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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 15:44


 

Bozizé et son pouvoir sont brusquement saisis d'une paranoïa qui prend d'inquiétantes proportions. Cette pathologie qui est nourrie par de fréquentes fiches mensongères des services de sécurité rédigées par certains partisans de mettre de l'huile sur le feu qui doivent sans doute en tirer de substantiels revenus, devient un réel danger pour le pays, et surtout pour Martin Ziguélé qui, depuis qu'il a été investi par son parti, le MLPC comme candidat à la prochaine élection présidentielle, est devenu l'homme à abattre. C'est ainsi qu'on a vu le pouvoir en place, se raidir ces derniers temps en multipliant les tracasseries contre le MLPC et en particulier vis à vis de son président candidat Martin Ziguélé.


Celui-ci ne peut plus circuler librement sur le territoire centrafricain sans que cela ne suscite des réactions d'hostilité voire de haine et d'animosité systématiques, de la part de certains fichistes mis à ses trousses tant au pays qu'à l'étranger, ainsi que des éléments de la garde présidentielle comme on l'a remarqué à Bossembélé avec le capitaine Vianney Semndiro. De même, ses sorties du territoire national pour l'étranger comme pour venir en France par exemple où vit toujours sa famille, sont jugées insolites et suspectes. Il est tenu à l'oeil par le pouvoir de Bozizé.


Pour le régime de Bangui, chaque fois que Martin Ziguélé se rend à Paris, c'est pour qu'il soit reçu à l'Elysée en vue de tramer un complot contre le président Bozizé. Cela a pris une telle proportion que le vendredi 14 août dernier, sur invitation du gouvernement, Martin Ziguélé et deux membres de la direction de son parti se sont rendus à la primature où ils ont été reçus par le premier ministre Faustin Archange Touadéra qui était flanqué de son ministre d'Etat Sylvain Maliko et du général Jules Bernard Ouandé ministre chargé de la sécurité.


Le gouvernement a tenu à faire part à Martin Ziguélé du contenu d'une des fiches qui l'accuse sans autre forme de procès, de tramer un complot pour tuer Bozizé avec la complicité de la France. Toujours selon le contenu de la fiche : « Les services centrafricains de sécurité, de source sûre, ont appris que lors de son dernier et récent séjour en France, Martin Ziguélé se serait rendu au Palais de l’Elysée, accompagné d’un Blanc (sic), et aurait dit ce qui suit au responsable de l’Elysée qui l’aurait reçu : 

1- Dès son retour au pays, il mobiliserait tous les partis politiques de l’opposition centrafricaine pour boycotter les élections générales à venir.


2- Qu'il demanderait à ces partis de l’opposition de ne pas prendre part au processus électoral.


3- Qu’il organiserait entre-temps un coup d’Etat pour tuer le Président Bozizé, afin de diriger lui-même une transition à l’issue de laquelle il organiserait des élections qu'il gagnerait pour devenir Président


4 - Il aurait l’appui de trois mouvements de rébellion dans cette tâche.


5 - Le but de sa visite au Palais de l’Elysée, accompagné de ce Blanc (sic) avait pour objectif d’informer les autorités françaises de son plan et de demander leur neutralité.

L’informateur de la fiche conclut en disant qu’il suggère que le Premier Ministre et le Ministre de la Sécurité convoquent Martin Ziguélé pour l’informer de la teneur de cette fiche et qu’ils lui signifient que le gouvernement prendra ses responsabilités. »


Toujours selon nos informations, compte tenu de la gravité des allégations contenues dans la fiche et mettant en particulier en cause la responsabilité de la France dont les autorités au plus haut niveau sont accusées de complicité et de soutien au complot que serait entrain d'ourdir Martin Ziguélé pour tuer François Bozizé, le candidat du MLPC a exigé du gouvernement centrafricain une confrontation avec leur (s) informateur (s) avant fin septembre 2009. Passé ce délai, il saisira officiellement les autorités françaises pour une confrontation, puisqu’en réalité il est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat avec la complicité d’un pays étranger, en l’occurrence la France. Ainsi les autorités centrafricaines pourront apporter la preuve de leurs accusations récurrentes depuis plusieurs années contre lui. Il a demandé en outre au Premier Ministre Touadéra d’insister auprès du Président Bozizé pour qu’il le reçoive directement en audience, et qu’il lui dise ce qu’il lui reproche réellement, ainsi qu’au MLPC son parti. Wait and see...

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique