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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 14:28




 

Source : actualités-news-environnement.fr     27/07/2009 15:06 (Par Sandra BESSON)


Les médicaments antihistaminiques pourraient aider les individus à lutter contre le diabète et l’obésité, deux maladies qui sont en pleine croissance dans le monde entier du fait des changements d’habitudes alimentaires et de modes de vie plus sédentaires
.


Des médicaments pour les allergies et l’asthme ont aidé des souris diabétiques obèses à perdre du poids et à mieux contrôler leur taux sanguin de sucre,
d’après ce que des chercheurs ont déclaré mercredi.

Trois autres études ont établi un lien étroit entre l’obésité et le diabète de type 2 et un système immunitaire dysfonctionnel, et les chercheurs ont déclaré que ces découvertes pourraient conduire à de meilleurs médicaments voire à des vaccins pour soigner les effets de ces deux maladies.


 Les taux d’obésité et de diabète de type 2 sont en constante augmentation dans le monde entier alors que les individus mangent de plus en plus et pratiquent de moins en moins d’activités physiques.

 Les quatre études publiées dans le journal Nature Medicine aident à expliquer comment l’obésité peut provoquer le diabète et comment ces deux maladies peuvent endommager les organes, provoquer des maladies cardiaques et entraîner la mort.


 Guo-Ping Shi de l’Hôpital de Brigham et de l’Ecole Médicale d’Harvard aux Etats-Unis et ses collègues ont découvert que des mastocytes, les cellules immunes qui deviennent incontrôlables lors des allergies et des crises d’asthme, étaient abondantes dans les tissus graisseux d’humains et de souris diabétiques et obèses.

 Ils ont créé des souris diabétiques et obèses en les sur-nourrissant. Puis, ils leur ont donné deux antihistaminiques, un appelé kétotifène fumarate, vendu par le laboratoire Novartis AG sous le nom Zaditor, et du cromolyne.


 Les deux médicaments ont aidé à stabiliser les mastocytes des individus ayant de l’allergie ou de l’asthme. Les souris nourries avec un régime plus sain ont vu leur état s’améliorer légèrement, tandis que celles à qui les scientifiques ont donné l’un ou l’autre des antihistaminiques ont enregistré des progrès significatifs.

 Quant aux souris à qui les scientifiques ont donné des antihistaminiques et amélioré le régime alimentaire, elles ont presque toutes retrouvé un poids sain et ont vu leur diabète disparaître.

« La meilleure chose concernant ces médicaments est que nous savons qu’ils sont sans danger pour les êtres humains » a déclaré Guo-Ping Shi.


 « La question restante est la suivante : est-ce que cela marchera aussi pour les individus ? ».


Le scientifique testera les médicaments antihistaminiques sur des singes pour en avoir une idée.

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, dans laquelle le système immunitaire attaque par erreur les tissus sains. Les études publiées dans le journal Nature Medicine suggèrent que le diabète de type 2 et l’obésité impliquent également le système immunitaire.


 Satoshi Nishimura de l’Université de Tokyo et ses collègues ont découvert une augmentation du nombre de cellules immunes ou de lymphocytes appelées CD8T chez les souris obèses alimentées avec un régime à haute teneur en graisses.

 Les souris transformées génétiquement pour être déficientes en cellules de type CD8T avaient une inflammation beaucoup moins importante, même quand elles suivaient un régime alimentaire gras.


 « Donc si nous pouvons trouver la molécule qui provoque la production de cellules CD8T, nous pourrions la bloquer ou l’inhiber en utilisant des médicaments » a déclaré Satoshi Nishimura.

Le professeur Diane Mathis d’Harvard a découvert que les cellules T étaient abondantes dans les tissus gras abdominaux des êtres humains et des souris de poids moyen, mais qu’elles étaient absentes chez les diabétiques.


 Les souris et les individus obèses avaient d’autres classes de cellules immunes appelées macrophages dans leur graisse tandis que les personnes et les animaux de poids moyen n’en avaient pas.

 Cela pourrait inciter le corps à arrêter d’utiliser l’insuline correctement, d’après Steven Shoelson, qui a participé à l’étude.

 « Il est possible que l’inflammation causée par les macrophages résultent sur une résistance à l’insuline » a-t-il ajouté. Et les cellules T pourraient aider à contrôler ce phénomène.

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Centrafrique-Presse.com - dans Sciences