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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 19:13




 Bozizé et Sassou, ici à leur arrivée à
la résidence de Bongo de Franceville,
lieu de son inhumation


Jusqu’au bout, Bozizé a tenu à s’imposer à la famille Bongo Ondimba et prendre part à l’ultime cérémonie intime préalable à l’inhumation de l’illustre disparu dans sa terre natale de Franceville. Il faut rappeler qu’après l’annonce de la mort du président Bongo, Bozizé s’est rendu une première fois à Libreville où il a assisté à l’arrivée de Barcelone de la dépouille de l’ancien président gabonais, puis il est retourné à Bangui avant de revenir une seconde fois pour les obsèques officielles du mardi 16 juin.

La délégation de Bozizé

Bozizé s’est fait accompagner de sa sœur cadette, la député de Bossangoa Joséphine Kéléfio, de Mmes Cathérine Bokassa, Brigitte Dacko, Bernadette Sayo, ministre des affaires sociales, du 1er vice président de l’assemblée nationale et député de Bimbo I, Pierre Abraham Mbokani, de son conseiller spécial Henri Maidou, du ministre d’Etat Cyriaque Gonda, de son conseiller en matière de jeunesse Lévy Yakité, Claude Richard Gouandjia conseiller à la présidence. On nous a aussi signalé la présence à Libreville de Danzoumi Yalo alias colonel Daz dont nous ne savons pas s’il avait également accompagné Bozizé ou bien était là comme simple aventurier. Autres accompagnateurs de Bozizé, Vincent Wapounaba son aide de camp, Clément Bolégué, directeur général du protocole d’Etat, Arlette Régakouzou son attachée de protocole, Henri Pascal Bolanga, son conseiller en communication, des agents de sécurité et quelques journalistes et preneur de vue.

On se demande en effet pourquoi il a fait venir à Libreville les veuves Bokassa et Dacko. Il aurait pu par exemple se faire accompagner de ses deux dames au moment du dépôt de couronne sur la dépouille de l’illustre disparu ce qui l’aurait grandi, donner de l’allure à son geste et rehaussé la dignité de la délégation centrafricaine qu’il conduisait car comment comprendre qu'il ait pu faire venir ces deux dames pour les ignorer après. Mais c’est sans doute trop demander à Bozizé qui a ainsi fait preuve de son habituelle légèreté et inconsistance.

Par ailleurs, en tant que président en exercice de la CEMAC, il se croyait investi de la mission de contacter ses pairs pour tenter de faire face au vide sidéral que laisse Omar Bongo mais visiblement, le costume de président en exercice de la CEMAC est trop ample pour lui. Il n'a cessé durant cette semaine d'indisposer, tant les gabonais que les autres chefs d'états de la
sous région. Il a ainsi pris contact avec le camerounais Paul Biya, Idriss Déby du Tchad, Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville et Obiang Nguema de la Guinée équatoriale.

 Selon une source de l’entourage immédiat de Bozizé souhaitant garder l’anonymat, très peu de chefs d’Etat de la CEMAC sont désireux de prendre la succession d’Omar Bongo. Il faut dire qu’ayant peu d’envergure et ne sachant pas quelle initiative prendre, Bozizé a eu beaucoup de mal à intéresser ses homologues aux enjeux immédiats autour des difficultés politiques proprement gabonaises quant à la succession de Bongo ainsi que des questions liées à l’absence désormais de celui-ci dans la CEMAC. Bozizé à l’air de ne pas savoir que ce sont les rapports de force entre états dans la réalité au quotidien qui détermineront le leadership au sein de la CEMAC. Certains chefs d’Etat de cet espace, c’est bien connu, n’en ont rien à foutre de ce qui se passe chez leurs voisins. Ce n’est pas Bozizé qui réussira à leur faire changer de comportement. En attendant, lui est réellement orphelin d’Omar Bongo pour tout, ou presque et une nouvelle vie commence en quelque sorte pour lui.

Autre déconvenue due au fait que Bozizé n’était pas du tout attendu à Franceville, après l’inhumation de Ondimba, il a dû poireauter plus d’une heure à l’aéroport de Franceville ce qui l’aurait rendu furieux, le temps que sa suite puisse l’y rejoindre avant de regagner Libreville. C’était déjà le même manège à son arrivée à Franceville. C’était en hélicoptère  que le président Sassou et lui avaient été transportés jusqu’à la résidence locale de Bongo, lieu de son inhumation. Le reste de la délégation de Bozizé a dû littéralement faire de l’auto-stop pour aller de l’aéroport au palais de Bongo. Tous ces cafouillages et désagrément résultent de la décision de Bozizé d’ignorer l’avertissement du protocole gabonais qui avait clairement prévenu que les obsèques de Franceville se dérouleraient dans la stricte intimité. Toutes les délégations étrangères devraient regagner leur pays une fois les funérailles officielles de Libreville terminées.

 

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