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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 14:33


 

LE MONDE | 12.06.09 | 16h10

La dépouille mortelle d'Omar Bongo a rejoint le Gabon, jeudi 11 juin, à bord d'un avion de l'armée de l'air espagnole. Simplement escortée du ministre des affaires étrangères, du ministre des mines et du pétrole et d'une petite délégation gabonaise.

Les autorités espagnoles avaient prévu une discrète cérémonie, mais le roi Juan Carlos a fait déposer au pied de l'avion une couronne de lauriers ornée de rubans aux couleurs sang et or de l'Espagne et bleu roi de la famille royale.

Le président gabonais était hospitalisé depuis plusieurs semaines déjà, à Barcelone, dans un établissement recommandé par Juan Carlos. Le doyen des chefs d'Etat d'Afrique, dont le cancer s'était aggravé au mois d'avril, avait refusé de venir se faire soigner en France, comme toute l'élite gabonaise le fait habituellement.

Malgré l'insistance personnelle de Nicolas Sarkozy, qui lui proposait une hospitalisation au Val-de-Grâce, à Paris, Omar Bongo avait fermement refusé, exaspéré par les critiques des médias français et par la procédure judiciaire engagée contre les "biens mal acquis", ces multiples propriétés achetées au nom de sa famille ou de ses proches en France.

"VOS MÉDIAS ME HARCÈLENT"

Robert Bourgi, "dauphin" de Jacques Foccart, dont il a en partie repris les réseaux africains, affirme ainsi que, lors de l'une de leurs dernières conversations, le président gabonais lui avait expliqué : "Je suis malheureux depuis la mort de "maman Edith" (l'épouse d'Omar Bongo, décédée le 15 mars). Mais ce qui me fait le plus de mal, c'est que je n'ai même plus envie d'aller en France, qui est pourtant mon deuxième pays, à cause de tous vos médias qui me harcèlent avec ces histoires que l'on me fait."

Le président Sarkozy a cependant multiplié les gestes et les messages d'amitié à l'égard du chef de l'Etat gabonais. Dès les premiers jours de son hospitalisation, pourtant, il n'avait plus réussi à communiquer avec Omar Bongo, celui-ci étant trop assommé par les analgésiques pour pouvoir parler. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a pour sa part renoncé à se déplacer jusqu'à Barcelone pour le rencontrer.

Le président français pourrait emmener son prédécesseur Jacques Chirac jusqu'à Libreville, où auront lieu, mardi 16 juin, une cérémonie oecuménique et des oraisons funèbres avant qu'Omar Bongo ne soit inhumé, le 18 juin, dans "l'intimité" au sud-est du pays, dans sa région natale, le Haut-Ogoué.

 

Raphaëlle Bacqué

Article paru dans l'édition du 13.06.09



Réaction d'un internaute :

Chaque homme a deux pays, le sien et puis la France... Etienne Charles de Bonier. Jusqu’à la fin, le Président Omar Bongo nous aura fait rire.

Ah que la France serait un beau pays si on pouvait y acheter bien tranquillement juges et journalistes.
hfay@club-internet.fr


Des condoléances

La direction régionale d'Air France, le consulat de Belgique et la direction générale des impôts du Gabon ont un point commun. De même que la Libyan African Investment Company, qui gère l'un des palaces de Libreville, les Assemblées de Dieu, le PMU gabonais. Toutes ces institutions ont fait publier, jeudi 11 juin, dans L'Union, l'unique quotidien gabonais, des encarts publicitaires ou des annonces exprimant leurs "condoléances les plus attristées" à la famille Bongo et, pour certaines, au "peuple gabonais".

Ces messages sont illustrés de la même photographie souriante du défunt. Le groupe français CFAO (Bolloré), qui vend voitures, médicaments et ordinateurs, ajoute son "soutien moral en cette pénible et douloureuse circonstance". La Citibank, où un compte du président Bongo de 140 millions d'euros avait été découvert en 2000, figure aussi parmi les annonceurs. Au total, plus de 200 communiqués de condoléances occupent quatorze pages du journal, qui en compte trente-deux.

 

 NDLR : Ce que certains dirigeants africains ont du mal à comprendre, la presse et  les journalistes  ainsi que les magistrats en Occident ne sont pas nécessairement aux ordres comme dans les républiques bananières. Puissent les chefs d'Etat africains tirer une fois pour toute leçon de l'exemple d'Omar Bongo qui croyait naïvement que la France était son second pays après son Gabon natal.

 

 





GABON : OMAR BONGO SERAIT MORT DEPUIS LE 07 MAI 2009



Depuis deux ou trois jours, les langues commencent se délier au sein du sérail politico-familial gabonais. Surtout qu’il a été admis par toutes les parties concernées par la succession d’Omar Bongo Ondimba que Rose Francine Rogombé, présidente du Sénat devait assurer la transition, comme prévue par la constitution. Les intrigues et les marchandages politiques battent le plein et c’est ainsi que certaines personnes, n’ayant plus rien à perdre, ont décidé de parler et de livrer des informations jusqu’ici connues par un cercle très restreint.

On apprend ainsi que c’est depuis le 7 mai qu’Omar Bongo serait décédé. La nouvelle a été tenue secrète par la France et la famille de Bongo.

Toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles d’Edith Bongo (fille de Sassou Nguesso) on remarqué l’état fantomatique dans lequel se trouvait le président gabonais. Et ce n’est pas seulement le décès de sa bien-aimée qui l’affectait ainsi, cette extrême souffrance provenait aussi du cancer qui le menait vers la mort. Plusieurs personnes disent l’avoir vu par moments, grimacer sur sa chaise et donner l’impression qu’il perdait connaissance. Et selon des sources d’informations venues de l’intérieur du cercle familial et politique, c’est le 7 mai dernier dans les airs, entre le Maroc et l'Espagne, que le Président Omar Bongo a rendu l'âme dans l’avion médicalisé dépêché par la France et qui le conduisait en Espagne. Alors que son décès est constaté par les médecins qui étaient dans l’avion avec lui, l'Elysée et sa cellule Afrique, en accord avec Pascaline Bongo, Directrice du Cabinet et fille de Bongo maintiennent la destination « Barcelone » et imposent le silence total.

Pourquoi ? Parce que dit-on, L'Elysée tient à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu'il est déjà mort) le Président gabonais. Parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France - En retour la famille Bongo (Pascaline Bongo et son époux Ntoungui- membre du gouvernement-, Ali Ben) mais aussi, apprend-on, Jean Ping l'actuel Président de l'Union Africaine (qui a des enfants avec Pascaline Bongo) et Mba Obame (le puissant ministre de l’administration territoriale, issu de l’ethnie Fang, majoritaire au Gabon-40%-)…tout ce monde demande à la France un certain nombre de choses dont notamment la levée des saisies de compte de la famille en France. En plus, Ali Ben exige son adoubement par la France comme successeur immédiat, ce à quoi Pascaline est opposée et continue à s’opposer.

C’est ainsi qu’on comprend mieux « l’hospitalisation » médiatisée d’Ali Ben à Paris. Devant l’opposition de sa soeur et de ses partisans, il a fait appel aux deux Congo et a menacé de faire « sauter les légionnaires sur Libreville ». Nicolas Sarkozy et ses conseillers de la cellule africaine ont frappé du point sur la table et décidé d’exfiltrer Ali Ben du Gabon - officiellement alors on annonce qu'il est hospitalisé à Neuilly à l'hôpital américain – mais personne ne confirme sa présence dans cet hôpital. Après les discussions parisiennes, Ali Ben est retourné au Gabon pendant que Sarkozy dépêchait en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France.

Au moment où le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé, au Cameroun, nous sommes le 20 mai - il fait alors cette étrange déclaration « Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible ». Pour ceux qui connaissent Fillon, le fils du Mans, catholique pratiquant, on le voit mal à l’aise avec ces africanités teintées de Francafrique, il ne comprend pas pourquoi l'on ne veut pas rendre la nouvelle officielle.

Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l'Espagne somme la France de prendre ses responsabilités - le premier ministre espagnol le socialiste Zapatero un ancien religieux jésuite demande à son ministre des affaires étrangères sous la pression des médecins qui ne comprennent pas qu'on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps, et qui en plus n'a pas trouvé la mort dans leur établissement - de rendre la nouvelle publique - le Gabon dit n'être pas prêt et pour les problèmes de sécurité intérieure - L'Espagne refuse de reculer - Comme cela se fait toujours quelques journalistes reçoivent des instructions et c’est alors que le journal Le Point lance un ballon d'essai -.

On décide de dépêcher un avion à Libreville en mission commando avec une conseillère de l'Elysée avec pour mission de ramener en Espagne le premier ministre gabonais - ce qui est fait -. Avant la conférence de presse, les témoins, présents affirment que les membres de la famille Bongo l’auraient menacé de mort : « Salaud ! Si tu dis un mot de travers on te pend haut et court ». Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong annonce donc que Bongo est en vie ; pendant ce temps, des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé. Las d’attendre, l'Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais est contraint de confirmer la nouvelle.

par  Jean-Basile  MAKUNDU

13  juin  2009

Rubrique :  News – Gabon

Source : CyrcomNews (Libreville)

 

 

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