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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 01:28






 

 leparisien.fr 16.06.2009, 07h36


 
Le président français Nicolas Sarkozy a été hué par plusieurs dizaines de Gabonais à son arrivée au palais présidentiel de Libreville pour assister aux obsèques du chef de l'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une partie de la foule de quelques centaines de personnes autorisées à entrer dans la cour du palais a d'abord timidement applaudi le chef de l'Etat français.


Mais les huées ont rapidement pris le dessus, et une cinquantaine de personnes ont même pris verbalement à partie Nicolas Sarkozy, lui lançant à distance:


Le décès d'Omar Bongo Ondimba a été annoncé par des médias français le 7 juin, mais le Gabon affirme qu'il est survenu le lendemain.


Omar Bongo, après 41 ans passés à la tête du Gabon, était considéré comme le dernier "dinosaure" de la "Françafrique", cette relation ambiguë entre Paris et ses ex-colonies.
Ses obsèques ont commencé mardi matin, en présence d'une quinzaine de chefs d'Etats.

 

"On ne veut plus de vous, partez!"

Les responsables de la sécurité ont immédiatement formé un cordon autour du président français, qui est ensuite arrivé sans encombre dans le salon d'attente pour les personnalités invitées aux obsèques. L'ex-président Jacques Chirac est aussi présent à Libreville pour les obsèques.

"On n'en veut plus de vous, la France est ingrate. Bois, pétrole, manganèse, on vous a tout donné. La France, si elle est ce qu'elle est, c'est grâce au Gabon, on ne veut plus de tout ça", expliquait, sous couvert de l'anonymat, un de ceux qui s'en sont pris à Nicolas Sarkozy.

"Ce n'est pas la personne du président qu'on huait (...) c'est l'image qu'on a donnée de ce pays (le Gabon), la nouvelle du décès annoncée de façon prématurée, cela a été très mal ressenti", a ensuite commenté devant des journalistes français l'ambassadeur de France à Libreville Jean-Didier Roisin.



Un pays riche, des habitants pauvres


Libération 16/06/2009 à 06h51


Pays équatorial d’Afrique centrale, en bordure de l’océan Atlantique, le Gabon compte 1,3 million d’habitants dont près de la moitié vivent à Libreville. Les chrétiens, largement majoritaires (80 %), cohabitent avec des minorités musulmanes et animistes. L’économie est extrêmement dépendante du pétrole, qui représente plus de 40 % du PIB. La relative richesse du pays est toutefois très inégalement répartie, le Gabon ne se classant qu’au 124e rang à l’indice de développement humain.

 




L’hommage orchestré des Gabonais à «papa Bongo»


Reportage  Libération 16/06/2009 à 06h51

 

Le pays défile devant la dépouille du président défunt, entre crainte et espoir de changement.



Par
THOMAS HOFNUNG LIBREVILLE, envoyé spécial


Un omniprésident fantôme. Plus d’une semaine après son décès dans une clinique de Barcelone en Espagne, Omar Bongo Ondimba (alias «OBO») est partout dans Libreville. Il arbore un air martial sur les affiches géantes placardées sur les avenues de la capitale du Gabon («Gloire éternelle à notre regretté président», dit l’une d’elle). A la télévision, toutes les chaînes locales retransmettent en direct, et vingt-quatre heures sur vingt-quatre, le défilé ininterrompu des Gabonais devant son cercueil drapé des couleurs nationales, installé dans une salle en marbre de l’immense palais présidentiel. Sur un clip qui passe en boucle, une jeune femme chante : «Ne pleurez plus, il est vivant !» «Papa Bongo», comme l’appelaient ses concitoyens, est aussi dans toutes les conversations : qui va lui succéder, au terme d’un règne de plus de quarante ans ?


Solennel.
 

Un mélange d’inquiétude et d’espoir de changement étreint la population. Officiellement, l’heure est encore au deuil dans l’ex-colonie française, même si dans la coulisse les prétendants au fauteuil présidentiel se préparent (lire page suivante). Aujourd’hui, les invités étrangers - parmi lesquels une dizaine de présidents africains, le président français, Nicolas Sarkozy, et son prédécesseur, Jacques Chirac - assisteront à un hommage solennel rendu au défunt président, suivi d’un défilé militaire, avant que la dépouille de OBO ne soit inhumée, jeudi, dans sa région natale, près de Franceville (sud-est), dans la plus stricte intimité. La mise en terre, dit-on, devrait s’accompagner de rites funéraires animistes, loin des regards extérieurs.


Devant le cercueil encadré par des officiers, c’est tout le pays qui défile depuis plusieurs jours : des familles venues avec leurs enfants, des hommes endimanchés, tout ce que le Gabon compte d’associations, de syndicats et d’organisations en tous genres. «Beaucoup de ceux qui sont venus se recueillir recevront un petit pécule, un pagne et un repas gratuit», persifle un opposant. Un autre ajoute : «Ils viennent aussi pour voir à quoi ressemble le palais présidentiel.» Mais nombre d’entre eux pleurent aussi le «papa» bienveillant qui, répètent-ils, a garanti «la paix» durant son règne. Comme si, sans lui, le pays était désormais en danger…


«Hurlé de joie».
 

De fait, un calme fébrile règne à Libreville. La nomination de la présidente du Sénat, Rose Francine Rogombé, chargée d’assurer l’intérim le temps d’organiser une nouvelle élection, conformément à la Constitution, a rassuré les Gabonais, ainsi que les chancelleries. Mais le pays est divisé. Dans la capitale, où les langues se délient difficilement, un professeur de droit, en grève depuis un mois, assure : «Lorsque la nouvelle du décès de Bongo a été connue, les étudiants du campus Omar Bongo ont hurlé de joie.» On est bien loin de l’image véhiculée par une télévision cadenassée : celle d’un peuple rassemblé dans la douleur.


A une cinquantaine de kilomètres de la capitale, dans la petite ville de Ntoum, Bertrand Bienaimé lance : «Regardez autour de vous ! Les gens boivent, ils ne sont pas tristes, ils ne déplorent rien.» Cet instituteur de 35 ans est lui aussi en grève depuis plusieurs mois, luttant pour obtenir des conditions d’enseignement décentes. Dans son école, construite à l’époque de «la coloniale», il montre une salle de classe vide et décrépie, parsemée de quelques bancs et de tables en piteux état. Puis il ouvre la porte de son logement abrité dans une baraque en bois, située à deux pas : un deux pièces cuisine où s’entassent une dizaine de personnes.


Mais confrontés à cette situation sociale extrêmement tendue, tous dénoncent moins le vieux patriarche que son clan, accusé de s’être enrichi de manière inconsidérée. «Je l’ai dit au Président quand je l’ai vu en novembre : trop, c’est trop ! Des gamins meurent sans soin dans les hôpitaux à quelques centaines de mètres de votre palais», raconte Gregory Ngbwa Mintsa. Ce dernier, qui s’est associé à une plainte déposée en France contre trois chefs d’Etat africains accusés de détournement de fonds, dont Omar Bongo, avait été emprisonné durant quelques jours en janvier. Avant d’être libéré suite à l’intervention de «papa Bongo».

 

Deux Bongo prétendent déjà à la succession



Pascaline et Ali, les enfants de l’ancien leader, devraient jouer un rôle clé dans le futur pouvoir gabonais.



Libération 16/06/2009 à 06h51


Par THOMAS HOFNUNG
LIBREVILLE, envoyé spécial


Y penser toujours, en parler plus tard. Les politiques, eux aussi, défilent en masse devant le cercueil du défunt président Omar Bongo Ondimba. Mais sitôt le chef enterré, la campagne va démarrer.

A Libreville, les «gabonologues» scrutent d’ores et déjà les moindres faits et gestes des possibles prétendants à la succession au sein du clan Bongo, auquel ne devrait pas échapper le pouvoir. A condition que ses membres se mettent d’accord sur un nom, ce qui n’est pas forcément acquis.


Sourde rivalité.
 

Le camp présidentiel, qui dispose d’une formation bien huilée (le PDG, Parti démocratique gabonais) et qui a la mainmise sur les caisses de l’Etat, est miné par la sourde rivalité qui oppose deux enfants de feu Omar Bongo, Pascaline et Ali. La première, 53 ans, dirige depuis de longues années le cabinet présidentiel. Elle est restée au chevet de son père jusqu’au bout dans la clinique de Quiron, à Barcelone, et a peut-être recueilli ses dernières volontés. Si cette éminence grise ne se présente pas, sa voix pourrait, en revanche, être décisive à l’heure du choix du candidat. Va-t-elle pousser son ancien mari, Jean Ping, actuellement à la tête de l’Union africaine ? Ou son compagnon officiel, le ministre des Affaires étrangères, Paul Toungui ?


Il y a, semble-t-il, peu de chances qu’elle se range derrière Ali, 50 ans, l’actuel ministre de la Défense, qui a fait fermer les frontières du pays, de son propre chef, dès l’annonce de la mort de son père et qui semble avoir été tenu à distance lors de l’agonie du défunt président. C’est d’ailleurs peut-être Ali qui, via des relais français proches de l’Elysée, a décidé de divulguer, le 7 juin, la nouvelle de la mort de son père, alors qu’à Barcelone, le clan cherchait à gagner du temps. Ali Bongo a des cartes importantes en main : il a placé ses hommes à la tête des forces de sécurité, il est très proche de l’influent ministre de l’Intérieur, André Mba Obame, et se targue du soutien de Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée. Mais il a un handicap en forme de paradoxe : son nom. Car les Gabonais, dans leur très grande majorité, aspirent au changement. S’il n’est pas investi par son parti, prendra-t-il le risque de se présenter sous une autre étiquette ? «Il a très envie d’y aller, il se prépare pour cela depuis de nombreuses années», affirme une familière du Palais.

Le vide. Et l’opposition ? Elle paraît désarmée, quoi qu’en disent ses représentants. En quarante et un ans de règne, Omar Bongo a pratiquement fait le vide autour de lui, en cooptant un à un ses opposants et les discréditant du même coup.


L’un des rares dirigeants à conserver une certaine crédibilité, Pierre Mamboundou, assure que rien n’est joué : «Quand les Gabonais vont faire le bilan de plus de quarante ans de pouvoir de Bongo, ce ne sera pas à l’avantage du PDG.» Et de citer un seul exemple : «Sur un réseau routier de 9 000 kilomètres, seuls 800 sont bitumés.» La campagne a déjà démarré.




Le Floch Prigent doit retourner en prison






L'ex Pdg d'ELF Loik Le Floch Prigent

 

AFFAIRE ELF

leparisien.fr 16.06.2009, 18h29 | Mise à jour : 19h56

 Loïk Le Floch Prigent devrait retourner en prison pour une durée de six mois Ce mardi, la cour d'appel de Versailles a révoqué partiellement la libération conditionnelle de l'ancien PDG d'Elf, condamné pour des détournements de fonds entre 1989 et 1993. Il «a manqué à l'obligation d'indemniser la partie civile en proportion de ses facultés contributives», est-il écrit dans l'arrêt.

 

Il n'avait pas souhaité bénéficier de sa retraite

Le 12 juin 2007, un juge d'application des peines (JAP) parisien avait révoqué la libération conditionnelle de Loïk Le Floch-Prigent qui avait fait appel de cette décision. La cour d'appel de Paris avait annulé la décision du JAP. L'arrêt avait ensuite été cassé par la Cour de cassation qui, en mai 2008, a renvoyé l'affaire à la cour d'appel de Versailles.

Pour rembourser les parties civiles, l'ex-dirigeant géant pétrolier français n'avait pas montrer beaucoup de bonne volonté. Ainsi il n'a «pas souhaité bénéficier de sa retraite afin qu'elle ne soit pas saisie», selon l'arrêt de la cour de Versailles. Il a toutefois «subitement bénéficié de la somme de 505.256,40 euros venant d'un compte (...) dont il a indiqué ne pas connaître jusqu'à présent l'existence». 

L'arrêt souligne également qu'il «est démontré que les obligations de la libération conditionnelle autres que celle d'indemniser la partie civile avaient été respectées et que le Trésor public avait été intégralement payé».

Des rentrées plus conséquentes que prévu

L'ancien PDG d'Elf a également assuré travailler pour plusieurs chefs d'Etat africains sans rémunération. «Affirmation qui n'est établie par aucun élément et qui est peu crédible», souligne la cour d'appel. Selon le Figaro, l'ex-dirigeant serait ce mardi aux obsèques d'Omar Bongo, au Gabon.

«Force est de constater que, au fur et à mesure du déroulement de la procédure, Loïk Le Floch-Prigent a peu à peu trouvé des fonds qui lui permettaient de procéder à certains règlements, ce qui est bien entendu positif pour le dénouement de la mesure de libération conditionnelle», souligne l'arrêt.

Cependant ceci «permet aussi d'établir que les facultés contributives de l'intéressé sont plus importantes qu'il ne le déclare, puisque lui-même se dit surpris de sommes figurant dans certains comptes dont il affirme n'avoir pas eu connaissance», est-il ajouté.

 PDG de 1989 à 1993 d'Elf, Loïk Le Floch-Prigent, 65 ans, avait été condamné à plusieurs reprises à partir de 2003 , notamment pour «abus de biens sociaux». Il a purgé 20 mois sur les cinq ans ferme prononcés contre lui. Il avait ensuite  été mis en liberté conditionnelle. Il peut, par ailleurs, se pourvoir en cassation. Il n'est pas exclu, cependant, qu'il bénéficie d'un régime de semi-liberté.

Leparisien.fr








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