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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 16:02




 


 BRUXELLES, Royaume de Belgique, 1er juillet 2009/African Press Organization (APO)/ — Louis Michel, Commissaire européenne au Développement et à l’aide humanitaire, a exprimé sa préoccupation au sujet de la crise en cours au Niger.


“Je suis très inquiet quant à l’évolution de la situation politique au Niger. Il s’agit d’un pays qui a joui d’une stabilité intérieure dans les dernières dix années et aujourd’hui tout risque d’être remis en question. Tout changement de la Constitution, notamment dans ses articles fondamentaux, ne devrait pouvoir se faire en absence d’un cadre consensuel et inclusif. Par ailleurs afin d’assurer le fonctionnement démocratique de l’Etat il tout aussi essentiel que les institutions républicaines, comme la Cour Constitutionnelle, puissent jouer leur rôle de garants des règles et que leurs arrêts soient respectés à la lettre par tout le monde.”


M. Michel a ajouté, “Je souhaite faire part de cette préoccupation directement au Président Tandja, à qui je suis dans l’obligation de rappeler que les décisions de ces derniers jours remettent gravement en question les éléments essentiels de l’Accord de Cotonou signé entre l’Union Européenne et le Niger, ce qui pourrait avoir des conséquences directes sur notre coopération.”


Cette déclaration fait suite à la suspension de la Cour Constitutionnelle par le Président nigérien, trois jours après que ce dernier se soit octroyé des pouvoirs exceptionnels au titre de l’article 53 de la Constitution du Niger, en empêchant ainsi la Cour de se prononcer sur une telle décision prise en absence d’une Assemblée Nationale en exercice. L’Assemblée Nationale avait été dissoute par le même Président Tandja en mai dernier suite aux divergences sur la possibilité de procéder à un referendum modifiant la Constitution dans le sens d’autoriser un troisième mandat présidentiel.

 

SOURCE : European Commission

 

NIGER : LES MANŒUVRES DU PRESIDENT TANDJA PROVOQUENT L’IRE DE PARIS

 Désireux de s'adjuger les pleins pouvoirs et de prolonger son mandat de trois ans, le chef de l'État nigérien, Mamadou Tandja, a dissous la Cour constitutionnelle lundi. Non sans susciter l'inquiétude de Bruxelles et de Paris.

 La France s'est élevée avec vigueur mardi contre la dissolution de la Cour constitutionnelle du Niger par le président Mamadou Tandja, qui s'est adjugé les pleins pouvoirs dans la perspective d'un référendum qui pourrait lui permettre de prolonger son mandat de trois ans.

« Nous sommes inquiets de la décision du président Tandja de dissoudre la Cour constitutionnelle nigérienne, qui constitue un signal négatif pour la démocratie nigérienne et la stabilité du pays », dit un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

« Cette décision (...) se situe en dehors du cadre constitutionnel », souligne le Quai d'Orsay.

Le président Tandja, 71 ans, achève le 22 décembre un second mandat de cinq ans, sans possibilité de briguer sa réélection aux termes de la constitution en vigueur depuis 1999. Cette Loi interdit également toute modification de la durée du mandat.

Mais le chef de l'Etat a convoqué les électeurs aux urnes le 4 août pour qu'ils se prononcent par référendum sur une nouvelle constitution devant légaliser son maintien au pouvoir, alors même que la Cour constitutionnelle a jugé un tel scrutin contraire à la constitution.

Mamadou Tandja a limogé lundi les sept juges qui s'opposaient à son projet de référendum et suspendu à titre provisoire les compétences de la Cour en matière constitutionnelle et électorale. La haute juridiction est aussi temporairement privée de ses prérogatives de contrôle de la régularité et de la transparence des référendums et élections politiques.

La France, ancienne puissance de tutelle du Niger, en est l'un des principaux investisseurs. Le groupe français Areva s'est ainsi engagé à consacrer 1,2 milliard d'euros au développement de la mine d'uranium d'Imouraren.

« La France est très attachée au respect des acquis démocratiques et au maintien de la stabilité au Niger, et suit avec la plus grande attention l'évolution de la situation », poursuit le Quai d'Orsay.

A Bruxelles, la Commission européenne a mis en garde Tandja contre les conséquences possibles de son projet sur l'aide européenne. « Les décisions de ces tout derniers jours soulèvent de graves questions sur les principales clauses de l'accord de Cotonou entre l'UE et le Niger », a réagi le commissaire européen au Développement, Louis Michel.

Le président nigérien a remanié son gouvernement lundi, maintenant à son poste le Premier ministre Seini Oumarou et nommant huit nouvelles personnalités appartenant toutes à des organisations soutenant le projet de référendum constitutionnel.

 Le projet a suscité des manifestations de l'opposition et des syndicats. Il a aussi été dénoncé par des institutions régionales comme la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

 30  juin  2009

Source : http://www.france24.com

 

 

 

 

 

 

 

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