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NDLR : Si l'information que donne ci-dessous notre confrère lindependant-cf.com est confirmée, et il n'y a pas
lieu d'en douter, l'intéressé lui-même l'ayant annoncé au téléphone depuis le Tchad, il y a tout lieu de s'interroger sur les motivations réelles et les raisons précises qui ont conduit les
autorités tchadiennes à prendre cette décision. Il y a seulement quarante huit heures, Bozizé faisait encore part sur les antennes de RFI de son souhait qu'elles (les autorités
tchadiennes) puissent tirer au clair les "agissements" (sic) de Massi sur leur territoire avant son arrestation. Autrement dit, il devrait continuer à rester autant que possible
dans les geôles tchadiennes. Voilà que brusquement Massi retrouve sa liberté. Bozizé aussi doit se poser des questions sur l'attitude de son parrain. N'est-ce pas un coup de Jarnac de
son suzerain Déby à son égard ? Wait and see...
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Charles Massi remis en liberté
Le leader de la CPJP (Convention des patriotes pour la justice et la paix), groupe rebelle actif dans le nord-est du pays, le Colonel Charles Massi, qui nous a joint au téléphone depuis Ndjamena où il se trouve encore a été libéré après une « longue garde à vue », selon ses propres termes.
Difficile pour l’heure d’affirmer qu’il n’y aura plus de suite judicaire dans ce dossier, tant l’attitude de Ndjamena ne semble pas lisible.
Toutefois, cette libération intervient soixante douze heures après la diffusion sur RFI (Radio France Internationale) d’une interview du président centrafricain, qui n’a manifestement pas fait mystère de son souhait de voir Charles Massi croupir encore en prison. « Avec le temps ça ira bien, il faut qu’on sache un peu de quoi il s’agit », avait répondu François Bozizé à Christophe Boibouvier, qui l’interrogeait sur le cas Massi.
A rappeler que le 3 juin dernier, les autorités tchadiennes ont annoncé, l’arrestation dans le sud du Tchad non loin de la frontière centrafricaine du président de la CPJP, qui selon le ministre tchadien de l’intérieur Ahmat Mahamat Bachir, s’apprêtait à rejoindre ses troupes en territoire centrafricain.
Jeudi 09 Juillet 2009
Source : http://www.lindependant-cf.com