINGUI LE GAILLARD d’aller sur le terrain, pour montrer sa bonne volonté et faire avancer les choses, MISKINE avait usé de tout son poids pour que celui-ci et certains membres aillent faire le travail de la sensibilisation. Cela n’est pas une faiblesse mais c’est un signe de reconnaissance aux organisations internationales qui ne cessent d’œuvrer pour la paix dans le pays.

 Malgré les efforts consentis de la part du FDPC, le gouvernement pour sa part ne ménage aucun effort pour faire avancer les choses comme il se doit.

Devant le refus délibéré et incontestable de BOZIZE d’appliquer l’Accord de Paix de Syrte depuis presque trois ans et encore avec l’acte d’adhésion resté sans connaître aucun début d’application, je prends alors l’opinion nationale et internationale à témoin et je rends caducs l’accord de paix de syrte du 02 février 2007 et l’acte d’adhésion à l’Accord de Paix Global du 03 juillet 2009.

 

Fait à Tripoli, le 02 octobre 2009

 

 

    Général Abdoulaye MISKINE

 
NDLR : Cette situation est le reflet de l'exaspération du chef du FDPC qui n'a jamais varié dans sa dénonciation du manque de volonté politique de Bozizé et son gouvernement de mettre en oeuvre concrètement les différentes clauses des différents accords signés sous les auspices des autorités libyennes. La récente arrestation à Bangui de deux de ses éléments, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. L'exigence de leur libération a fait il y a quelques jours l'objet d'un ultimatum lancé aux autorités de Bangui par Abdoulaye Miskine. Dans l'entourage du FDPC, on déplore que depuis le retour à Bangui des 18 éléments de ce mouvement rebelle dans le même avion que Bozizé après la signature par Miskine de l'Accord de Paix global à Syrte, ceux-ci aient été abandonné purement et simplement à leur triste sort l'aéroport Bangui Mpoko. Il faut encore s'attendre dans les prochains jours à de nouvelles effervescences dans la région de Batangafo, Kabo et Sido, fief d'Abdoulaye Miskine. Encore du plomb dans l'aile du programme DDR. 

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