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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 22:23




 

Kinshasa  25/07/2009 / Politique

 
Il ne reste plus que l’Afrique du Sud pour que le sénateur congolais Jean-Pierre Bemba, en détention à La Haye bénéficie d’une libération conditionnelle, les trois pays occidentaux sollicités à cet effet lui ayant refusé cette faveur.

 En détention depuis un an et deux mois à La Haye au siège de la Cour pénale internationale – Cpi en sigle – pour crimes et autres faits de guerre commis par ses miliciens en République Centrafricaine en 2003 à l’appel de l’ancien président de ce pays Ange-Félix Patassé dont le fauteuil était menacé par ses rebelles internes, le leader du Mouvement de libération du Congo et sénateur de son état Jean-Pierre Bemba Gombo avait la ferme conviction que les pays occidentaux, dont la France, la Belgique, le Portugal, l’Allemagne et la Grande-Bretagne auprès desquels le Cpi s’était adressée pour qu’ils se prononcent le 24 juillet 2009 pour l’accueillir sur leur territoire au cas où la Cour déciderait de lui accorder une liberté provisoire le 8 août prochain ont défavorablement répondu à cette encombrante requête.

En effet, alors que ces quatre pays avaient jusqu’au vendredi 24 juillet pour se prononcer, leurs gouvernements ont, comme mus par un  mimétisme dicté par un élan de solidarité réservé à la date échue une fin de non-recevoir à cette requête. Et, même si les raisons qu’invoquent Bruxelles, Berlin, Londres et Lisbonne pour refuser l’hospitalité au leader du Mlc sur leur sol ne traduisent aucun signe de ressentiment particulier à son endroit, on serait mal inspiré de ne pas penser que les contingences liées à ce refus poli ne sont pas moins suspectes de l’embarras manifeste exprimé par leurs polices respectives quant  aux conséquences politiques et sécuritaires possibles pouvant éventuellement découler de cette décision.

Bruxelles d’abord.

Capitale de l’Europe et terre d’accueil de plusieurs milliers de Congolais dont un très grand nombre sont composés de laissés pour compte, certains y sont entrés avec des visas délivrés sous des prétextes en invoquant des motifs sécuritaires pour la plupart.

Ce sont ces pseudos réfugiés politiques qui se sont facilement laissé atteindre par la démence politique d’un Honoré Ngbanda qui fait du kabilisme le bouc émissaire de ses errances européennes depuis1997. Son ombre erre tellement dans les rues de Bruxelles que les aiguilles de la sécurité belge s’affolent constamment à chaque passage dans la capitale belge de personnalités politiques proches du pouvoir de Kinshasa.

La cohue orchestrée par les têtes brûlées de la diaspora congolaise instrumentalisée par  la manipulation « ngbandienne » sur les partisans de Jean-Pierre Bemba le 8 juillet dernier dans la capitale belge lorsque le « chairman » est allé saluer à la cathédrale Ste Gudule la dépouille mortelle de son père décédé une semaine plus tôt n’est pas innocente du refus du gouvernement belge sur la requête de la Cour de La Haye. C’était donc prévisible. Mais tous ceux qui ont commandité ce grabuge doivent avoir ce refus sur leur conscience.

La position de Paris est toute simple. Elle est en contradiction avec ceux qui prétendaient que le gouvernement français ne verrait aucun inconvénient à autoriser le séjour de JP. Bemba en France pour passer la période de liberté provisoire qui pourrait lui être accordée et qui, rappelons-le à l’intention de nos lecteurs, n’est pas encore une certitude formellement acquise au jour d’aujourd’hui.

Paris a fait savoir vendredi soir24 juillet à la Cpi qu’il n’existe aucun lien affectif entre son gouvernement et le concerné, et qu’il ne voit pas l’opportunité à lui accorder ce privilège.

Lisbonne ensuite.

Le jet privé de Jean-Pierre Bemba est toujours cloué au sol à l’aéroport de Faro, dans la banlieue de la capitale portugaise depuis son arrestation le 24 mai 2008 à Bruxelles en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le procurer argentin Luiz Moreno d’Ocampo.

Le leader du Mlc dispose de plus de quelques autres gages, dont des biens meubles et immobiliers, une résidence cossue, de comptes en banque et de quelques autres affaires. A priori, les Portugais n’auraient pas dû lui refuser le privilège de passer sa période de liberté provisoire sur leur territoire. Hélas, les choses se sont passées autrement. « Notre système pénal ne prévoit pas de liberté provisoire », ont-ils répondu à La Haye.. Et on imagine la suite !

Il ne reste donc plus maintenant que Berlin, Rome et Pretoria pour se prononcer avant le 7 août. Ces trois pays avaient été aussi proposés par les avocats du « chairman » de concert avec ce dernier.

On peut émettre des réserves quant à la position des Allemands dans cette affaire, de même qu’on peut se perdre en conjectures sur celle des Italiens.

Pour ce qui est des Sud-africains par contre, on peut se demander si la proximité territoriale de ce pays avec la République démocratique du Congo ne pourrait pas dissuader Pretoria à tourner le dos à la requête la Cpi. Surtout que, parrain du processus démocratique qui a doté la Rdc de ses institutions actuelles, le gouvernement sud-africain ne saurait, sans en endosser a posteriori la responsabilité, le fait d’accueillir sur son territoire un « colis » aussi encombrant politiquement qu’est le leader du Mlc.

Mais, nonobstant les réponses attendues de ces trois dernières capitales, tous les espoirs de Jean-Pierre Bemba ne devraient pas sombrer dans le pessimisme. Because. En effet, selon des précisions fournies par le Bureau kinois de la Cpi, ce n’est pas à la date du 7 août que la Chambre préliminaire II statuera. Il faudra encore du temps avant qu’on en entrevoit l’épilogue. Ce qui laisse encore la voie ouverte à toutes les hypothèses de presse et des officines politiques kinois. Des plus objectifs aux plus saugrenus.



(DN/CV/Yes)

Clément Vidibio/MMC


Justice  Qui voudra de Jean Pierre Bemba ?

La Belgique a décliné le 24 juillet la requête de la Cour pénale internationale (CPI) pour accueillir sur son territoire l’ex vice-président congolais, Jean Pierre Bemba, en liberté provisoire. Bruxelles a brandit l'argument du coût trop élevé du dispositif sécuritaire nécessaire, alors que Paris et Lisbonne ont également refusé d'accueillir l'ancien chef rebelle du Mouvement de libération du Congo (MLC).

Les trois premiers pays sollicités par la Cour pénale internationale (CPI) sur proposition de la défense pour accueillir l'ancien vice-président congolais, Jean Pierre Bemba, en liberté provisoire sur leur territoire national, ont décliné la requête.

Après les refus de Paris et Lisbonne, Bruxelles a à son tour sorti sa parade pour refuser d'accueillir sur son territoire l'ancien chef rebelle du Mouvement de libération du Congo (MLC), dont la récente révision par la CPI des chefs d'accusation permet aujourd'hui sa liberté provisoire.

La Belgique a justifié sa décision par le coût trop élevé du dispositif sécuritaire qui devra être mis en place pour «héberger» Jean Pierre Bemba. Elle rappelle à cet effet le désordre provoqué le 4 juillet dernier par la diaspora congolaise lors des funérailles du père de l'ex vice-président de RDC, Jeannot Bemba Saolona.

Cette décision tombe comme un couperet après un délai supplémentaire de deux semaines, qui avait suscité l’espoir dans les rangs de la défense de Jean Pierre Bemba, poursuivi par la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République Centrafricaine par les hommes du MLC entre octobre 2002 et mars 2003.

D'abord inculpé comme un criminel, les choses ont évolué et d’après le dernier arrêt de la CPI au début du mois de juillet, les charges de Bemba ont été significativement réduites. Il serait désormais reconnu coupable de n'avoir pu prendre plus de mesures pour empêcher des crimes commis par des tiers. Dès lors, plus rien ne peut plus justifier sa détention.

La Belgique, la France et le Portugal avaient été saisis pour accueillir Jean Pierre Bemba, détenu à La Haye depuis la fin du mois de mai dernier.

Pour Paris, l’ex-chef rebelle n’aurait pas d’attache ou de lien particulier avec la France, remettant ainsi en cause les propos de son avocat, maître Aimé Kilolo Musamba, qui avait déclaré que l’ex vice-président de la RDC «aurait également des liens sociaux influents en France».

Lisbonne, quant à elle, aurait eu à faire valoir l’absence de pratique de liberté provisoire dans sa législation nationale et la Hollande aurait seulement opté pour le transfert dans le pays qui accepterait éventuellement d’accueillir Jean Pierre Bemba.

Trois autres États sollicités, l’Italie, l'Allemagne et l'Afrique du Sud, doivent donner leur réponse d'ici le 7 août prochain.

Mais même en cas de réponse positive de l'un des trois pays, ce sera à la CPI de décider le 14 août prochain si elle accepte le principe d'une mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba.




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