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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 02:29




 

Si dans d’autres pays africains comme la Côte d’Ivoire par exemple, la communauté internationale et particulièrement les Nations Unies, s’est mobilisée et est montée fortement au front pour que cessent certaines exactions et violences dont s’étaient rendus coupables certains miliciens proches du régime en place, en Centrafrique, les anciens compagnons de rébellion appelés « libérateurs » et autres bras armés de Bozizé reversés depuis le 15 mars 2003 dans la garde présidentielle - presque tous bien connus du public pour être les auteurs des brutalités aveugles – auteurs des diverses exactions voire assassinats et crimes toujours restés impunis jusqu’ici, circulent librement dans le pays. Certains ont connu des promotions et même gagné plusieurs galons dans l’armée et pour certains ou bénéficié de stage de formation à l’étranger.

C’est le cas du tristement célèbre capitaine Eugène Ngaikoisset surnommé aussi « le boucher de Paoua » à cause de ses exploits criminels dans cette localité où il s’était illustré par de nombreuses exécutions sommaires de civils innocents ainsi que d’innombrables jeunes paysans. En dépit de toutes les enquêtes effectuées sur le terrain dans la zone, par différents organismes dont d’illustres responsables des Nations Unies, Amnesty International, Human Rights Watch ainsi que diverses ONG comme COOPI, Refugees International et bien d’autres encore, qui ont presque toutes débouché sur sa culpabilité, Bozizé s’est évertué jusqu’ici à protéger et défendre celui qu’il ose même appeler « brave officier ». Il l’a même nommé commandant en second de sa garde présidentielle et envoyé déjà une première fois pour un stage de formation en Afrique du Sud et doit y retourner une seconde fois pour un autre.

D’autres illustres criminels comme le fameux lieutenant Olivier Koudémon alias Gbangouma qui a également plusieurs assassinats dans son palmarès dont le dernier en date est celui début mars 2009 du commissaire Daniel Sama, ne sont nullement inquiétés et circulent librement dans la ville de Bangui. D’autres crimes, comme celui insolite et non moins odieux du commissaire Hervy Trépassé dont tout dans le modus operandi laisse à penser qu’il a été commandité par le pouvoir, demeurent toujours non élucidés à ce jour. Seule la mort a réglé le cas de quelques uns de ces criminels au lourd bilan comme le fameux Dogo ou encore Yango Kapita qui, avant de rejoindre l’au-delà, étaient tous aussi impunis et narguaient tout le monde.

Ce qui est fort étonnant, c’est l’immobilisme voire l’indifférence des représentants de la communauté internationale en Centrafrique qui n’arrivent pas à exercer la moindre pression que ce soit sur Bozizé pour qu’il fasse entendre raison aux éléments de sa soldatesque. On se souvient encore avec douleur du cas du pauvre sergent Sanzé qui après avoir abattu Yango Kapita, avait été bien mal inspiré de se rendre au BONUCA - dirigé à l’époque par le  représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU le général sénégalais Lamine Cissé - croyant se mettre à l’abri et qui l’a remis à la gendarmerie où il a été, sur instigation de Bozizé,  torturé avec une barbarie inouïe et sauvagement assassiné.

Quel seuil de violence et d’abomination Bozizé et sa clique doivent-ils atteindre pour que les représentants de cette communauté internationale en Centrafrique puissent-t-ils se remuer ? Quel degré d’horreur doivent-ils franchir pour qu’on les rappelle au moins à l’ordre ? Pour qu’il se décide à lâcher son ami Saifee Durbar, il a fallu que Paris fasse comprendre à Bozizé que sans ce lâchage, point d’admission à l’initiative PPTE pour la RCA. Visiblement, Paris a été compris puisque le décret limogeant Durbar a fini par être pris et cerise sur le gâteau, selon nos informations, Bozizé a même eu la délicatesse de faire remettre une copie sous pli fermé à l’ambassadeur de France à Bangui par porteur spécial. Comme quoi, les entêtements et autres rodomontades de Bozizé ont des limites. Tout en faisant parfois le zouave, il sait bien jusqu’où parfois ne pas aller.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique