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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 04:18





Un ami sulfureux peut en cacher un autre

Par décret diffusé dans la soirée du jeudi 25 juin à Bangui, Bozizé a dissout la cellule mixte des finances (CEMIFI) qui est une structure chargée du contrôle a posteriori de la régularité des opérations douanières et fiscales du ministère des finances. C’était pourtant un service mixte comme son nom l’indique, composé de douaniers, de fonctionnaires des impôts et du trésor public dont la création, la mise en place et l’appui financier, matériel et logistique - ont été suggérés et assurés par les institutions de Bretton Woods, FMI et Banque Mondiale -  afin d’optimiser les performances du recouvrement des recettes budgétaires des différentes administrations fiscales. C’est depuis 2002 que la CEMIFI a vu le jour et est à pied d’œuvre.

La raison de cette décision tient sans doute à un incident sérieux qui s’est produit il y a environ une quinzaine de jours à propos de la gestion du traitement d’un dossier douanier qui a opposé la CEMIFI à la prétendue société de détection des importations frauduleuses (SODIF), un scandaleux service privé de douane parallèle à celui de l’Etat, monté de toute pièce par Bozizé et son sulfureux ami, l’ancien légionnaire et mercenaire Armand Ianarelli, pour les besoins de leur prédation des maigres moyens du pays et dont Centrafrique-presse a parlé dans ses précédentes et récentes parutions.

A la suite du différend avec les fonctionnaires de la CEMIFI, Armand Ianarelli  les a menacés et promis de recourir à l’intervention de Bozizé en personne pour régler leurs comptes. C’est maintenant chose faite. Bozizé a donné raison à son ami et complice mafieux contre les agents de l’Etat en dissolvant cet important service recommandé et mis en place par le FMI et la Banque Mondiale. On le voit, les intérêts de Bozizé et ses sulfureux amis et complices de prédation sont diamétralement opposés à ceux du pays. Rien a priori ne pouvait justifier cette mesure si ce n’est la volonté de ses auteurs de s’en mettre plein les poches.

Centrafrique-presse avait révélé il y a quelques jours les projets démentiels d’Ianarelli et Bozizé de tuer toute concurrence locale en ouvrant bientôt la plus grande boulangerie pâtisserie du pays ainsi que leur gigantesque projet pour lequel ils ont sollicité et obtenu l’agrément du ministère du commerce, d’importer et revendre plus de 60.000 tonnes de farine de blé par an outre les 20.000 tonnes ainsi que de centaines de  kilogrammes d’ingrédients qu’ils comptent faire venir pour le fonctionnement de leur boulangerie pâtisserie.

Selon certaines informations de source gouvernementale, l’examen du dossier centrafricain par le FMI au sujet de l’admission ou non du pays à l’initiative dite pour les  pays pauvres très endettés (PPTE) prévu le jeudi 25 juin, aurait été reporté au 29 juin prochain. On a quelque mal à s’expliquer la logique qui préside à la prise par les autorités centrafricaines, de décisions aux conséquences désastreuses sur le plan économique et financier pour le pays. Bozizé ne peut convaincre personne qu’en continuant de présider comme il le fait, le comité de trésorerie, il permet l’assainissement des finances publiques bien au contraire.

Centrafrique-presse a publié il n’y a pas si longtemps, un récapitulatif sous la signature du ministre délégué aux finances et au budget, de dépenses dites exceptionnelles du gouvernement où on s’aperçoit que beaucoup d’argent est mis de côté pour financer d’inutiles dépenses politiques et de prestige du pouvoir en violation des règles d’orthodoxie financière d’un Etat. Suite à la publication de ce scandaleux document, le ministre signataire du document a été fortement soupçonné par la présidence d’être à l’origine de la fuite des informations qu’il contient.  

C’est même parce qu’il est un beau frère à Bozizé qu’Abdallah Kadre demeure encore dans le gouvernement selon certaines sources autorisées mais ses rapports avec le ministre titulaire des finances, Albert Gbesse, seraient actuellement très mauvais. C’est une banale affaire d’achat de véhicules pour le service des impôts effectué à Dubaï par le ministre délégué aux finances qui en serait à l’origine, le ministre titulaire reprochant à son délégué d’avoir empoché une partie de l’enveloppe prévue à l’acquisition des véhicules en question. On le voit, la confiance règne entre les membres du gouvernement Bozizé…     

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique