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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:08




 

Kinshasa, 10/09/2009 / Politique digitalcongo.net

Le président libyen Khadafi a mis à profit la grandiose célébration des quarante ans de son arrivée au pouvoir pour recevoir et échanger avec les deux principaux antagonistes de Centrafrique, l’actuel président Bozizé et son prédécesseur Patassé sur le dossier des massacres de Bangui qui ont fait envoyer JP Bemba à la CPI

Le président centrafricain est finalement sorti de sa réserve. Après s’être longtemps contenu face au dossier de Bangui mettant en cause les troupes du Mlc et leur leader Jean-Pierre Bemba, Bozizé a décidé de passer à l’action. Au cours du Conseil des ministres de la semaine dernière, il a promis de mettre désormais les choses au clair avec Patassé lors de leur rencontre à Tripoli en présence du colonel Kadhafi. En effet, à la faveur du 40ème anniversaire de prise de pouvoir du guide libyen, ce dernier a invité les deux hommes d’Etat centrafricain pour tenter une médiation en vue du retour de Patassé au pays après un exil de six ans.

Bozizé trouve l’activisme de Patassé très suspect. Depuis un temps et ce, à la faveur de présidentielles annoncées pour 2010, l’ancien Chef de l’Etat centrafricain ne sait plus se tenir sur un siège. Une démangeaison politique sans précédent s’est emparée de lui. Il multiplie les coups d’annonces médiatiques sur fond de provocation et annonce unilatéralement la fin de son exil togolais. Il pousse la témérité jusqu’à prévenir que la direction du MLPC, son parti politique, lui revient de plein droit. Ce, en dépit de la décision de justice rendue par les autorités de Bangui à son détriment et au profit de son ancien colistier, Martin Ziguélé.

La désinvolture de Patassé    froisse complètement Bozizé. De l’avis de plusieurs observateurs, il semble qu’un accord tacite avait été conclu entre les deux personnalités. La dernière avait pris l’engagement de ne pas faire suite à toute demande d’extradition de la première par la CPI. En échange de quoi, Patassé devait renoncer à toute ambition politique en Centrafrique.

Malheureusement, celui-ci prend, par ses déclarations, le parti de rompre les termes de cette entente secrète. Aussi, soulignent certains analystes, Bozizé tient à lui rendre la monnaie de sa pièce si jamais il remettait ses pieds à Bangui dans le but de reprendre du service sur la scène politique, Bozizé le prévient: « Je te livrerai à la CPI aussitôt que la demande m’en est formulée ».

Les choses sont très claires, l’actuel homme fort de la Centrafrique tient, par cet épouvantail, remettre Patassé dans ses petits sou tiers. Autrement, il sera contraint de poursuivre son exil en vue de se soustraire aux poursuites de la justice internationale. Mais bien au-delà, la réaction de Bozizé prouve une chose, l’affaire Bemba à La Haye est loin d’avoir livré ses derniers secrets. Les poursuites contre Patassé restent à l’ordre du jour. Sinon, Bozizé n’aurait jamais utilisé la menace consistant à livrer l’ancien homme fort de Bangui. A l’issue des festivités liées au 40ème anniversaire de la prise de pouvoir de Kadhafi, la rencontre a eu lieu dans la plus grande discrétion. Jusque-là rien n’a filtré de celle-ci. Mais à voir le silence soudain qu’observe Patassé après cette rencontre, il parait que la menace de son rival a porté.



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