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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 22:48



 

Niamey, AFP 12/06/2009 | Mise à jour : 21:17  - Le président nigérien Mamadou Tandja, qui souhaite se maintenir au pouvoir à la fin de son second mandat fin 2009, a essuyé un revers cinglant aujourd'hui après la décision de la Cour constitutionnelle d'annuler son projet de référendum.

La Cour constitutionnelle du Niger a annulé vendredi le décret présidentiel qui convoquait le corps électoral le 4 août pour un référendum sur une nouvelle Constitution qui aurait permis au président de postuler à un troisième mandat.

Une requête déposée par des partis d'opposition et des ONG a été déclarée recevable. La Cour "...annule le décret du 5 juin 2009 portant convocation du corps électoral pour le référendum sur la constitution de la 6e république".

Cette décision, lu à la presse par le député Sanoussi Jackou, sonne comme un camouflet personnel pour le président.

Les arrêts de la plus haute juridiction nigérienne sont contraignants et s'imposent au chef de de l'Etat et sont sans appel.

Le 5 juin, le conseil des ministres avait fixé au 4 août la tenue du référendum sur une nouvelle Constitution, souhaité par le président Mamadou Tandja pour pouvoir rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat actuel.

Au terme de son deuxième quinquennat successif, qui s'achève le 22 décembre, Tandja, 71 ans, doit en effet céder le pouvoir selon la Constitution actuelle.

 

La Cour constitutionnelle du Niger annule le décret de Tandja sur le référendum

APA-Niamey (Niger) 2009-06-12 19:10:53 - La Cour constitutionnelle du Niger a annulé vendredi le décret portant sur le référendum convoqué par Mamadou Tandja pour le 4 Août en vue de se maintenir au pouvoir.

La tenue du référendum était vivement critiquée par l’opposition et la société civile nigérienne. Le FDD avait déposé lundi un recours pour « excès de pouvoir » à l’encontre du chef de l’Etat, auprès de la Cour constitutionnelle, laquelle disposait de cinq jours pour donner sa décision, qui s’impose à tous, sans possibilité de recours.

La campagne référendaire sur le projet de Constitution devrait se dérouler du 13 juillet au 2 août prochain et pour le vote, le corps électoral était appelé à se prononcer par « oui ou par non à la question :

Approuvez-vous le projet de Constitution soumis à votre sanction ? ».

La nouvelle constitution, si elle était appliquée, permettra de rester au pouvoir au terme de son deuxième et dernier quinquennat en décembre prochain.

La Cour constitutionnelle avait émis, le 25 mai, un avis défavorable au projet de referendum suite à sa saisine par un groupe de 23 députés. Le lendemain, le Président Tandja avait signé un décret portant dissolution de l’Assemblée nationale où son camp détient une majorité de 88 membres sur les 113 députés.

Au plan international, Washington a fait part de son « inquiétude » alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) multiplie les offensives diplomatiques en direction de Niamey pour dissuader le dirigeant Nigérien quant à son projet.

Élu en 1999 puis réélu en 2004 sous la bannière du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), le Président Tandja (71 ans) ne pourra plus se présenter aux élections présidentielles, selon les dispositions de la constitution du Niger. Son deuxième et dernier mandat expire en décembre prochain.

Le FDD avait programmé d'organiser dimanche une manifestation pour protester contre l'organisation du référendum, rappelle-t-on.

 

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