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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 16:09




 

 

BANGUI (AFP) - dimanche 14 juin 2009 - 14h27 - L'ancien Premier ministre centrafricain Martin Ziguélé a été investi candidat à la présidentielle de 2O1O du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), lors d'un congrès extraordinaire du MLPC à Bangui ce week-end.


Président de la formation, Martin Ziguélé, plébiscité par l'ensemble des fédérations, s'est montré sceptique quant à l'organisation dans les délais du scrutin dont la date exacte n'est pas fixée.

"Le gouvernement doit nous dire comment il va s'y prendre pour établir dans les délais la liste électorale et comment il va s'y prendre pour rendre effectif le retour des déplacés, des réfugiés (notamment au Tchad et Cameroun), parce qu'ils ont le droit de voter", a-t-il lancé.

Déjà candidat à la présidentielle 2O05, M. Ziguélé avait participé au second tour, perdant contre l'actuel président le général François Bozizé, qui avait renversé le président Ange-Felix Patassé en 2003 alors que M. Ziguélé était Premier ministre (2001-2003).


Ange-Félix Patassé
, dont Ziguélé était le Premier ministre, a lui été exclu du mouvement qu'il a fondé vendredi pour "non respect de la ligne directrice du parti". Le MLPC avait annoncé en 2006 avoir suspendu l'ancien président de toute activité politique pour les mêmes raisons.

Ange-Félix Patassé vit en exil au Togo depuis son renversement par François Bozizé. En décembre, il est rentré à Bangui, où il a séjourné un mois, à la faveur du "Dialogue politique inclusif", forum rassemblant majorité, opposition, rébellion et membres de la société civile.


M. Patassé a été président de la Centrafrique de 1999 à 2003 avant d'être renversé.

 

Ziguélé candidat du MLPC pour la présidentielle de 2010



par  RFI 
 14/06/2009 à 05:40 TU


Le congrès du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) a choisi
Martin Ziguélé comme candidat pour le scrutin présidentiel de 2010. Vendredi à Bangui, le MLPC avait décidé d'exclure l'ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé pour « non respect de la ligne du parti ». Son successeur Martin Ziguélé a été élu par acclamation. L'entourage de  Patassé a contesté la décision en dénonçant un « complot » et annoncé que l'ancien président convoquerait un congrès extraordinaire dès son retour à Bangui


Martin Ziguélé
a été plébiscité par l’ensemble de délégués des 20 fédérations MLPC soit 16 fédérations représentant 16 préfectures du pays et 4 regroupant les 8 arrondissements de la capitale Bangui. Lors d’un cérémonial d’investiture, il s’est engagé à défendre les couleurs du MLPC à la présidentielle de 2010.

Agé aujourd’hui de 52 ans, Martin Ziguélé, ancien Premier ministre de 2001 à 2003, est titulaire d’un diplôme supérieur d’assurance et d’une licence en anglais. Il va se présenter pour la deuxième fois à une présidentielle centrafricaine. La première fois en 2005, il avait contrait le président François Bozizé à un second tour.
 

« Complot »

Ressortissant de la région de Paoua, au nord, tout comme l’ex-président Félix Patassé, Martin Ziguélé aura fort à faire pour maintenir la cohésion au sein du parti et celle de l’électoral du MLPC. A la veille de son investiture, le conseil politique du MLPC a exclu définitivement Ange-Félix Patassé des rangs du parti pour non respect des textes.

Mais Ange-Félix Patassé, le Barbu national comme on l'appelle au pays, parle de « complot » et de « manœuvres dilatoires », et il promet de rentrer au pays pour organiser un autre congrès.


 

Patassé exclu du MLPC





par  RFI
13/06/2009 à 05:56 TU


Le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) a décidé d'exclure définitivement l'ancien président Ange-Félix Patassé. Le MLPC réunit en congrès doit faire son choix pour le candidat à la présidentielle de 2010. Le principal parti de l'opposition centrafricaine compte bien tourner la page des années Patassé. L’ancien président vit en exil à Lomé depuis qu'il a été chassé du pouvoir en 2003 par le coup d'Etat du général Bozizé.


Ange-Félix Patassé ne compte pas prendre sa retraite et cela embarrasse bien du monde à Bangui.

Comme il ne reconnaissait pas, jusqu'en décembre dernier, le général Bozizé comme son successeur à la tête de la RCA, il ne reconnait toujours pas Martin Ziguélé comme le patron du MLPC qu'il considère toujours comme son parti. Et comme il signait, encore il n'y a pas si longtemps, des décrets sur papier à entête de la République centrafricaine, il continue d'utiliser le logo et les attributs du parti alors que la justice centrafricaine a tranché en appel en faveur de Martin Ziguélé.


Vendredi, au risque de décevoir certains militants qui restent fidèles à l'ancien chef d'Etat, Martin Ziguélé et ses partisans ont finalement franchi le Rubicon. Après avoir été suspendu, le camarade Patassé est exclu du MLPC pour faute grave. « Il n'a pas respecté le règlement intérieur », explique Gabriel Koyambounou, vice président du MLPC.


Aujourd'hui la rupture est donc définitive, mais l'ancien chef d'Etat sait qu'il reste populaire. Joint par RFI, depuis son exil togolais, Ange-Félix Patassé campe sur ses positions :


« Je suis le père du MLPC... Ceux qui m'écartent aujourd'hui, ce sont mes enfants. Je les ai élevés, je les ai formés. Comme un père, je vais les corriger… mais en douceur. Je vais rentrer à Bangui et on verra qui de Ziguélé ou de moi est le meilleur candidat du MLPC ».



NDLR : Contrairement à ses affirmations, la côte de popularité dont continue de se targuer Patassé est désormais aujourd’hui en chute libre. Après des années d’exil, il se fait beaucoup d’illusion et demeure sur des images d’Epinal. Beaucoup de Centrafricains à présent, même parmi ceux qu’il enthousiasmait naguère par ses discours populistes enflammés et un tantinet démagogique, sont maintenant convaincus et disent ouvertement qu’après avoir géré le pays pendant presqu’une décennie, il n’a pas fait grand chose après tout. S’il a certes été renversé par un coup d’Etat, à cause de lui et pour lui, tant et tant de Centrafricains sont morts et continuent de souffrir en brousse ou en exil dans les camps du HCR et à l’étranger  jusqu’à présent pour rien. Des régions entières de la RCA ont été brûlées par la soldatesque de Bozizé à cause de Patassé. Le mesure-t-il vraiment, lui qui ambitionne le fauteuil présidentiel.
 

Que pourra-t-il encore faire pour ce pays qu’il n’ait pu après plus de neuf ans de gestion sans résultat probant ! Patassé doit plutôt de faire un bon examen de conscience et demander pardon à tous ses compatriotes. Après avoir été démocratiquement porté aux commandes du pays et d’avoir si lamentablement échoué dix ans plus tard,  dressant ainsi un tapis rouge royal sous les pieds de quelqu’un comme Bozizé qui est venu enfoncer davantage le pays n’est pas un exploit qui autorise qu’il puisse encore avoir d’ambition présidentielle.


Les propos paternalistes qu’il continue de tenir ici à l’égard de ses anciens camarades du parti au sujet de sa radiation pleinement justifiée, font sourire et sont en total décalage avec la réalité centrafricaine actuelle. Ils traduisent bien cependant, combien le personnage est désormais anachronique. Comme d’autres, il a donc fait son temps et doit laisser la place à la relève.

 

 

 

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