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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 01:06


Le conseil politique national (CPN) du MLPC réuni ce 12 juin 2009 à Bangui a pris la décision par vote à bulletins secrets et à l’unanimité des 73 conseillers politiques nationaux venus des seize (16) préfectures de la RCA et des quatre (4) fédérations de Bangui portant radiation définitive d’Ange Félix Patassé du parti MLPC. C’est donc une véritable descente aux enfers politique qui commence pour ce dernier qui, il y a quelques jours à peine, annonçait dans une interview depuis son exil togolais à IWPR qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2010.
 

En décembre dernier où il était revenu au pays pour la première fois depuis le coup d’Etat qui l’avait renversé le 15 mars 2003, prendre part au Dialogue Politique Inclusif, Ange Félix Patassé avait, dans une interview à radio Ndéké Luka, promis qu’il allait revenir dans trois mois tenir le congrès de son parti. Les trois mois sont vite passés sans qu’il ait tenu parole. Non seulement le soi-disant congrès de son parti n’a pas eu lieu mais lui même n’est pas retourné au pays depuis lors. En revanche, sachant bien qu’il était en sursis et sous observation par les organes du MLPC, il a cru devoir signer depuis Lomé en date du 28 mai dernier une décision au nom du MLPC en tant que président de ce parti pour désigner Guy Simplice Kodéguet comme son porte parole. Ce dernier a également fait l’objet de radiation du MLPC.





Pour les dirigeants du MLPC actuellement réunis à Bangui pour entre autre désigner leurs candidats aux prochaines élections, c’est la goutte d’eau de trop qui a fait déborder le vase. Pour l’un des vice-présidents de ce parti, Gabriel Jean-Edouard Koyambounou, Patassé est un multirécidiviste qui ne pense qu’à lui au détriment des intérêts du MLPC. L’ancien premier ministre d’Ange-Félix Patassé a fustigé le comportement de son ancien camarade en ces termes : « Vous savez, dans un arrêt du 19 décembre 2008, la Cour d’Appel de Bangui a formellement interdit à Patassé et ses partisans de faire usage du nom et du logo du parti. Mais comme vous avez pu le constater vous-même, pas plus tard qu’il  y a soixante douze heures, le camarade Patassé a cru devoir désigner quelqu’un au titre du parti. On croit rêver ».




Dès lors, les choses se compliquent singulièrement pour Patassé. S’il tient coûte que coûte à être candidat aux prochaines présidentielles, il doit le faire comme candidat indépendant ou au nom d’un autre parti que le MLPC qu’il se doit aussi de créer d’ici là, sauf à tomber sous le coup de la justice s’il s’entête à user du nom et du logo du MLPC. En décembre dernier, le retour au bercail de Patassé n’a pas déclenché les soulèvements populaires qu’il escomptait. Aussitôt descendu de l’avion gabonais qui l’avait ramené du Togo, un hélicoptère l’avait exfiltré au grand dam de ses quelques partisans pour le mettre en quarantaine à Boali (90 km de la capitale). C’est suite à ses multiples protestations portées à la connaissance du président Omar Bongo que celui-ci a insisté pour qu’on lui trouve une résidence dans la capitale. Aussi bien pour Bozizé que pour Patassé, Omar Bongo leur haut médiateur, leur pourvoyeur d’argent  n’est plus.  De sombres nuages se forment visiblement au-dessus de leurs têtes et pointent à leur horizon. Qu’annoncent-ils ? Les prochains jours nous le diront.

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Centrafrique-Presse.com - dans Politique