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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:17





 

Linternationalmagazine.com, publié le 30/06/2009

L’assassinat le 2 mars dernier du Président bissau-guinéen, Bernardo Joao "Nino" Vieira, a été le dernier sur cette longue liste macabre de chefs d’Etat tués dans l’exercice de leur fonction.

Au total, 31 chefs d’Etat africains ont été assassinés en moins de 40 ans après les indépendances, a déploré dimanche à Syrte le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Jean Ping, à l’ouverture de la 15ème session du Conseil exécutif de l’UA.

Cette moyenne approximative d’un Chef d’État tué par an marque une "évolution politique régressive, inquiétante et qui appelle une réponse cohérente de la part des instances compétentes de notre union" a fait savoir Jean Ping.

Cette évolution malheureuse appelle aussi a une réflexion profonde sur le métier de Chef d’État en Afrique, du statut et de sa sécurité du Chef d’État africain. L’atroce assassinat du Président bissau-guinéen, Bernardo Joao "Nino" Vieira, le 2 mars dernier, a été le dernier sur cette longue liste macabre de chefs d’Etat tués dans l’exercice de leur fonction.

Jean Ping est aussi revenu sur la situation actuelle à Madagascar, en Mauritanie, ou encore en Guinée.

Parlant de Madagascar, le Chef de l’exécutif africain a fait clairement comprendre que ce pays a basculé en mars dernier dans une situation anticonstitutionnelle ce qui a entrainé sa suspension de toutes les activités de l’Union Africaine. L’auteur du coup d’État n’étant pas reconnu par la communauté internationale.

En Mauritanie, le processus de sortie de crise consensuelle vient d’aboutir avec la signature vendredi dernier du décret nommant le gouvernement de transition qui va conduire le pays aux élections du 18 juillet prochain. Ce décret a été signé par le Président renversé, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

En ce qui concerne la Guinée, Jean Ping a souligné la préoccupation du Groupe de contact international face aux incertitudes qui entourent la conduite de la transition et le peu de progrès réalisé dans le chronogramme accepté par les parties vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel et la tenue des élections avant la fin 2009.

Le Niger et la somalie : des bombes à retardement

Le Président de la Commission de l’Union africaine a aussi noté que les récents événements autour de la Constitution du Niger "ne peuvent manquer d’interpeller l’UA, eu égard aux risques de dérapages éventuels".

Dans ce pays en effet, un homme, le Président Mamadou Tandja, veut réviser la Constitution pour briguer un troisième mandat à la tête du pays. Une situation dénoncée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui a lancé un appel aux autorités nigériennes pour qu’elles veillent au respect de la Constitution et de l’Etat de droit. Mais le Président Tandja préfère privilégier ses ambitions personnelles, au risque de précipiter le pays dans une guerre civile.

Concernant la Somalie, le Président de la Commission de l’UA avoue que les "derniers développements sont préoccupants car tendant à saper le processus de réconciliation, de même que la stabilité régionale".

Quant à la situation au Darfour, dans l’ouest du Soudan, Jean Ping souligne que beaucoup reste à faire pour "restaurer la paix et la sécurité dans cette région meurtrie". Mais il ajoute que l’action de la mission hybride des Nations unies et de l’Union africaine commence à porter ses fruits.

Des recommandations concrètes de l’UA

Lors de la 12ème conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, qui s’est tenue en février dernier à Addis- Abeba, en Ethiopie, les dirigeants africains avait demandé à la Commission de l’UA de présenter des recommandations concrètes pour la mise en œuvre de mesures préventives adéquates contre les changements anticonstitutionnels de gouvernement.

Jean Ping a informé le Conseil exécutif qu’une réflexion préliminaire sur la question a été préparée par sa Commission. Les travaux du Conseil exécutif de l’UA seront sanctionnés, mardi, par des décisions ainsi que des propositions à soumettre à l’adoption des chefs d’Etat et de gouvernement qui débuteront leur session, mercredi à Syrte.

 

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