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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 12:50




 

CONAKRY - 28 septembre 2009 13h02 (AFP) - Au moins 11 opposants ont été blessés lundi à Conakry, dont trois gravement, lors de la dispersion par les forces de l'ordre d'un rassemblement contre une éventuelle candidature du chef de la junte à l'élection présidentielle de janvier, a constaté un journaliste de l'AFP.

Trois jeunes étaient couchés devant le commissariat du stade, près du lieu du rassemblement qui avait été interdit par la junte. L'un d'eux présentait une double fracture à une jambe.

Un correspondant de l'AFP a vu également huit autres personnes blessées, dont certaines à la tête et une trentaine ont été arrêtées et emmenées dans des fourgons vers une destination inconnue.

Les forces de l'ordre ont violemment dispersé les opposants à l'aide de matraques et de grenades lacrymogènes mais en fin de matinée plusieurs jeunes revenaient aux alentours du stade.

Le correspondant de l'AFP, qui travaille également pour Radio France Internationale (RFI), Mouctar Bah, a été brièvement interpellé. Des hommes en uniforme ont pris son matériel (un micro et un magnétophone) avant de le fracasser par terre.

Plusieurs leaders de l'opposition qui souhaitaient se rendre au rassemblement près du stade ont été bloqués par des policiers au niveau de l'université, selon des témoignages. Il s'agit notamment de Cellou Dalein Diallo, Sydia Touré et François Fall.

Les jeunes avaient commencé à se rassembler, avec des pancartes où on pouvait lire "non à Dadis" et "à bas l'armée au pouvoir", devant le plus grand stade de la ville, qui avait été fermé et aux alentours duquel un important dispositif de forces de l'ordre avait été déployé.

La junte avait interdit dimanche ce rassemblement pour ne pas troubler l'ordre public avant la fête de l'indépendance le 2 octobre mais les "forces vives" (partis politiques, syndicats et société civile) avaient maintenu le mot d'ordre.

Lundi matin, un important dispositif avait été déployé dans tous les grands carrefours de la capitale, avec des voitures de police et des véhicules militaires.

Seuls de de rares véhicules circulaient, les stations services était fermées tout comme de nombreuses boutiques.

Le gouvernement a par ailleurs décrété ce lundi comme jour férié, en commémoration du 28 septembre 1958 où la Guinée à voté non à la proposition française de rester dans la communauté française, selon un communiqué lu sur les médias d'Etat.

(©AFP /)

 

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