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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 02:10




 

 

NOUAKCHOTT (AFP) - dimanche 19 juillet 2009 - 22h19 - Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a mené le coup d'Etat militaire en août 2008 en Mauritanie avant d'être élu dès le premier tour de l'élection présidentielle, veut mener une "lutte sans merci" contre la "gabegie" et se présente volontiers comme "le président des pauvres". Mais sa victoire a été immédiatement contestée par ses principaux opposants qui dénoncent un "coup d'Etat électoral" à l'issue de fraudes qu'ils qualifient de massives lors du scrutin de samedi.

Pour ses partisans, ce militaire de 53 ans, dont la moustache noire s'accorde à son austérité affichée, s'est démarqué de sa réputation d'homme discret, d'"homme de l'ombre", pour sillonner le pays en multipliant les discours publics, notamment dans les quartiers déshérités.

Il a multiplié les promesses, notamment d'une baisse du coût de la vie, tirant à boulets rouges contre "les malfaiteurs qui ont pillé le pays pendant des décennies".

Mais pour ses détracteurs, le général putschiste fait preuve d'un "populisme éhonté" et a utilisé les moyens de l'Etat pour sa propre ambition présidentielle.

Et ils ne lui pardonnent toujours pas d'avoir renversé le premier président démocratiquement élu (en mars 2007) du pays, Sidi Ould Cheikh Abdallahi, dont il était pourtant chargé d'assurer... la sécurité.

L'ancien chef de la garde présidentielle est né en 1956 à Akjoujt (au nord-est de Nouakchott) et est issu de la tribu maraboutique des Oulad Besbâ, fortement présente en Mauritanie et au Maroc voisin. Son père, commerçant, a longtemps vécu au Sénégal.

Mohamed Ould Abdel Aziz rejoint l'armée mauritanienne en 1977 à sa sortie de l'Académie royale militaire de Meknès au Maroc. Il gravit rapidement les échelons et est chargé de la mise en place et de la direction du bataillon formant la garde présidentielle créée sous le régime de Maaouiya Ould Taya (1984-2005).

Sous sa férule, ce corps de l'armée devient particulièrement influent dans la vie politique mauritanienne, jusqu'à être à l'origine du coup d'Etat militaire ayant renversé le président Ould Taya en août 2005.

Le général Ould Abdel Aziz a d'ailleurs fait partie de la junte qui a dirigé le pays de 2005 à 2007 avant de donner le pouvoir aux civils à la suite d'élections démocratiques transparentes, saluées par la communauté internationale.

Très discret mais connu pour sa détermination, il s'était distingué par son soutien actif, maintes fois dénoncé par l'opposant Ahmed Ould Daddah, à la candidature de Sidi Ould Cheikh Abdallahi lors des élections présidentielles de 2007.

En janvier 2008, le colonel Ould Abdel Aziz est promu au grade de général et est nommé chef d'état-major particulier du chef de l'Etat. Mais certains observateurs lui prêtaient la volonté de continuer à avoir son mot à dire en politique.

Il est particulièrement actif dans la lutte contre le terrorisme, se démarquant ainsi de la ligne du chef de l'Etat, critiqué pour ne pas prendre cette menace suffisamment au sérieux.

Les relations entre les deux hommes se dégradent rapidement. Voulant se soustraire à son influence, le président le remplace brutalement par décret le 6 août 2008 au matin.

Quelques heures plus tard, le général Abdel Aziz prend la tête des putschistes pour le renverser et annule toutes les récentes nominations présidentielles au sein de l'armée.

Quelques jours plus tard, il affirme que la junte n'a pas fait le coup d'Etat "par désir de prendre le pouvoir et encore moins pour y rester".

 

 

NDLR : Encore un dont l’itinéraire ressemble à s’y méprendre, à celui de Bozizé. De putschiste autoproclamé comme ce fut le cas du centrafricain, puis un passage par les urnes et l’affaire est dans le sac. Cette légitimation par les urnes va-t-elle mettre pour autant un terme à cet interminable coup d’Etat en Mauritanie ?

 

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