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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 20:45





 Bangui, (AFP) 03 juillet 2009 18h59 - L'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), une ex-rébellion centrafricaine, a accusé des Soudanais de financer les auteurs des attaques meurtrières de juin à Birao (nord-est de la Centrafrique), en présentant Khartoum comme leur soutien.

Les assaillants "sont financés par deux Soudanais: Abdelkarim Djenena, un conseiller à Am-Dafok, et Ahmat Souar, un autre dignitaire d'Am-Dafok" (environ 70 km à l'est de Birao), proche de la frontière avec le Soudan, accuse Zakaria Damane, chef de l'UFDR, dans un communiqué non daté reçu vendredi par l'AFP.

Les deux Soudanais présumés n'étaient pas connus à Khartoum comme conseillers du président Omar el-Béchir et aucun commentaire n'avait pu être obtenu de source officielle centrafricaine sur les allégations de M. Damane, dont le mouvement est engagé dans le processus de paix en cours en Centrafrique.

Le 6 juin, des dizaines d'hommes armés ont attaqué à Birao un site de l'UFDR, faisant au moins 27 morts selon des témoins. Le 21 juin, un autre assaut y a fait dix morts, selon l'ex-rébellion. De source policière, on a fait état de 43 morts et 16 blessés lors des deux attaques.

"Abdelkarim Djenena est un conseiller du Soudan et (...) depuis 2002, il s'active à fournir des armes et autres moyens militaires à des groupes pour s'attaquer aux populations centrafricaines et déstabiliser la Centrafrique sans la moindre réaction" de Khartoum, déclare Zakaria Damane dans son communiqué ayant pour origine Tiringoulou (nord-est).

"Le gouvernement soudanais, qui a tous les moyens d'information à sa disposition, en est l'artisan mais ne fait qu'utiliser Abdelkarim Djenena", ajoute-t-il.

"Puisque le gouvernement centrafricain ne fait rien pour arrêter cet état de fait, (...) l'UFDR se réserve le droit d'arrêter l'entrée et la circulation des Soudanais sur le sol centrafricain en fermant la route" principale menant à Am-Dafok, indique-t-il, sans plus détails.

Les relations entre la Centrafrique et le Soudan s'étaient tendues en 2006, avec la fermeture, en avril, de leur frontière à l'initiative de Bangui qui avait dénoncé à plusieurs reprises des incursions d'hommes armés venus du Soudan.

En novembre 2006, le président centrafricain François Bozizé avait accusé Khartoum et Omar el-Béchir "d'agresser" son pays via l'UFDR, qui avait alors conquis plusieurs localités du Nord-Est.

M. Bozizé avait ensuite effectué en août 2007 une "visite de travail" à Khartoum, marquant la fin officielle de la brouille. Quatre mois auparavant, l'UFDR avait signé avec Bangui un accord de paix.

En janvier, un responsable de l'UFDR a fait son entrée au gouvernement sur recommandation d'un forum sur la paix en Centrafrique.


NDLR : Ces accusations que porte ce responsable de l'UFDR contre le Soudan paraissent relever d'une grossière manipulation dont l'auteur principal n'est autre que Bozizé qui veut jouer lui aussi, à la victime du Soudan. C'est dans l'air du temps de charger le bodet du président soudanais qui a déjà maille à partir avec le procureur de la CPI. Comme son maître de N'djaména passé maître dans ce jeu consistant à tenir le président El Beshir pour responsable de tous les maux du Tchad, Bozizé aussi s'y met.  Il a juste à recourir  à cet effet aux services de Zakaria Damane de l'UFDR qui est tout disposé.


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Centrafrique-Presse.com - dans Nation