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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 19:14




APA-Kampala 2009-07-14 14:45:03 (Ouganda) Le secrétaire d’Etat ougandais pour les Affaires internationales, Henry Oryem, a confirmé mardi que le Directeur général de la police nationale de son pays avait reçu des instructions pour procéder à l’arrestation immédiate du président soudanais, Omar el Bechir, s’il foulait le sol ougandais, conformément aux dispositions du mandat d’arrêt lancé contre le dirigeant soudanais par la Cour pénale internationale (CPI).

Ces propos de M. Oryem contredisent ceux du ministre d’Etat Sam Kuteesa, qui disait vendredi dernier lors du Sommet de l’Union Africaine en Libye, que l’invitation adressée par l’Ouganda à Bechir de venir en visite à Kampala pour le ‘Smart Partnership Dialogue’ (Dialogue de partenariat intelligent) n’était nullement un traquenard pour le faire arrêter.

M. Oryem avait tenu lundi une conférence de presse commune avec le Juge en chef de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, durant laquelle il avait annoncé que le chef de la police de son pays avait reçu le mandat d’arrêt contre El Bechir, accusé de crimes contre l’humanité et d’autres atrocités commises dans le région soudanaise du Darfour.

A ce propos, M. Ocampo avait déclaré que l’Ouganda, qui est signataire du Statut de Rome instituant la CPI avait l’obligation d’arrêter el Bechir s’il venait à mettre les pieds en Ouganda, vers le fin du mois prochain.

Il a précisé que le dirigeant soudanais pouvait se rendre dans d’autres pays non membres de la CPI, mais ne pouvait ni participer à la prestation de serment du président sud-africain, Jacob Zuma, ni voyager librement au Botswana.

Il a également réaffirmé que les résolutions prises par l’Union Africaine ne s’appliquaient pas à CPI, puisque l’Union Africaine (UA) n’est pas membre de la CPI.

M. Ocampo a par ailleurs révélé qu’il s’était rendu en RD Congo où il a eu des discussions avec la Mission de paix de l’ONU au Congo (MONUC) et avec les autorités congolaises au sujet de l’arrestation imminente des chefs rebelles ougandais de la l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) qui terrorisent l’Ouganda depuis deux décennies.

Il a expliqué que le Congo et la République Centrafricaine (CAR) apportaient leur appui à cette opération.

Il a aussi expliqué que le Kenya envisageait d’utiliser le modèle ougandais pour juger, au niveau local, les exécutants des violences post-électorales et remettre leurs chefs à la CPI.

Pour sa part, l’ambassadeur du Soudan en Ouganda, el Sadiq, a déclaré que si l’Ouganda arrêtait el Bechir, ce serait un coup dur porté aux relations entre les deux pays voisins.

Il a estimé que la CPI entretenait une cabale contre El Bechir, invitant l’Ouganda à ne pas passer outre les résolutions de l’Union Africaine, tant que Mbeki Thabo n’aura pas terminé ses investigations et rendu son rapport sur cette question.

Luis Moreno Ocampo devait rencontrer mardi le président ougandais, Yoweri Museveni.

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