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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 03:46




L’intolérance gâche le panaf

Par Djilali .B  Mardi 21 Juillet 2009 quotidien Liberté Alger

Le Panaf est terminé. L’information devrait faire plaisir à tous les “fous furieux”, intolérants, intégristes, racistes et conservateurs qui n’ont pas digéré son organisation.

Quelques encablures de la clôture du Festival panafricain qui a sorti Alger et l’Algérie de leur torpeur, ils ont agi en s’attaquant à la troupe centrafricaine à coups de pierres, de bouteilles et d’œufs lancés des balcons et fenêtres à Draria où se produisaient les danseuses de la troupe. Outre les blessés légers, une danseuse a été sérieusement touchée. Elle boitait, avait des bleus et des plaies. “Elle a pleuré toute la nuit”, nous a affirmé un membre de sa délégation qui n’a pas caché “son choc” devant l’acte de “ces voyous qui ne comprennent pas grand-chose à la culture”.

 On déplore deux blessées, dont l’une est restée, depuis, au village des artistes. “Elle porte des marques de coups aux pieds, des blessures ouvertes, et a des douleurs au niveau de la colonne vertébrale”, a précisé notre interlocuteur. Il a considéré que par rapport à toutes les manifestations, cet acte est isolé. Il a toutefois souhaité que la victime soit soumise à des examens approfondis et qu’elle bénéficie éventuellement d’une assistance médicale dans son pays avec l’aide de l’Algérie. Car le départ de la troupe était prévu pour ce matin à 1h, au même titre que les troupes congolaise et camerounaise.

Malgré la grande frayeur, la peur que cette incursion d’intolérance a provoquée, les responsables de la délégation ont su prendre les choses du bon côté. “Ce genre d’incident peut arriver dans les grandes manifestations”, a souligné M. Japande, responsable de la délégation de la Centrafrique, mettant en face les moments agréables du festival. La balance penche, selon lui, vers “ce peuple accueillant et ces moments très intéressants et enthousiastes” vécus par tous les membres de sa délégation.

 Incident minime, acte isolé provoqué par des voyous, estiment certains, malgré le grand choc que cela a produit, pour d’autres, proches du festival, c’est la manifestation de l’intolérance. Et l’on soupçonne les islamistes d’avoir encouragé cet acte, eux qui ne cachent pas leur intolérance, leur hostilité à la limite de l’allergie à toute chose culturelle perçue comme une perversion, loin de tenir compte des traditions, culture et pratiques des autres pays ou autres communautés. 

Déçu et choqué par ces comportements, un membre de l’organisation a estimé qu’au-delà de l’incident, c’est le Festival panafricain qui a été agressé. “C’est inexcusable, insupportable”, dit-il soulignant cette “honte” de jeter des pierres sur nos invités. Heureusement qu’il n’y a pas eu beaucoup d’incidents de ce genre. Ce que les organisateurs redoutaient d’ailleurs, au départ, étant donné le volume des activités et le nombre de troupes invitées à participer.

 Pourquoi le choix de Draria, Sidi Moussa… malgré le risque ? La programmation de spectacles dans ces communes a obéi à un double besoin. Besoin pour les organisateurs de trouver des espaces de présentation et celui des communes qui ont demandé à avoir une part des spectacles. “C’est vrai, reconnaît notre interlocuteur, que c’est osé et risqué, on savait certaines communes encore sous influence islamiste, mais il fallait le faire.” La satisfaction est venue toutefois de ces familles qui sont sorties, cette population venue voir les spectacles, ces moments de plaisir qui ont depuis des années quitté l’Algérie. “Nous sommes contents d’avoir réussi”, conclut notre interlocuteur. Même ton chez les autres délégations qui ont découvert une Algérie chaleureuse, accueillante et hospitalière, malgré l’intervention de quelques énergumènes abreuvés de la culture… de l’exclusion.

D. B.

 

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