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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 14:35




 Il apparaît de plus en plus que clair que le procureur de la Cour Pénale Internationale a des comptes personnels à régler avec Jean-Pierre Bemba. Pas besoin de faire un dessin pour comprendre que Moreno Ocampo cherche par tous les moyens comment coincer le leader du MLC et ne rate aucune occasion pour y aller avec toute la haine et la hargne possibles. En mission en Ituri depuis la semaine dernière, Moreno s’est arrangé pour revenir sur le cas Bemba à la faveur d’une conférence de presse à Bunia dans des termes sans équivoque pour confirmer sans gêne que J.P Bemba sera condamné à des peines lourdes car il dispose des preuves tangibles que ce dernier commandait ses troupes à Bangui et était au courant des crimes que ses troupes commettaient dans la capitale centrafricaine. Ce qui choque davantage dans le comportement de Moreno Ocampo, c’est le manque de compassion à l’égard de quelqu’un qui vient à peine de perdre son père et qui en plus bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à un jugement définitif à l’issue d’un procès équitable et juste. Mais avant que les juges ne se soient prononcés, le procureur a déjà tranché!

A tout le moins, cet acharnement à l’endroit de notre compatriote dissimulerait un véritable complot qui, selon certaines officines, viserait à créer une jurisprudence pénale internationale pour exercer un chantage éhonté sur les dirigeants africains, surtout lorsqu’il faudra leur arracher des conventions internationales concernant la biodiversité et le problème d’eau potable dès lors qu’il est de plus en plus évident que les puissances occidentales ont du mal à se mettre d’accord pour réduire l’émission des gaz à effet de serre. Au tout dernier sommet du G8, les divergences ont apparu et aucun accord n’a été trouvé entre les Etats les plus riches au monde. Or, l’on sait que c’est en Afrique centrale que tous les regards sont tournés et plus particulièrement en RDC qui possède le 3/5ème des forêts encore vierges du continent. Selon des prévisions scientifiques les plus hardies, il est établi que dans vingt ans, de nombreux pays du Moyen et d’extrême Orient ainsi que certains pays d’Afrique comme le turbulent Rwanda voisin auront des besoins énormes en eau potable qu’ils ne pourront trouver qu’au pays de P.E. Lumumba. Absence des preuves à charge de Bemba L’acharnement d’Ocampo sur notre compatriote commence à déranger.

 Dans un premier temps, la chambre préliminaire n’avait pas retenu la responsabilité pénale personnelle de J.P. Bemba, faute de preuves tangibles. Il fut prié de requalifier les faits par rapport à la qualité de chef hiérarchique des troupes envoyées à Bangui. Plusieurs questions de droit se posent alors. La première est d’apporter des preuves palpables établissant que l’inculpé se trouvait sur le terrain des opérations au moment des faits, en démontrant le lien de subordination entre Bemba et ses troupes en opérations à Bangui. Or, le leader du MLC n’a jamais mis ses pieds à Bangui. Comment pouvait-il commander ses troupes à distance sans passer par le haut commandement centrafricain ? Ensuite, lorsque des rumeurs faisant état des exactions commises par ses troupes sur des populations civiles étaient répandues, J.P. Bemba avait saisi par lettre l’Etat-Major de la force onusienne basée en Centrafrique pour lui demander de mener des enquêtes afin d’établir les responsabilités. Ce qui n’a jamais été fait. Mais, une fois les troupes revenues à Gemena, J.P. Bemba avait instruit la justice militaire d’ouvrir des actions judiciaires à charge des éléments reconnus coupables des crimes de guerre qui furent condamnés à de lourdes peines.

Deux poids deux mesures

Par ailleurs, il y a quelque temps Martin Ziguélé, ancien premier ministre du gouvernement d’Ange-Félix Patassé, a déclaré que toutes les troupes étrangères et nationales venues à la rescousse du régime en butte à la rébellion de François Bozize étaient placées sous le commandement du président de la République , en sa qualité de commandant suprême, de l’Etat Major Général de l’armée centrafricaine et du ministre de la Défense. On aimerait savoir pourquoi le procureur argentin n’a toujours pas lancé des mandats d’arrêt à charge de ces trois personnalités ou de hauts responsables des pays qui avaient envoyé des troupes à Bangui, en l’occurrence le Tchad et la Libye. D’ailleurs c’est ce dernier pays qui avait équipé en armes, munitions et uniformes toutes les troupes en expédition en Centrafrique pour freiner l’avancée des éléments rebelles de François Bozize. De ce point de vue, le procès contre Bemba s’annonce chaud car outre les témoins à charge et à décharge, il faudra entendre toutes les personnalités ayant exercé des fonctions importantes au moment des faits criminels imputés aux troupes du MLC. Une autre question qui sera posée, sera celle de savoir pourquoi le procureur argentin n’a toujours pas effectué des enquêtes dans la partie Nord de la RCA contrôlées par les rebelles de François Bozize.

Un avocat centrafricain qui dirigeait aussi une Ong de défense des droits de l’homme et qui venait d’effectuer des enquêtes dans la partie jadis contrôlée par la rébellion de François Bozize avait été assassiné dans des circonstances demeurées floues jusqu’à ce jour. En suivant la logique du procureur argentin, bon nombre de dirigeants africains seraient dans son collimateur. Comme il est établi que le nombre des déplacés dépasse 400.000 personnes dans les territoires où se sont déroulées les opérations militaires conjointes rwando-congolaises en plus des crimes contre l’humanité, on s’attend à ce qu’Ocampo lance un mandat d’arrêt à charge du président Paul Kagame. L’acharnement du procureur argentin sur les africains a énervé les chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet de Syrte qui ont fini par prendre une résolution demandant à tous les membres de l’Union Africaine de ne plus collaborer avec la Cour Pénale Internationale. Et dans de nombreux cercles politiques, on s’étonne que cette cour pénale internationale ne s’est jamais intéressée aux crimes contre l’humanité commis en Palestine, en Birmanie, en Géorgie, en Irak, en Iran, en Colombie, en Erythrée, etc.


Castro
Kinshasa, 16/07/2009 (Le Phare, via mediacongo.net)

 

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