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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 21:59




AP | 24.06.2009 | 18:13

La cour d'appel de Paris a donné mercredi un avis favorable à l'extradition d'un ancien enfant soldat de 23 ans, réfugié politique en France et originaire de la République démocratique du Congo, vers la Belgique qui le réclame pour s'être soustrait en novembre 2008 à une mesure d'internement d'office après sa condamnation en mai 2006 pour les vols de deux téléphones portables.

Narcisse M. fait actuellement l'objet d'un placement d'office du préfet de police de Paris dans un hôpital parisien depuis le 28 novembre 2008. En mai 2006, la cour d'appel de Liège l'a condamné pour les vols avec violence de téléphones portables de deux prostituées puis, en raison de son état psychologique, il a fait l'objet d'une mesure de sûreté d'une durée indéterminée dans un hôpital-prison belge.

Un hôpital-prison qu'il n'a pas réintégré au terme d'une permission de sortie en octobre 2008 pour revenir en France, où il avait été accueilli à l'âge de 17 ans après avoir été exfiltré, selon le médecin qui le suit à Paris, des groupes d'enfants soldats de Centrafrique. Il s'était ensuite rendu en Belgique où il a retrouvé sa mère, mariée à un diplomate centrafricain.

Les autorités judiciaires belges le réclament en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis en mars 2009 afin qu'il purge cette mesure de sûreté dont la durée est soumise à un examen périodique d'une Commission de défense sociale, l'autorité compétente qui peut accorder au malade une permission de sortie.

Lors de l'audience, son avocat, Me Robert Gastone, avait expliqué aux magistrats de la chambre de l'instruction que le jeune homme est sous le coup d'un "ordre de quitter le territoire" belge, à savoir une mesure d'expulsion à l'issue de sa peine. "La Belgique souhaite le récupérer pour le soigner puis le renvoyer", a-t-il déclaré à la cour estimant que ce mandat d'arrêt européen était totalement disproportionné par rapport aux faits reprochés aux jeunes hommes.

"Cette histoire est folle", s'est insurgée le Dr Catherine Khripounoff, son médecin traitant, qui précise qu'un "projet de prise en charge médicale et éducative" était en cours et qu'elle souhaite que le jeune homme, sous neuroleptiques, soit placé dans un "foyer thérapeutique" en raison de son incapacité à vivre seul.

Me Robert Gastone a indiqué à l'Associated Press qu'il allait déposer un pourvoi en cassation contre cette décision de la chambre de l'instruction.

En 2006, les Nations Unies estimaient à 250.000 le nombre d'enfants associés aux forces militaires nationales ou aux groupes armés d'opposition dans le monde, dont 100 000 en Afrique. AP

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Relations Internationales