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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 19:03




  Le candidat du MLPC Martin Ziguélé et la délégation qui l’a accompagné dans sa tournée dans l’Ouham-Pendé et la Nana-Mambéré, ont quitté la ville de Bouar ce jour 14 juillet après avoir tenu un important meeting avec la population de cette ville. Arrivés à la barrière de Bossembélé (157 km de Bangui) aux environs de 17h 30 heure locale, les passeports de toute la délégation y compris celui de Martin Ziguélé ainsi que les cartes parlementaires des trois députés qui l'accompagnaient ont été ramassés et enregistrés avec la filiation des intéressés par les élements du capitaine Semndiro qui ordonne par talky-walky qu'ils soient conduits à sa base.

 Entre temps alertés, le commissaire de police de la ville et le commandant de brigade de la gendarmerie arrivent sur les lieux, récupèrent  et restituent à leurs propriétaires, les passeports et cartes parlementaires et décident d'escorter toute la délégation jusqu'à 7 km hors de la ville, conformément aux instructions qu'ils auraient reçues de Bangui.  Le capitaine Vianney Semndiro lui,  voulait absolument les arrêter on ne sait trop pourquoi a été contourné et n'a pu réaliser son forfait.

C’est après avoir fait traverser entièrement la ville de Bossembélé à Martin Ziguélé et toute sa suite - composée notamment des députés Christophe N'douba de Paoua 2, Barthelémy Boua de Koui et Joseph Zoukétia Boykota de Paoua 1 dont le ministre d’Etat Cyriaque Gonda a cru devoir annoncer prématurément la mort à l’ouverture d’une assise de son parti samedi dernier - que le commandant de la brigade de gendarmerie et le commissaire de police de Bossembélé ont pris congé et fait demi-tour pour regagner leur base.

Cette fâcheuse situation, caractéristique d’une république bananière, illustre parfaitement la nature réelle du régime de Bozizé qui est bel et bien une dictature sanguinaire qui se prépare frénétiquement à réaliser un hold-up électoral pour s’accrocher au pouvoir par la force et la fraude. Ce que viennent de vivre le candidat du MLPC et sa suite est proprement scandaleux et doit être dénoncé et condamné par tous les démocrates avec la dernière énergie. C’est inadmissible que des fils du pays ne puissent pas circuler librement à travers leur territoire, de surcroît à l’approche d’importantes échéances électorales qui doivent décider de l’avenir des Centrafricains et de leur pays.

Tous les Centrafricains, les partis politiques de l’opposition, les patriotes et démocrates de tous bords, doivent dénoncer et condamner fermement les intolérables agissements du capitaine Vianney Semndiro et tous ceux de son acabit qui prennent de toute façon leurs ordres et instructions directement de Bozizé, et exiger de ce régime dictatorial de Bozizé que cessent toutes ces entraves à la liberté de circulation et d’expression des citoyens.

Tous ces obstacles à la liberté de circulation, toutes ces entraves au libre exercice de la démocratie que dressent impunément Bozizé et son clan, doivent édifier et interpeller les décideurs des pays amis et autres partenaires de la communauté internationale qui commencent déjà à rivaliser dans l’annonce des montants de leur contribution au financement des élections qui profilent à l’horizon. Financer des élections est certes important mais n’est pas une condition suffisante pour garantir la fiabilité, la crédibilité et la transparence de celles-ci.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique