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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 20:42


  

    Bozizé et son argentier Sylvain Ndoutingai





                                Saifee Durbar

 

Selon des informations dignes de foi, Bozizé et l’indéboulonnable ministre des mines Sylvain Ndoutingai ont enfin décidé de se débarrasser du boulet que représentait la présence dans le gouvernement centrafricain comme vice-ministre des affaires étrangères et de la coopération d’un personnage aussi sulfureux que l’escroc indo-pakistanais Saifee Durbar qui vit à Londres ainsi que l’ancien maire d'Agboville et ex ministre d’Etat en Côte d'Ivoire, Denis Gnassou Ossey, dont il a fait son conseiller spécial.

Le second a entre temps été introduit chez Anne Lauvergeon,  PDG d'Areva, par un non moins truand, Côme Zoumara, ancien ministre centrafricain des affaires étrangères et homme de main de Bozizé. Denis Ossey Gnassou a été aussi promu par le président François Bozizé ministre d'Etat, conseiller spécial à la présidence.

Ces lâchages interviennent comme par hasard, la veille de l’examen du dossier centrafricain par  le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) pour l’admission à la fameuse initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE) derrière laquelle court désespérément le gouvernement de Bozizé. On sait que pour Paris - qui oeuvrait depuis longtemps pour l’extradition en France du malfrat Durbar qui a fait l’objet d’une condamnation en appel de trois années d’emprisonnement ferme pour qu’il y purge sa peine - l’abrogation du décret de sa nomination par Bozizé comme ministre de la République centrafricaine lui permettrait de mieux soutenir le dossier centrafricain auprès des institutions de Bretton Woods. Ces limogeages de dernière minute suffiront -t-ils à convaincre le FMI ? Rien n’est moins sûr car d’autres dossiers, qui sont autant de preuves de mauvaise gouvernance du régime Bozizé, de sérieuses  interrogations du FMI demeurent. Exemple : le surréaliste code minier que Ndoutingai a fait adopter récemment.

Bozizé qui n’a manifestement pas les moyens de sa politique s’entête inutilement à vouloir régler militairement les conflits politiques qui l’opposent avec certains mouvements armés tels que la CPJP de Charles Massi qui croupit actuellement dans les geôles de Déby à N’djaména. Il a d’ailleurs fait un tour éclair dans la capitale tchadienne le 14 juin dernier, juste avant de se rendre à nouveau à Libreville pour les obsèques d’Omar Bongo, afin de s’entretenir avec Idriss Déby on suppose, au sujet du cas Massi.

D’après des informations crédibles de sources militaires à Bangui désirant conserver l’anonymat, les combattants de la CPJP possèdent de l’armement lourd susceptible de leur permettre d’inquiéter sérieusement la soldatesque de Bozizé. La rébellion de la CPJP est basée dans les environs de Ndélé dans la préfecture du Bamingui-Bangoran. Bozizé le sait et en est très inquiet. Si on y ajoute les incursions récurrentes des assaillants Karas à Birao qui ont déjà lancé deux assauts sur la base de l’UFDR de Zakaria Damane qui a pactisé avec Bozizé, on peut comprendre que ce dernier puisse beaucoup craindre pour sa vie et ait du mal à trouver sommeil dans son lit la nuit venue et soit obligé de dormir ça et là dans des bagnoles.  

On le voit, après la mort d’Bongo Ondimba, Bozizé paraît de plus en plus seul et avec la peur au ventre, ne sachant plus vers qui se tourner face à tous les dangers à l’horizon qui le guettent de toutes parts. S'agissant du cas de l'escroc Durbar à proprement parler, sa qualité de ministre centrafricain qui constituait jusqu'ici  l'obstacle majeur à son extradition étant à présent levée, plus rien ne s'oppose désormais à ce que celle-ci soit exécutée par le juge britannique. Cet escroc devenu milliardaire avec l'argent des autres, retrouvera d'ici là la cellule d'une prison française que les autorités judiciaires ne manqueront pas d'apprêter pour lui.

 

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique