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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 00:08




Le préfet de la préfecture du Bamingui-Bangoran chef lieu Ndélé, le général André Mazi se trouve depuis quelque temps à Bangui et pose certaines conditions avant de regagner son poste. Précédemment préfet de la Ouaka à Bambari, le général André Mazi a été muté à Ndélé conformément au principe de Bozizé qui affectionne de nommer des militaires comme préfet des zones chaudes en proie aux activités des rébellions. Seulement on a beau être général mais sans grands moyens, on ne peut faire des miracles.

C’est le cas du général Mazi qui, après avoir pris son service à Ndélé, a jugé la situation sur le plan sécuritaire dans cette ville bien difficile à vivre pour les populations mais aussi pour lui-même, en raison des activités des hommes armés et autres mouvements rebelles dont celle de la CPJP de Charles Massi qui y est basée.

Il a donc décidé de revenir à Bangui en parler avec le ministre délégué à la défense qui n’est autre que Francis Bozizé, fils de son père. Seulement ce dernier le fait tourner en bourrique  et ne veut point le recevoir. Le général Mazi se tourne vers Bozizé lui-même mais celui-ci également est inaccessible pour lui. Fatigué, il confie à ses proches que tant qu’on ne mettra pas à sa disposition un minimum d’armement et des éléments afin de lui permettre de desserrer quelque peu l’étau autour de la ville de Ndélé, il n’y retournera pas. Voilà qui a le mérite de la clarté mais en même temps, traduit la vérité de la situation de vacuité du pouvoir de Bozizé.

Cela donne une idée précise sur la situation sécuritaire à Ndélé et sa région qui, malgré la saison des pluies actuellement, fait capituler un général. C’est dire...! Récemment encore, lors d’un déplacement qu’il a été contraint d’effectuer dans cette ville, le ministre de l’administration du territoire Elie Ouéfio, en a entendu des vertes et pas mûres de la part d’une population exaspérée des exactions des militaires de la garde présidentielle qui pillent et volent leurs maigres biens.

Comment pourront se dérouler les élections de 2010 dans cette ville si les choses restent en l’état et surtout si les autorités administratives capitulent les unes après les autres ?  Il y a une quinzaine de jours, le même Elie Ouéfio, tout ministre de l’administration qu’il est, avait été interdit par un ultimatum de l’APRD de mettre pieds à Paoua. On voit ainsi clairement apparaître les limites du pouvoir de Bozizé à qui échappe complètement le contrôle d’une bonne partie du territoire national.  

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