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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 00:08





Mercredi 22 juillet, 19h11 Seth Borenstein

Des chercheurs pensent avoir trouvé un "chaînon manquant" dans l'évolution du VIH, le virus du SIDA: il s'agit d'un germe infectieux très proche, qui entraîne une forte mortalité chez les chimpanzés contaminés vivant dans la nature, selon une étude publiée jeudi dans la revue "Nature".

Les chimpanzés sont les premiers primates en dehors de l'homme qui comptent un nombre significatif d'individus tombant malades à l'état sauvage à cause de ce virus. Le chimpanzé est le parent le plus proche de l'homme chez les primates et la découverte de cette maladie pourrait aider les médecins à mettre au point de meilleurs traitements ou un vaccin anti-SIDA pour les humains, selon les experts.

La version du virus du SIDA chez le chimpanzé s'appelle le virus de l'immunodéficience simienne (VIS), mais la plupart des espèces de singes qui en sont porteurs ne présentent ni symptôme ni maladie. "Si nous pouvions trouver pourquoi ces singes ne tombent pas malades nous pourrions peut-être en tirer des enseignements pour l'homme", explique Beatrice Hahn, principale auteure de l'étude et professeure de médecine à l'université de l'Alabama à Birmingham.

Les chercheurs ont étudié pendant neuf ans des chimpanzés dans leur habitat naturel au
parc national de Gombe, en Tanzanie. Ils ont découvert que les sujets infectés par le VIS avaient un taux de mortalité 10 à 16 fois plus élevé que ceux non infectés. Les singes infectés décédés présentaient des concentrations inhabituellement basses de protéines de lymphocytes
T, comparables aux niveaux observés chez les humains atteints par le SIDA, a précisé Mme Hahn dans un entretien téléphonique.

Lorsque les chercheurs ont examiné le VIS, ils ont découvert qu'il présentait un lien de parenté proche avec le VIH. "Du point de vue de l'évolution et de l'épidémiologie, ces données peuvent être considérées comme un 'chaînon manquant' dans l'histoire de la pandémie de VIH", estime le Dr Daniel Douek, un expert de l'Institut national américain d'allergie et des maladies infectieuses, qui n'a pas participé à l'étude.

Les différentes espèces de singes, à l'exception des chimpanzés, semblent survivre au virus en raison d'une forme d'adaptation, probablement au niveau des récepteurs des cellules, précise le Dr Douek dans un courriel. L'infection des chimpanzés est plus récente, et ils n'auraient ainsi pas eu le temps de s'adapter.

Selon Mme Hahn, les chimpanzés et les humains ont probablement contracté le virus de la
même manière, en mangeant des singes contaminés. Et ils l'ont propagé de la même manière, par les relations sexuelles.

De nombreux facteurs comme la chasse, la destruction de leur habitat et les maladies expliquent le déclin des populations de chimpanzés en Afrique, souligne Michael Wilson, co-auteur de l'étude et professeur d'anthropologie à l'université du Minnesota. Et il est difficile
d'évaluer l'impact du VIS sur ces animaux, désormais menacés de disparition.
"C'est une préoccupation", note M. Wilson. "La dernière chose dont ces chimpanzés ont besoin est une nouvelle cause de mortalité."

 AP


Sur Internet: Nature: http://www.nature.com/nature

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