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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 00:19






De notre envoyé spécial à Tripoli Amirouche Yazid


http://www.latribune-online.com/evenement/21768.html


Le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika est attendu aujourd’hui dans la capitale libyenne, Tripoli, pour prendre part aux travaux du sommet de l’organisation. Tripoli a pris, pour la circonstance, les habits de la capitale du continent africain en abritant une nouvelle rencontre des dirigeants africains. La capitale de la Jamahiria s’est parée de toutes les couleurs, non seulement pour accueillir les chefs d’Etat et autres représentants des pays membres de l’Organisation de l’Union africaine, mais pour clôturer l’événement continental par un autre événement d’envergure nationale, à savoir la fête du 1er Septembre. Les responsables africains ont ainsi un programme chargé pendant des journées de travail qui déboucheront sans doute sur des séances nocturnes.


Avant le rendez-vous important qui réunira les chefs des Etats membres, les ministres des Affaires étrangères devront aborder l’une des questions les plus cruciales qui engagent l’avenir de toute l’Afrique. Il s`agit des guerres et des conflits qui ne cessent de ruiner la vie des enfants du continent. C’est dans la perspective de comprendre les vrais motifs de ces conflits qu’une session spéciale a été programmée. Baptisée session spéciale de la conférence du l’Union africaine, consacrée à l’examen et à la résolution des conflits, la rencontre sera assurée par les ministres des Affaires étrangères qui commençaient, depuis hier, à arriver à Tripoli. Une telle session revêt une grande importance si l’on se réfère au nombre de conflits et de zones d’instabilité existant en Afrique.


Une situation dramatique qui ne fait que perdurer le sous-développement de plusieurs pays du continent qui possèdent incontestablement les conditions d’un essor économique et d’un développement social. Il s’agit manifestement de passer à une nouvelle étape dans la vie des peuples du continent. Une étape qui sera dominée par paix et la stabilité. Du côté des dirigeants, il est plus question de s’engager de ne plus se lancer dans des conflits fratricides qui mettent en péril la vie de millions de frères et sœurs africains, quel que soit le motif ou l’alibi de l’agression. Des informations, ici a Tripoli, indiquent que, même si la session spéciale qui traitera des conflits de l’Afrique sera présidée par le guide libyen, beaucoup d’autres dirigeants ne seront pas de la partie, dans la mesure où leur arrivée en Libye est annoncée pour aujourd’hui pour participer aux travaux du sommet.


C’est à travers cette donne qu’il n’est pas permis de s’attendre à des résolutions Importantes concernant la question des guerres et autres conflits qui déchirent les enfants de l’Afrique. Pourtant, les urgences ne manquent pas, vue la multiplication des zones de troubles et d’affrontements meurtriers, aussi bien pour des causes ethniques, religieuses, de frontières et du contrôle du pouvoir. Après avoir fait le tour de la question des guerres et l’examen des résolutions qui seront éventuellement proposées, les premiers responsables de l’Afrique traiteront de sujets qui engageraient le continent dans les rapports de décision aussi bien dans les thèmes liés à l’ordre mondial qu’en ce qui concerne l’état des économies à travers le monde.   


A. Y.



Conflits et crises en Afrique


Somalie :
le pays est ravagé par une guerre civile depuis 1991. Les islamistes des shebab et la milice Hezb al Islamiya luttent contre le gouvernement de l’islamiste modéré Sheikh Sharif Ahmed, qui ne contrôle qu’une faible partie de la capitale et du pays. Au large du pays, les actes de piraterie font rage.


Soudan :
le Darfour est en proie depuis 2003 à un conflit opposant une pléthore de groupes rebelles au gouvernement central de Khartoum.


République démocratique du Congo :
l’est du pays est le théâtre de violences. L’armée mène des opérations dans le Nord et le Sud-Kivu contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). En Province orientale (nord-est), elle traque les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA).


Nigeria :
des groupes armés multiplient depuis 2006 les attaques contre les infrastructures pétrolières et les enlèvements de centaines d’employés locaux et étrangers.


Tchad :
le pays a été le théâtre de violences entre mouvements rebelles, venus notamment du Soudan, et l’armée, avec de fréquents combats depuis 2005.


Madagascar :
une crise politique affecte l’île, actuellement dirigée par Andry Rajoelina, après le départ forcé en mars, sous la pression de la rue, de Marc Ravalomanana.


Niger :
une crise politique secoue le Niger, où le président Mamadou Tandja vient d’obtenir, lors d’un référendum constitutionnel, la possibilité de rester au pouvoir.


Mauritanie :
un an après le coup d’Etat qu’il avait lui-même mené, Mohamed Ould Abdel Aziz a été investi président en août. Le pays est la cible depuis 2007 d’attaques ’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).


Guinée :
une junte a pris le pouvoir en décembre, au lendemain de la mort de Lansana Conté, qui dirigeait le pays depuis 1984.


Centrafrique :
des affrontements ont été enregistrés ces derniers mois dans le Nord entre nouveaux groupes armés ou milices.


Guinée-Bissau :
le pays, devenu plaque tournante du trafic de cocaïne d’Amérique latine vers l’Europe, a connu des assassinats politiques, dont son président Joao Bernardo Vieira.


Côte d’Ivoire :
le pays est coupé en deux depuis qu’une rébellion a éclaté en septembre 2002.

 

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