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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 00:12




 

APA Libreville 2009-07-22 16:06:30 (Gabon) L’ancien Premier ministre gabonais Jean Eyéghé Ndong, candidat à l’élection présidentielle du 30 août prochain, a fait état, mardi à Libreville, d’une tentative de coup d’Etat, au lendemain du décès du président Omar Bongo Ondimba, le 8 juin dernier à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne.

 «Certains compatriotes ont tenté de faire basculer le pays», a déclaré, au cours d’une conférence de presse, M. Eyéghé Ndong (63 ans), qui a démissionné, vendredi dernier, de ses fonctions de Premier ministre, chef du gouvernement, poste actuellement occupé par M. Paul Biyoghe Mba.

Après l’annonce du décès du président Bongo Ondimba, le ministre de la défense nationale, Ali Bongo Ondimba, le fils du président défunt, a fait publier un communiquer annonçant la fermeture de toutes les frontières terrestres, maritimes et aériennes du pays.

Une rumeur insistante a fait état d’une tentative de putsch. M. Eyéghé Ndong est la première personnalité à évoquer publiquement cette question.

«Premier ministre de mon état au moment où le président nous quittait, j’ai assisté complètement ébahi, devant les comportements inimaginables et inacceptables de certains responsables de l’Etat gabonais au lendemain du décès du président de la République».

«Je n’ai pas compris pourquoi certains se sont arrogés le pouvoir d’exiger de modifier le gouvernement de la République. Moi, je ne l’ai pas compris et je ne l’ai pas accepté», a déclaré M. Eyéghé Ndong.

«(…) Nous sommes des Africains. Lorsque le corps du président était encore tout chaud, il y en a qui se préoccupait de leur positionnement au pouvoir pendant que nous étions en train de pleurer chaudement le président qui venait de décéder», a expliqué M. Eyéghé Ndong.

«Je n’ai pas compris ce comportement. Je n’ai pas compris non plus pourquoi, toujours à la recherche du positionnement au sein du pouvoir d’Etat, certains compatriotes ont tenté de faire basculer le pays», a-t-il dit, ajoutant que c’est face à ces dérives intolérables qu’il a eu à prononcer une allocution musclée lors des funérailles du président Bongo Ondimba.

Jean Eyeghe Ndong s’était illustré lors des obsèques du président Bongo à Libreville en dénonçant, dans une mémorable oraison funèbre, prononcée devant un parterre de chefs d’Etat, d’anciens chefs d’Etats, de représentants d’organisations internationales et de diplomates, les tractations qui se menaient dans les coulisses au sein du parti au pouvoir pour l’adoubement du fils du président défunt

«Certains se sont insurgés contre moi sous prétexte que ce n’était pas le lieu de parler comme ça (…) mais j’avais le devoir de le dire en ma qualité de Premier ministre», a-t-il dit.

«Ce n’était certainement pas le lieu de parler comme ça mais leur revenaient-ils d’entreprendre des démarches pour réclamer, alors que le président venait de décéder,
le changement de gouvernement. A commencer d’abord par le Premier ministre, bien sûr. Et surtout, proposer que ce Premier ministre soit remplacé à ce poste par son petit-fils, sous prétexte que c’est la même famille: La famille Bongo et la famille Léon Mba.

Le poste de Premier ministre, chef du gouvernement devait être confié à l’actuel ministre délégué à l’enseignement supérieur, M. Mba Andeme Théophile, dans le projet de gouvernement proposé à Mme Rose Francine Rogombé, président de la République par intérim, au lendemain du décès du président Bongo Ondimba.

M. Mba Andeme n’est autre que le fils de Mme Agnès Nyare Nkoghe, fille du président Léon Mba, le père de l’indépendance du Gabon, cousin germain de Jean Eyéghé Ndong, qui a démissionné de ses fonctions de Premier ministre vendredi dernier.

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