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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 15:04




 



Bien curieux mode de dévolution du pouvoir que celui qui s’opère de plus de plus sur le continent noir ! Un procédé qui ne fait franchement pas honneur à l’Afrique et à ses fils ! Alors que sous d’autres cieux, n’est pas président qui veut, en Afrique, la règle générale veut qu’on parvienne au pouvoir comme par ... effraction.

 

De fait, en Europe, et dans une moindre mesure, en Amérique, ce sont les idées qui priment et dans la conquête du pouvoir, l’on ne s’impose que par et à travers cela. En Afrique, c’est la force, dans toutes ses acceptions, qui fait de plus en plus loi ! Comme si on avait renoué avec un certain passé, même si, aujourd’hui, les coups d’Etat nouvelle formule se veulent plus sophistiqués, "propres" et sans effusion de sang ! Assurément, l’Afrique n’est pas l’Occident où l’on parvient généralement au sommet après une longue et riche carrière politique sur fond de persévérance et de combativité, d’espoirs déçus, de sacrifice, de patience et de foi. Bref, sauf quelques rares exceptions récentes, on ne devient pas président en Afrique. On prend le pouvoir ! Pour le reste, c’est-à-dire, la reconquête de la communauté internationale, ce n’est toujours qu’un jeu d’enfant, et une question de temps. Des élections où les dés sont pipés d’avance, puis le tour est joué !


Combien de chefs d’Etat d’Afrique seraient aujourd’hui à leurs fonctions si l’accession au pouvoir était conditionnée à un dépôt de candidatures où seuls n’auraient été retenus que les candidats les plus méritants à tous points de vue ? Mais, après tout, nous sommes en Afrique où même un certain … Dadis Camara, dont le niveau d’instruction peut être sujet à caution, préside aux destinées de la Guinée et est tenté de troquer son costume de président de régime d’exception contre celui de président de la République. Moussa Dadis Camara peut-il valablement et dignement représenter la Guinée à l’extérieur ? C’est une question non dénuée de sens, même si, bien sûr, pour les Etats qui n’ont que des intérêts, cela importe moins.

Evidemment, à cette question, la meute de courtisans répondra par l’affirmative. Elle qui continue à crier à tue-tête que Dadis Camara est l’homme qu’il faut à la place qui a été jusque-là la sienne comme par hasard, et à laquelle il est de plus en plus tenté de s’accrocher. Ah l’Afrique ! La tragi-comédie qui voit l’entrée en scène de dirigeants d’un genre nouveau, prendra-t-elle jamais fin, pour que l’Afrique n’ait plus honte d’elle même ? Dire que ce triste spectacle donne à rire à l’Occident pour qui l’essentiel est de savoir toujours compter sur "ces petits nègres" !


La démocratie ? Y en a rien à f… tant qu’il aura la garantie que ses intérêts sont saufs dans tel ou tel pays. Le Guide libyen saurait-il dire le contraire ? Au total, la démocratie s’apparente à un marché de dupes auquel quelques dirigeants africains n’acceptent d’y aller, malgré tout, que par pure conviction. Les démocrates sincères y vont, en effet, non pas pour les beaux yeux de l’Occident, mais par intime conviction.


Par Cheick Beldh’or SIGUE


© Copyright Le Pays

 

(Le Pays 27/08/2009)

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