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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 21:29


APA-Niamey 2009-08-11 18:04:20 (Niger) L'activiste Marou Amadou remis en liberté par une décision de justice mardi après-midi, a été « enlevé » par des éléments de la garde républicaine, quelques heures après, à la Maison d’arrêt de Niamey alors qu'il remplissait les formalités pour sa sortie de prison, a appris APA auprès de sources associatives.


Selon Inoussa Maiga, un responsable du Front uni pour la sauvegarde des acquis démocratiques (FUSAD), présidé par Marou Amadou, ce dernier a été « enlevé et embarqué par la garde républicaine venue à bord de deux véhicules 4x4 à la maison d’arrêt de Niamey où il était en train de remplir les formalités pour sa sortie de prison ».

Il serait « déporté » vers Tillabery, une localité situé à 113 km, à l’ouest de Niamey, a affirmé M. Maiga.

Mardi, en début d’après-midi, un juge du tribunal de Niamey a prononcé un non-lieu et ordonné la libération immédiate de l’activiste anti-référendum inculpé pour « provocation, discrimination raciale et appel à la désobéissance des forces armées ».


 Le procès, qui s’est tenu sous haute surveillance policière, a été longuement interrompue en raison des violentes échauffourées qui ont éclaté entre forces de l’ordre et une foule de militants venus soutenir le prévenu, également porte-parole du Front anti-référendum.

Interpellé tôt dans la matinée du lundi à son domicile, Marou Amadou a été aussitôt conduit à la police judiciaire avant d’être présenté le même jour à un juge qui l’a d’abord inculpé « d’atteinte à la sûreté de l’Etat », avant que l’infraction ne soit requalifiée mardi en « provocation, discrimination raciale et appel à la désobéissance des forces armées ».

Dimanche, le FUSAD a indiqué, dans une déclaration, que la Cour constitutionnelle et le parlement successivement dissous par le Président Tandja, en raison de leur opposition au projet référendaire « restent et demeurent », ce qui selon lui requiert le lancement d’un « état de mobilisation générale et permanente » pour se « désolidariser » du pouvoir de Niamey.

Le référendum controversé, tenu le 4 août dernier, a recueilli à 92,5 pour cent de « oui » en faveur de l’adoption d’un projet de constitution devant permettre la prolongation du mandat du chef de l’Etat qui pourra ainsi rester dans ses fonctions présidentielles jusqu’en 2012, alors qu’il devait se retirer du pouvoir au terme de son deuxième quinquennat qui expire le 22 décembre, selon la Constitution actuelle.


NDLR : Dictature bananière sans frontières. Des méthodes qui ressemblent à s'y méprendre à celles de la garde présidentielle de Bozizé en Centrafrique. On se rappelle de l'affaire Mamadou Raikina et ses camarades, enlevés de la prison de Ngaragba et déportés à celle de Bossembélé après avoir été relaxés au bénéfice du doute par la justice.



Référendum: le Canada va "reconsidérer" ses relations avec le Niger



OTTAWA, 11 août 2009 (AFP) -

mardi 11 août 2009 - 21h57 - Le Canada va reconsidérer "les modalités de ses relations" avec les autorités du Niger, suite à la tenue du référendum destiné à maintenir au pouvoir le président Mamadou Tandja, a annoncé mardi le ministre canadien des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.

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