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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 01:53






Comme le montre le contenu de cette déclaration de l’Union des Forces Vives de la Nation(UFVN) que nous publions ci-dessous, Bozizé et son gouvernement préfèrent de loin en faire à leur guise que d’appliquer les pertinentes recommandations adoptées par consensus à l’issue du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008. Ils continuent de prendre leur aise avec les recommandations du DPI en ceci que s’agissant du Code électoral, texte combien capital pour assurer un bon déroulement du processus électoral. Ils procèdent dans leur laboratoire de manipulations et de fraudes à des modifications pouvant leur permettre de faciliter le hold-up électoral qu’ils ont déjà commencé à mitonner par la nomination de leurs hommes de main à tous les étages de l’organisation des élections.

Ils ont donc décidé de s’affranchir de la contribution des experts internationaux telle que l’avait prévue noir sur blanc la recommandation du DPI sur la mise en place du comité ad hoc chargé de la révision du Code électoral. Une telle situation est naturellement de nature à braquer l’opposition qui devrait raidir sa position et il suffit que Bozizé et ses prétendus conseillers s’entêtent à maintenir leur attitude pour qu’on assiste à un blocage politique. Comme Omar Bongo n’est plus là pour prendre des initiatives visant à débloquer les choses, on ne saura plus à quel saint se vouer.

 

UNION DES FORCES VIVES DE LA NATION

Pour le Renouveau Démocratique

DECLARATION

 

L’Union des Forces Vives de la Nation (UFVN) après avoir pris connaissance du projet de loi portant Code 2lectoral de la République centrafricaine déposé sur la table de l’Assemblée nationale par le Gouvernement, élève une vive protestation pour les raisons suivantes :

1°) Comme dans ses habitudes, le Gouvernement a volontairement « violé » les recommandations combien pertinentes du Dialogue Politique Inclusif relatives à la mise en place du Comité ad hoc de la relecture du Code électoral.

En effet, la recommandation n° 2 stipule : « Mise en place d’un Comité Ad hoc composé des entités représentées au DPI avec l’assistance des experts internationaux, chargés de la révision du code électoral, en vue de son adaptation aux dispositions constitutionnelles ainsi qu’aux exigences sécuritaires des candidats ».

Malheureusement, force est de constater que ce comité a travaillé sans l’assistance des Experts internationaux.

2°) Le projet de loi du code électoral révisé et adopté par consensus par le comité ad hoc composé de toutes les entités ayant pris part au DPI à savoir, les Pouvoirs publics, la majorité présidentielle, l’opposition démocratique, les autres partis et les politico-militaires, a été unilatéralement modifié par le Gouvernement.

3°) Le Gouvernement a introduit dans ce projet de loi de nombreuses dispositions anti-démocratiques pour lui permettre de verrouiller et manipuler tout le processus électoral à sa guise.

Prenons deux articles à titre d’exemple :

L’article 12 al. 3 : Il n’est pas normal qu’au sortir du Dialogue Politique Inclusif où la question électorale avait pris bonne place que ce soient seuls le premier Ministre et le Président de l’Assemblée nationale qui proposent le Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI). Qu’en est-il des autres entités ?

L’article 14 : Il n’est pas concevable que ce soient le Président de la République et son ministre de l’intérieur qui fixent et répartissent par décret et par arrêté les membres de la Coordination nationale de la Commission Electorale Indépendante, du comité préfectoral et d’arrondissement.

Au regard de tout ce qui précède ;

-           L’UFVN  en appelle à la vigilance de toutes les forces de progrès et le peuple tout entier

-          L’UFVN lance un appel à tous les élus du peuple que sont les députés de n’être guidés que par leur conscience et de ne privilégier que l’intérêt supérieur de la Nation.

-          L’UFVN prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur le risque que peut engendrer ce comportement anti-démocratique

Fait à Bangui, le 17 juin 2009

Pour l’UFVN

Le Coordonnateur

 

Me Henri POUZERE

 

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