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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 01:04




Sylvain Ndoutingai ministre des mines,
de l'énergie et de l'hydraulique, argentier de Bozizé


Fin à Bangui de l’assemblée générale extraordinaire de l’Union Nationale des coopératives minières de Centrafrique

Bangui, 18 juil. (ACAP)- L’assemblée générale extraordinaire de l’Union Nationale des Coopératives Minières de Centrafrique s'est achevée, vendredi 17 juillet 2009 à Bangui, en présence du Premier ministre, Faustin Archange Touadéra.

Durant douze jours, les artisans miniers ont suivi des exposé sur différents thèmes, à savoir notamment ‘’comportement psychologique des artisans miniers ; avantages des artisans par rapport au nouveau code minier’’, avant de formuler des recommandations visant à promouvoir par eux-mêmes le secteur du diamant et de l’or en Centrafrique.

Selon le Ministre d’ État aux Mines, à l’Energie et à l’Hydraulique, le Lieutenant Colonel Sylvain Ndoutingaï, « le but poursuivi, est d’amener [les artisans miniers] à sortir de l’ornière de la dépendance et de s’émanciper ».

 « Comment comprendre que les diamants et l'or de notre pays, achetés à de vils prix ou échanges contre des vivres, puissent servir à construire de grands immeubles à l’extérieur, alors que les principaux producteurs que sont les artisans croupissent dans la misère », s’est-t-il interrogé, avant de lancer un vibrant appel à tous les partenaires au développement de la Centrafrique invités à intégrer désormais le secteur minier parmi les secteurs sociaux afin que les subventions récurrentes soient aussi orientées vers son développement.

Pour sa part, le Premier Ministre, Faustin Archange Touadéra, il apparaît impérieux de sensibiliser, d’organiser et d’assister ces acteurs pour renforcer leurs capacités de production.

Il s'est également dit convaincu que le gouvernement se doit non seulement de soutenir les activités des artisans miniers, "mais aussi de les sécuriser en menant une lutte sans relâche contre la fraude et la contre bande de diamant et d’or, et ce avec l’implication sans faille des acteurs du secteur ».

 

Centrafrique : plus de quatre cent millions F CFA de malversation financière dans le secteur minier, selon l’ITIE-RCA

Bangui, 2 juil. (ACAP)-Le Secrétaire Technique de l’Initiative pour la Transparence dans les extractives en République Centrafricaine, (ITIE-RCA), M. Robert Moïdokana, a indiqué, au cours d'une conférence de presse jeudi 2 juillet à Bangui, avoir relevé une malversation financière de quatre cent soixante trois millions cinq cent quatre vingt deux mille sept cent soixante onze (463.582.771 f cfa) dans secteur minier.

M. Moïdokana a fait cette annonce à l'occasion de la présentation du premier rapport sur la collecte et la compilation des données statistiques du secteur minier comportant les résultats du rapprochement entre les déclarations de l’Etat et celles des opérateurs miniers.

Selon le rapport, le montant enregistré par l’Etat est de cinq milliards sept cent trente huit millions quarante mille cinq vingt neuf (5.738.041.529) F CFA et celui déclaré par les opérateurs miniers est de cinq milliards deux cent soixante quatorze millions quatre cent cinquante huit mille sept cent cinquante huit (5.274.458.758) F CFA.


Du côté de l’Etat, l’écart global de sept cent quatre vingt neuf millions deux cent quatre dix mille trois cent quarante deux (789.290.342 f cfa) et celui des opérateurs miniers l’écart global de trois cent vingt cinq millions sept cent sept mille cinq cent soixante onze (325.707.571 f cfa)


« Toutes les sociétés déclarent avoir versé de l’argent, mais au niveau de la Direction générale des Impôts, on ne trouve pas l’argent », a –t-il relevé.

 

« La question maintenant est que pourquoi le gouvernement ne réagit pas, lorsqu’on a relevé le cas de malversation », s’est-il interrogé.


« Ce qu’on doit faire maintenant, c’est de tirer les conséquences de ce rapport en recherchant les auteurs, les complices et les co-auteurs de ce détournement », a-t-il affirmé.


Il convient de rappeler que la mission de l’ITIE-RCA est de lutter contre la corruption dans le secteur des mines et de rendre compte sur le paiement effectué par les entreprises et les recettes recouvrées fin de mettre à la disposition du public.

 

 

NDLR : « Comment comprendre que les diamants et l'or de notre pays, achetés à de vils prix ou échanges contre des vivres, puissent servir à construire de grands immeubles à l’extérieur, alors que les principaux producteurs que sont les artisans croupissent dans la misère » Ndoutingai dixit.
Se moque-t-il du monde ce ministre d’Etat ? Faut-t-il rappeler que le 15 mars 2003 ce monsieur dirige ce ministère dont Bozizé lui a confié la responsabilité au lendemain de son putsch. On ne compte plus le nombre de bureaux d’achat qu’il a fermés et rackettés les propriétaires, de permis miniers qu’il a arrachés et annulés, de patentes de collecteurs invalidées,  etc… Ces propos ici rapportés n’est que son désastreux bilan qu’il dresse.

A qui doit-t-on imputer le colossal montant détourné à l’ITIE/RCA ? Où est partie cette manne qui a pourtant bel et bien été versée ? Après six ans de gestion du ministère des mines, de l’énergie et de l’hydraulique, Bangui est quasiment dans le noir et manque gravement d’eau potable.  Qui doit-t-on en imputer la responsabilité si ce n’est à la gestion d’un certain Sylvain Ndoutingai ? Et les cas de malnutrition infantile sévère apparus à Carnot dont il est le ministre résident comme par hasard, n’est ce pas sa politique de racket des bureaux d’achat, des collecteurs qui a privé les « nagbatas » artisans miniers de moyens de subsistance et entraîné la famine dans leur famille ? Pendant ce temps, Ndoutingai fricotait avec Saifee Durbar et se promenait en Falcon 900. Pendant ce temps, Ndoutingai achetait des villas au Burkina et en Europe. Voilà la réalité et la vérité. Ce n’est pas la peine de verser à présent des larmes de crocodile sur le sort des artisans miniers.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique